Last Flag Flying - Image une fiche film

Fiche film : Last Flag Flying

Last Flag Flying est tiré du roman du même nom de Darryl Ponicsan. À sa lecture, Richard Linklater a tout de suite imaginé le porter à l’écran. L’œuvre dressait le parallèle entre la guerre du Vietnam et le conflit irakien dans lequel était embourbée l’Amérique.

Richard Linklater souhaitait adapter le roman de Darryl Ponicsan dès 2006 et situer l’action en 2005 mais cette première version n’a pas vu le jour. Selon le réalisateur, il était trop tôt pour évoquer une guerre qui se déroulait sous ses yeux. Mieux valait prendre un peu de recul sur les événements. Finalement, en 2015, Linklater se penche à nouveau sur le projet et déplace l’action en décembre 2003, au moment de la capture de Saddam Hussein.

Darryl Ponicsan, auteur du roman Last Flag Flying, a aussi écrit The Last Detail, adapté au cinéma en 1973 sous le même titre (La Dernière Corvée en VF). Ce film de Hal Ashby, porte-étendard du Nouvel Hollywood, suit Jack Nicholson, Otis Young et Randy Quaid dans les rôles de sous-officiers de la marine qui décident d’offrir une virée inoubliable au jeune détenu qu’ils escortent en prison.

Si le roman Last Flag Flying a été imaginé par son auteur comme une suite de The Last Detail, son adaptation cinématographique prend ses distances avec le long métrage d’Ashby.

Last Flag Flying (2017)

Réalisateur : Richard Linklater
Acteurs :  Bryan Cranston, Laurence Fishburne, Steve Carell
Durée : 2h04
Distributeur : Metropolitan FilmExport
Sortie en salles : 17 janvier 2018

Résumé : En 2003, Larry « Doc » Sheperd, un ancien médecin de la Navy, retrouve Sal Nealon, un gérant de bar et le révérend Richard Mueller. Tous les trois ont combattu ensemble au Vietnam mais ils ne s’étaient pas revus depuis trente ans. Larry est venu leur demander de l’accompagner aux funérailles de son fils, mort au combat en Irak et dont le corps vient d’être rapatrié aux États-Unis. Sur la route, l’émotion se mêle aux fous-rires car les trois hommes voient leurs souvenirs remonter et ils retrouvent leur camaraderie…

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  • Avis express : Sur la thématique du retour au pays les deux pieds en avant ou en héros ou en mode stress post-traumatique ou les trois en même temps (oui c’est possible), le cinéma américain a une belle tradition généreuse derrière elle pour le meilleur ou pour le pire. Alors que l’année dernière, la grande majorité de la critique s’était gargarisée sur Un jour dans la vie de Billy Lynn de Ang Lee, celle-ci fait plus la fine bouche sur le film de Richard Linklater alors que dans les deux cas le public regarde passer le train.
    C’est d’autant plus dommage ici que Last Flag Flying est un road movie ferroviaire (on se raccroche aux branches de la transition comme on peut) qui emmène le corps d’un jeune soldat tombé sur le sol irakien vers sa dernière demeure. Il est accompagné par trois vétérans du Vietnam dont l’un est accessoirement son père. Il est joué par un Steve Carell quasi mutique qui continue ainsi après Foxcatcher à explorer une facette plus dramatique de sa personnalité d’acteur. À ses côtés, il retrouve deux compagnons d’arme perdus de vue depuis plus de trente ans qu’il est allé chercher un par un dans leur vie respective. D’un côté Larry Fishburne en révérend qui s’est fait fort d’oublier cette première vie et de l’autre Bryan « Walt » Cranston en célibataire patron de bar alcoolique.
    On pourrait ainsi penser que Last Flag Flying est un film reposant uniquement sur son trio d’acteurs et son histoire. En fait Linklater joue aussi beaucoup sur une photo assez métallique et sombre  (à la différence de son précédent film Everybody Wants Some !! totalement solaire) ainsi que sur une mise en scène toute en maîtrise. On est bien entendu très loin des fulgurances de Hal Ashby qui avait en 1973 réalisé The Last Detail censé être le premier chapitre des aventures de ces trois compères. Mais c’était l’époque du Nouvel Hollywood et même si les désillusions étaient déjà là, tout ce petit monde était jeune et plein d’allant. Aujourd’hui, il ne reste plus rien. Même plus la nostalgie. Juste peut-être un dernier round de déconne et un recueillement le plus digne possible au-dessus du corps encore brûlant d’une Amérique putride. 3,5/5 – SG
  • Box-office : 602 entrées sur 34 copies pour la première journée d’exploitation et 6 111 entrées après une semaine d’exploitation (soit une moyenne de 180 spectateurs par copie). Encore un film sacrifié sur l’autel prestigieux du marketing à la sauce Metropolitan.
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