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Fiche film : Wonder Wheel

Woody Allen a décidé de situer l’action de son 47ème long-métrage autour de la grande roue de Coney Island. Le cinéaste a toujours éprouvé une grande tendresse pour cette péninsule située à l’extrême sud de Brooklyn.

Deux acteurs de la série Soprano se sont glissés dans le casting de Wonder Wheel. Il s’agit de Tony Sirico et Steve Schirripa, qui incarnaient respectivement Paulie et Bobby dans la série culte.

Après Café Society c’est la deuxième fois que Woody Allen tourne avec le chef-opérateur Vittorio Storaro.

Wonder Wheel (2017)

Réalisateur : Woody Allen
Acteurs : Kate Winslet, James Belushi, Justin Timberlake, Juno Temple, Tony Sirico,Max Casella, Steve Schirripa
Durée : 1h41
Distributeur : Mars Films
Sortie en salles : 31 janvier 2018

Résumé : Wonder Wheel croise les trajectoires de quatre personnages, dans l’effervescence du parc d’attraction de Coney Island, dans les années 50 : Ginny, ex-actrice lunatique reconvertie serveuse ; Humpty, opérateur de manège marié à Ginny ; Mickey, séduisant maître-nageur aspirant à devenir dramaturge ; et Carolina, fille de Humpty longtemps disparue de la circulation qui se réfugie chez son père pour fuir les gangsters à ses trousses.

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  • Avis express : Peut-on être déçu par le nouveau film de Woody Allen ? Assurément oui. En ce sens qu’avec Wonder Wheel on n’apprend rien de nouveau sur son immense talent alors que par ailleurs la prise de risque semble infinitésimale. Le cadre d’abord. Si Coney Island est magnifié par la superbe photo de Vittorio Storaro, il s’agit là quand même d’une des incursions topographiques les plus récurrentes dans son cinéma. Non que cela gêne plus que ça mais disons que la zone de confort n’est plus très loin. Le ton ensuite qui plonge du côté du portrait de femme que Woody Allen maîtrise à la perfection. Sa dernière très belle réussite en date dans le domaine n’étant autre que Blue Jasmine où Cate Blanchett proposait un personnage bien plus immersif et complexe que celui dépeint ici par Kate Winslet.
    Non que sa prestation soit à remettre en cause. Elle est et reste cette sublime actrice à la palette de jeu chromatique infinie. C’est plutôt la caractérisation voulue par Woody scénariste qui pose un souci. En ce sens (oui bis repetita) que l’on n’y décèle rien de neuf. On a même plutôt la fâcheuse impression que le bonhomme nous pond ici un personnage fait uniquement d’un assemblage de traits de caractère déjà vus au sein de sa filmo. Avec pour résultat un arc sensitif à l’attention du spectateur oscillant entre attraction / répulsion pouvant donner le sentiment que l’on assiste à l’évolution d’une personnalité complexe. Il n’en est rien et c’est tout juste si évolution il y a bien tant elle est attendue et déjà identifiée comme telle. On est bien loin d’une Diane Keaton dans, au hasard, Annie Hall où d’ailleurs l’on rappelle que le personnage joué par Allen avait grandi à proximité du parc d’attraction de Coney Island.
    Reste, comme toujours chez le cinéaste new-yorkais, les seconds couteaux qui tiennent leur rang à commencer par un James Belushi étonnant en mari trompé ou un Justin Timberlake plutôt à son aise en Woody Allen jeune (ou plutôt son double fantasmé). On sera plus mesuré quant à la « trouvaille » Juno Temple censée incarner dans l’univers allénien le sempiternel élément déclencheur du récit. Le problème c’est qu’elle est plutôt fadasse. Erreur de casting ou volonté assumée ? Le fait est que Woody Allen la range très rapidement au rayon des meubles accessoires du décor sans que pour autant on ne lui en veuille véritablement.
    Wonder Wheel est donc un essai mineur au sein de la filmo du maître. Il se veut un croisement entre une énième tentative bergmanienne, ce qui n’est jamais de très bon augure car impliquant une dépression plus prégnante que d’habitude, et cette volonté artificielle depuis Vicky Cristina Barcelona à verser outrageusement dans la belle image et donc à privilégier la forme sur le fond. On espère juste maintenant que A Rainy Day in New York, son prochain film, pourra se mater en salles. Car après une petite baisse de régime, Woody Allen enchaîne bien souvent sur quelque chose de bougrement plus réjouissant. 2,5/5 – SG

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