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Fiche film : Le 15h17 pour Paris

Après American Sniper, dans lequel le soldat tireur d’élite Chris Kyle se démenait en Irak au péril de sa vie… et de sa vie de famille, puis Sully où Tom Hanks incarnait Chesley Sullenberger réussissant à sauver tous les passagers de son avion aux réacteurs endommagés par des  oiseaux migrateurs, Clint Eastwood remet le couvert avec d’autres gloires du quotidien issues des États-Unis avec Le 15h17 pour Paris.

Le 15h17 pour Paris est l’adaptation du livre écrit par Anthony Sadler, Alek Skarlatos, Spencer Stone et l’auteur Jeffrey E. Stern.

Spencer Stone, Alek Skarlatos et Anthony Sadler, les héros du Thalys, jouent leurs propres rôles dans Le 15h17 pour Paris. De l’enfance à la vie adulte, Clint Eastwood nous décrit les personnalités des trois touristes américains qui ont effectivement réussi à mettre le terroriste hors d’état de nuire le 21 août 2015. Ils ont été décorés tous les trois de la Légion d’Honneur par le Président de la République François Hollande.

Le 15h17 pour Paris (The 15:17 to Paris – 2017)

Réalisateur : Clint Eastwood
Acteurs : Anthony Sadler, Alek Skarlatos, Spencer Stone
Durée : 1h34
Distributeur : Warner Bros. France
Sortie en salles : 7 février 2018

Résumé : Dans la soirée du 21 août 2015, le monde, sidéré, apprend qu’un attentat a été déjoué à bord du Thalys 9364 à destination de Paris. Une attaque évitée de justesse grâce à trois Américains qui voyageaient en Europe. Le film s’attache à leur parcours et revient sur la série d’événements improbables qui les ont amenés à se retrouver à bord de ce train. Tout au long de cette terrible épreuve, leur amitié est restée inébranlable. Une amitié d’une force inouïe qui leur a permis de sauver la vie des 500 passagers…

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  • Avis express : Avec son 15h17 pour Paris (qui eut cru qu’un jour un film en provenance des States aurait mis en exergue les fabuleux horaires de notre chère SNCF ?), Eastwood poursuit (à son insu à ce qu’il affirme) l’exploration de cet héroïsme ordinaire perpétré par des ressortissants de son pays initiée avec American Sniper et Sully. On ne sait si Le 15h17 pour Paris clôture une forme de trilogie mais on se dit quand même que ce serait bien que cela se termine tant la veine semble se  tarir de film en film. Car, autant avec les personnages devenus iconiques outre-Atlantique que sont Chris Kyle le tireur d’élite, et Chesley « Sully » Sullenberger, Eastwood se donnait la possibilité d’observer et de juger une société plus que jamais avide de nouveaux héros à même de pérenniser l’histoire d’un pays fondée en grande partie sur ce « trait de caractère », autant ici la démonstration tourne très vite à vide.
    En cause d’abord une mise en scène pantouflarde qui s’évertue à remaker le déjà mou du genou To Rome With Love d’un certain Woody Allen pour son versant « je visite l’Europe en embarquant avec moi tous les clichés à l’américaine » mais aussi la plupart des films de guerre hollywoodiens qui se font une priorité de présenter le pedigree des soldats. C’est histoire de provoquer de l’empathie à leur égard. Sauf qu’en lieux et place d’un ou plusieurs champs de bataille où beaucoup pourront tomber comme des mouches, on se retrouve dans le Thalys un après-midi d’été à siroter une bien trop petite canette de coca.
    Attention toutefois, ne nous faites pas dire ou penser que l’acte de bravoure commis par ces trois potes (plus quelques autres passagers à peine esquissés) ne fut rien d’autre qu’un pshiit entendu à l’ouverture de ladite canette. Nope. Ce qu’ils ont fait reste et demeurera comme quelque chose à nul autre pareil et à tout le moins sortant du cadre même de l’extra ordinaire… Ces bonshommes ont en effet sauvé la vie d’un nombre incalculable de passagers et évité une tragédie dantesque. Le problème c’est que jamais Eastwood ne rend justice à la chose et encore moins à ses  trois acteurs principaux. Et ce n’est pas en leur faisant interpréter leur propre rôle ou encore en appliquant une reconstitution plus que minutieuse des événements, que le cinéaste s’y emploie.
    C’est même tout le contraire qui se produit avec en point d’orgue cette séquence finale de remise de la légion d’honneur en un montage alternant des images d’actualité et un Patrick Braoudé que l’on ne voit que de dos enfilant une deuxième fois dans sa carrière d’acteur l’habit hollandien. Le 15h17 pour Paris est juste indigne du talent du cinéaste Eastwood. Mais peut-être est-il le reflet exact de l’homme qui veut absolument tout ramener à l’exercice de son art selon des méthodes et préceptes certes éprouvés mais qui mériteraient une mise à jour. En est-il encore seulement capable ? 1,5/5SG
  • Box-office : 204 845 entrées sur 411 copies en une semaine, soit juste un petit peu plus que les 160 462 entrées générées en son temps par American Sniper… mais sur la seule journée du mercredi de sa sortie et sur le même nombre de copies. Il n’est même pas certain que le film fasse mieux que les 505 048 entrées qu’avaient su capitaliser Sully sur sa première semaine d’exploitation.

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