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Fiche film : The Disaster Artist

The Disaster Artist raconte les coulisses de la production de The Room, considéré comme l’un des plus mauvais films de tous les temps. Le long métrage doit son statut de nanar culte autant au jeu approximatif des acteurs, à l’absence totale de cohésion scénaristique ou encore à la direction artistique plus que douteuse qu’à ses conditions de production chaotiques.

The Room est le fruit du travail d’un seul homme : Tommy Wiseau. Réalisateur, scénariste et producteur du film, il a financé de sa poche (soit la modique somme de 6 millions de dollars) le tournage ainsi que l’exploitation et la publicité du film à sa sortie. L’homme, qui se garde bien de lever le voile sur ses origines et son parcours, est pour le moins excentrique et imprévisible. Il a par exemple viré plusieurs membres de l’équipe technique au cours du tournage (qui ne respectaient pas sa vision selon lui) et a fait le choix saugrenu de tourner son film simultanément en numérique et sur pellicule.

The Room est devenu au fil des années un objet de culte pour certains cinéphiles amateurs de nanars grâce notamment aux séances de minuit interactives lors desquelles, à l’instar de The Rocky Horror Picture Show, le spectacle se joue aussi bien sur l’écran que dans la salle.

The Disaster Artist s’appuie sur le livre éponyme de Tom Bissell et Greg Sestero paru en 2013. Ce dernier est non seulement le meilleur ami de Tommy Wiseau mais également l’un des acteurs principaux de The Room, dans lequel il incarne Mark, le meilleur ami de Johnny, incarné par Wiseau. Témoin privilégié du tournage chaotique de The Room, Sestero dévoile dans son ouvrage les coulisses de la production en même temps que sa rencontre et son amitié singulière avec Wiseau.

The Disaster Artist (2017)

Réalisateur(s) : James Franco
Acteurs : James Franco, Dave Franco, Seth Rogen, Alison Brie, Zac Efron, Josh Hutcherson
Durée : 1h44
Distributeur : Warner Bros. France
Sortie en salles : 7 mars 2018

Résumé : En 2003, Tommy Wiseau, artiste passionné mais totalement étranger au milieu du cinéma, entreprend de réaliser un film. Sans savoir vraiment comment s’y prendre, il se lance… et signe The Room, le plus grand nanar de tous les temps. Comme quoi, il n’y a pas qu’une seule méthode pour devenir une légende !

Articles / Liens :

  • Avis express : The Disaster Artist est ce que l’on peut appeler prosaïquement un making of grandeur nature racontant le tournage d’un film considéré comme l’un des plus mauvais jamais réalisés sinon le plus nul. The Room que cela s’appelle et nous sommes en 2003. Mais pas que en fait puisque le dernier long réalisé par James Franco détaille aussi tout ce qui a précédé la production en elle-même. À savoir principalement la rencontre fondatrice quelques années plus tôt et la relation épique entre Tommy Wiseau, le réal de The Room, et Greg Sestero devenu depuis son ami mais aussi le co-auteur du livre au titre éponyme que le film de Franco adapte.
    Une fois dit cela, on peut aborder The Disaster Artist à la manière du fan transi qui connaissait et chérissait The Room façon Ed Wood mâtiné d’un Rocky Horror Picture show pour le côté festif de chacune de ses séances devenues cultes. Ou alors, on ne connaissait même pas l’existence de ce film (et franchement, la vie est courte…) et on le visionnera débarrassé de toutes passions parasites. L’un dans l’autre, on risque d’être un tantinet déçu. Pour les uns, ils n’apprendront pas grand chose de plus qu’ils ne savent déjà ou qu’ils ont appris en lisant le bouquin, pour les autres on sera une nouvelle fois surpris par la platitude de la mise en scène signée James Franco. Celle-ci, toujours aussi pesante (on a encore en tête As I Lay Dying découvert lors de son passage cannois en 2013) arrive tout de même à affadir un propos dans l’absolu assez jouissif. Soit la possibilité de lorgner sur une arrière-boutique totalement azimutée avec en second couteau un Seth Rogen juste génial tout en ayant la possibilité de jeter un œil sur un passé hollywoodien à la fois si loin et si proche.
    Pensez donc, le début de notre millénaire où tout ce que nous connaissons aujourd’hui étaient déjà en place. Depuis Netflix qui n’était alors qu’un vidéo club (déjà) virtuel dont le seul but étaient de faciliter l’envoi des galettes DVD de films mainstream par la poste aux mobiles pas encore smartphones en passant par le web pas encore ADSL. C’est d’ailleurs un peu cela The Disaster Artist. Un embryon de film qui n’annonce pas forcément que le meilleur. 2,5/5 – SG
  • Box-office : Sur le mercredi de sa sortie, le film enregistre 2 703 entrées via 13 copies sur Paris et 2 485 entrées sur les 50 copies restantes en province. Qui a dit que The Disaster Artist n’intéresserait que les cinéphiles parisiens ?

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