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Fiche film : Dans la brume

Répandez la bonne parole...

C’est le producteur Nicolas Duval qui a envoyé le script du film au réalisateur Daniel Roby. « On avait le goût de travailler ensemble et il a pensé à moi pour ce projet. J’ai aimé le scénario puis il m’a présenté aux autres producteurs Guillaume Colboc et Guillaume Lemans, qui est aussi scénariste et on a discuté de ce qu’on pourrait faire avec ce film. Ils ont dû aimer ce que j’ai raconté car ils m’ont choisi après cette rencontre. »

Dans la brume (2018)

Réalisateur(s) : Daniel Roby
Acteurs : Romain Duris, Olga Kurylenko, Fantine Harduin
Durée : 1h29
Distributeur : Mars Films
Sortie en salles : 4 avril 2018

Résumé : Dans la brume raconte l’histoire d’un couple bloqué au 5ème étage de leur immeuble haussmannien par une brume létale qui a envahi toute les rues de la capitale. Mais au 3ème est resté leur fille prisonnière d’un caisson hermétique dans lequel elle vit depuis sa naissance à cause d’une maladie génétique.

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  • Avis express : Si on voulait se la jouer petit malin, on dirait que ce n’est pas encore avec ce film que le cinéma dit de genre français sortira du brouillard. Mais on le dit quand même en fait tant ce Dans la brume est un énième enfumage au coût mirobolant avoisinant les 10M d’euros. Mirobolant car on cherche encore la thune à l’écran. Ce qui pour une production se targuant de vouloir aborder de la SF mâtinée d’un peu de post-apo tendance survivalisme mais sans zombies, fait pour le moins tache. Car bon, à part cette brume létale s’extirpant des sous-sols parisiens suite à une secousse apparemment sismique, il n’y a pas de quoi s’exploser la moitié d’une rétine en matière de SFX qui ont quand même coûtés un peu plus d’un dixième du budget total. On se dit alors que comme l’action se déroule pas mal en intérieur, les Studios de Bry-sur-Marne ont dû bien se gaver pour l’édification des décors. Ou pas d’ailleurs. Quant à Romain Duris et Olga Kurylenko, si on peut imaginer qu’ils ne font pas de la figuration financière, leurs émoluments à deux ne doivent pas dépasser l’équivalent d’une semaine de salaire de Neymar. Ce qui laisserait donc au final de la marge pour profiter des Tax Shelter, crédits d’impôt et autres aides du CNC dans le cadre juteux d’une coproduction franco-canadienne menée par Quad, la boîte à qui l’on doit un certain Intouchables aux presque 20M d’entrées.
    Au-delà, on cherche aussi le scénario. Ou plus précisément d’un semblant d’enjeux, de caractérisations des personnages et pourquoi pas  d’une quelconque tension dramatique. Car si la mise en scène du québécois Daniel Roby est aussi ennuyeuse et sans vie que son nappage de fumée pour éradiquer du bobo parisien, que penser en effet du reste entre traitement façon encéphalogramme ultra plat (que la future édition ultra HD ne fera qu’accentuer / Note à l’attention de Stef) et acteurs qui se cognent aux quatre coins de l’écran tels des insectes simplement attirés par la lumière du projo. On ne voudra même pas lister les incohérences, motivations et autres justifications foireuses qui parsèment chacune des séquences. À croire qu’il y avait une compet entre les trois scénaristes. Vite chérie, il faut monter car forcément la brume va se tasser au niveau du 5ème étage. Ah ben tiens je vais aller faire un petit tour sur les toits de Paris « oklm » comme dirait fiston premier. Ah merde ça à l’air de péter vers le Sacré-Cœur. Ah sinon je fais quoi dans la vie déjà ? Et mon ex ? Bon on s’en fout, restons sans aspérités comme ça le spectateur il n’en aura rien à foutre de ma gueule. Tout comme le gars que je viens de croiser dans ma rue, équipé comme moi d’une bombonne à oxygène. Regards croisés et chacun taille sa route. Oklm donc.
    Ah sinon, y aussi des chiens. Enfin surtout un, pas mal belliqueux. Nan parce que tu comprends, une meute de clebs c’est tout de suite 1M d’euros en plus. Va dire cela à Kornél Mundruczó tiens. Y a de quoi chialer un coup façon Murielle Robin qui apprend que sa fille va épouser un noir. Mais il est français français ton film de genre ? Non parce que l’on se disait avec ton père qu’après Revenge, La Nuit a dévoré le monde et Les Garçons sauvages en à peine trois mois, on pouvait peut-être faire une pause non ? Bon d’accord. Mais alors permets-nous de ne pas en rester là et de nous coucher en revoyant, au hasard, Les Derniers jours des frères Pastor. Film ibérique s’il en est au budget faramineux de 5,5M d’euros qui raconte l’impossibilité soudaine de sortir de chez soi ou de son taf sous peine de mort foudroyante. Pas de brume, pas de gaz, pas de fioritures. Juste une histoire avec une moelle osseuse, un peu de grinta et une direction d’acteurs qu’une conception arty des SFX finit par définitivement convaincre. Comme le dit l’affiche, on va continuer à retenir notre souffle. En même temps c’est pas comme si on avait le choix. SG0,5/5 (le demi-point est pour le chiot trop trop mignon. Comprenne qui voudra)
  • Box-office : 15 781 entrées sur 214 copies après une journée d’exploitation. C’est pas ouf, loin de là. Pour comparaison Ghostland de Laugier en salle depuis le 14 mars dernier sur 190 copies chez le même distributeur récoltait 16 134 entrées en 24h. Il en est aujourd’hui à 228 890 spectateurs ce qui est assez loin de l’objectif revendiqué du demi million d’entrées. Précision utile, le film est interdit au moins de 16 ans et il a coûté moins de 5M d’euros…

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