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Fiche film : Ready Player One

Répandez la bonne parole...

Ready Player One est l’adaptation du best-seller écrit par Ernest Cline publié en 2011. Dans l’histoire, bourrée de références à la pop-culture, il est grandement question des œuvres de Steven Spielberg. Ce dernier, par souci d’humilité, a déclaré qu’il préférait retirer toutes mentions de ses films dans son adaptation.

Christopher Nolan, Robert Zemeckis, Matthew Vaughn, Peter Jackson et Edgar Wright ont tous été pressentis pour mettre en scène Ready Player One.

Ready Player One (2018)

Réalisateur(s) : Steven Spielberg
Acteurs : Tye Sheridan, Olivia Cooke, Ben Mendelsohn, Lena Waithe, Simon Pegg, Mark Rylance, T.J. Miller
Durée : 2h20
Distributeur : Warner Bros. France
Sortie en salles : 28 mars 2018

Résumé : 2045. Le monde réel est devenu presque invivable. Il n’y a que lorsqu’il se réfugie dans l’OASIS, univers virtuel où la grande majorité des hommes passent leur temps, que Wade Watts se sent exister. Dans l’OASIS, où tout est possible, on n’est limité que par son propre imaginaire. Ce monde virtuel a été mis au point par le brillant et excentrique James Halliday : l’inventeur milliardaire a légué son immense fortune et le contrôle absolu de l’OASIS à quiconque remportera les trois manches d’une compétition destinée à lui trouver un digne héritier.
Wade décroche la première manche d’une chasse au trésor qui défie les lois de la physique. Dès lors, avec ses amis du High Five, il se retrouve projeté dans un monde parallèle à la fois mystérieux et inquiétant tout en cherchant à sauver l’OASIS.

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  • Avis express : Franchement, on aurait adoré aimer Ready Player One. Tout était en effet réuni pour que l’enfant de la pop culture que nous sommes se retrouve dans ce qui s’annonçait comme le condensé d’une époque et d’un univers qui aura forgé l’identité de toute une génération, celle de Spielberg. Las, voilà un film trop ou pas assez ambitieux (on ne sait pas encore) qui, s’il passe bien en revue tous les codes et artefacts construits et déconstruits depuis le début des années 80, semble aussi ne pas vouloir en analyser la portée tout en se cachant derrière une histoire totalement bateau de quête numérique à l’Easter Egg.
    La déception ne vient donc pas tant de la réalisation et encore moins du travail de malade effectué sur les effets spéciaux qui repoussent avec une folle virtuosité les limites technologiques du moment. Non, ce qui pêche à notre sens est la vacuité du propos doublée d’un manque total d’ambition quant à la représentation d’un futur 3.0. Qu’on se remate le Tron de 1982 pour bien comprendre et réaliser que Ready Player One ne fait absolument pas avancer le schmilblick et qu’au contraire il a même plutôt tendance à se retrancher dans quelque chose d’assez conservateur pour ne pas dire réac. Jusqu’à la personnalisation du gamer type qui de middle class proche de la caricature façon Wargames  repasse à l’état de prolétaire sous-signifiant qu’il était dans Starfighter.
    C’est peu de dire que RPO aura bien du mal à exister dans les prochaines années tant sa conception et son approche du cinéma sont déjà datées. Si on voulait pousser le bouchon, on dirait que voilà un film qui s’inscrit parfaitement dans la mode du retrogaming du moment. Il y a là comme une forme de nostalgie un peu rance et peut-être même dangereuse mais qui là aussi semble s’accorder parfaitement à notre époque où les réseaux sociaux nivellent tout par le bas.
    Pour autant, RPO n’a pas à rougir des prestations délivrées. Il donne en effet la leçon à tout ce qui se fait en matière de grosses prods du moment. Sur plus de deux heures, l’intérêt ne faiblit jamais et, pour l’avoir constaté, plaît à la jeunesse tendance génération Alpha et subséquente. C’est que Spielberg sait toujours autant magnifier son storytelling aussi pauvre soit-il sur le papier. Son sens du cadre et du rythme font le reste permettant à RPO de proposer de jolis moments de grâce et de fougue telle cette course dantesque de bolides tous issus de la culture geek ou encore cette appropriation brillante de l’univers de Shining façon Kubrick.
    Au final, RPO laisse assez circonspect. On ne sait encore s’il fera date ou si on l’aura oublié l’année prochaine. Le fait est qu’après l’enthousiasmant et quasi définitif Pentagon Papers sorti il y a tout juste deux mois, on demeure une fois de plus abasourdi par cette capacité littéralement déstabilisante chez Spielberg à aborder tout et son contraire. Si on n’est pas toujours convaincu, on ne peut que saluer cette approche qui confine au génie de vie. C’est qu’à plus de 70 ans l’homme cherche toujours des challenges alors qu’il pourrait produire et réaliser des suites de E.T. à la pelle sans que personne n’y voie quelque chose à redire. Ready Player One est de fait un film minuscule qui plus est perdu dans l’OASIS mais réalisé par un (bon gros) géant. SG – 2,5/5
  • Avis express n°2 : Si l’on retire de l’affiche (et subséquemment du film) le nom de Spielberg et toutes les références pops / geeks 80s, que reste-t-il de ce Ready Player One ? Un épisode de Fort Boyard avec Mark Rylance dans le rôle du Père Fouras remettant les clés du trésor aux valeureux participants. On exagère à peine tant ce nouveau Spielberg est aussi plaisant à regarder sur la forme que vain sur le fond. Stéphane Argentin – 2,5/5
  • Box-office : 889 788 entrées sur 719 copies. Ready Player One ne sera donc pas le 11ème métrage de Spielberg à intégrer dès sa première semaine d’exploitation le million de spectateurs. Mais le film n’a pas dit son dernier mot et devrait certainement aller flirter avec le million et demi d’entrées dès la semaine prochaine bien aidé il est vrai par l’arrivée des vacances scolaires de printemps. Edit 9/04 : 1 269 090 entrées en 10 jours. Les 1 313 003 entrées de Pentagon Papers sorti le 24 janvier dernier sont donc déjà en ligne de mire.

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