How to talk to girls at parties - Image une fiche film

Fiche film : How To Talk To Girls At Parties

How To Talk To Girls At Parties est une adaptation du roman graphique de Neil Gaiman, auteur très courtisé par le cinéma et les séries. Plusieurs de ses œuvres ont en effet été portées à l’écran : CoralineStardust, le mystère de l’étoile ou encore la série American Gods.

C’est Howard Gertler, le producteur associé de John Cameron Mitchell, qui a découvert l’œuvre de Neil Gaiman. Il a immédiatement été séduit par l’histoire et a rencontré l’auteur britannique qui lui a donné sa bénédiction pour l’adapter au cinéma. Il a ensuite soumis le projet au réalisateur de Shortbus.

John Cameron Mitchell a tenu à représenter le naturalisme brut britannique et le côté fantastique débridé de la nouvelle. L’équipe n’ayant pas les moyens de tourner en 16 mm, le chef-opérateur Frank DeMarco a cadré avec un effet de vignettage et a utilisé des objectifs pour créer un aspect années 70 plus doux pour le Londres de l’époque punk. À l’inverse, la soirée des extraterrestres a été filmée en haute résolution sans grain afin de donner un éclat d’un autre monde.

Le film a été présenté Hors Compétition au festival de Cannes 2017.

How To Talk To Girls At Parties (2017)

Réalisateur(s) : John Cameron Mitchell
Acteurs :  Elle Fanning, Alex Sharp, Nicole Kidman, Ruth Wilson
Durée : 1h42
Distributeur : ARP Sélection
Sortie en salles : 20 juin 2018

Résumé : 1977 : trois jeunes anglais croisent dans une soirée des créatures aussi sublimes qu’étranges.
En pleine émergence punk, ils découvriront l’amour, cette planète inconnue et tenteront de résoudre ce mystère : comment parler aux filles en soirée…

Articles / Liens :

  • Avis express : On avait un peu perdu de vu John Cameron Mitchell depuis son éprouvant Rabbit Hole. L’histoire d’un deuil. Celle d’une mère ayant perdu son fils jouée par une Nicole Kidman qui n’a jamais été aussi touchante et juste qu’ici. Oublié les envolées lyriques, foutraques et punks de Hedwig and the Angry Inch, son premier long derrière la caméra. Remisé par devers soi les gourmandises un peu indigestes de Shortbus. Place à une forme d’épure radicale façon Bergman où affleure au détour de chaque plan l’émotion et une psychologie des personnages d’une rare finesse. C’était en 2010.
    Depuis, le cinéaste a réalisé des pubs pour la marque Dior, des clips et des épisodes de séries tout en faisant l’acteur au sein de quelques autres. Bref, le bonhomme n’a pas chômé mais on se languissait d’un nouveau long. Et on peut dire qu’avec How To Talk To Girls At Parties, l’attente est amplement récompensée. C’est que derrière cette histoire de rencontre passionnelle entre un ado découvrant le mouvement punk et une extraterrestre dans l’Angleterre des seventies, on retrouve le Cameron Mitchell des débuts. Celui qui repoussait inlassablement les frontières des possibles visuels tout en s’attardant bien dorénavant à mettre tout cela au service de sa mise en scène et de son histoire. Et non l’inverse.
    How To Talk To Girls At Parties en devient très vite passionnant et surtout couillu car il semble très vite n’obéir qu’à sa propre logique qui disparaît d’ailleurs elle aussi très rapidement. Pour autant, How To Talk To Girls At Parties n’a rien du film concept qui ne plaira qu’aux plus exigeants du bulbe. Au contraire, sous son vernis qui pourrait faire passer la mariée pour une racoleuse tant l’image peut-être chargée en maquillage et autres décors pour le moins psychédéliques, le nouveau Cameron Mitchell est aérien et formidablement glamour. Et ce n’est pas la toute fin entre poésie naturaliste et clin-d’œil névrotique qui changera notre perception d’un ensemble pas loin du sans faute. SG4/5
  • Box-office : 26 514 entrées sur 66 copies en 8 semaines d’exploitation. Autant dire que pour ARP, son distributeur, on est ici dans la sortie de route qui fait très mal. Mais en même temps quelle idée aussi de le sortir un an après son passage à Cannes. Du coup, c’est le plus mauvais résultat chez nous pour un film signé John Cameron Mitchell puisque même Hedwig and the Angry Inch avait vendu en son temps 36 769 tickets (sur 39 copies). Et quand on sait de surcroît que Rabbit Hole avait réuni 67 920  spectateurs de son côté sur 91 copies, on se dit que les 123 644 entrées de Shortbus ne sont pas prêts d’être dépassés. 

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