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Fiche film : Glass

Le premier volet, Split, a rapporté plus de 278 millions de dollars au box office mondial pour un budget de 9 millions. En France, le film a réuni 1 782 431 spectateurs. Glass est la troisième collaboration entre M. Night Shyamalan et le producteur à succès Jason Blum après The Visit (100 millions au box office pour un budget de 5 et 382 491 entrées France) et Split. Cette fois, avec 20 millions de dollars, le réalisateur a bénéficié d’un plus gros budget.

Au départ, c’est Joaquin Phoenix qui devait interpréter le rôle de Kevin dans Split et tourner pour la troisième fois sous la direction de M. Night Shyamalan, après Signes et Le Village. Malheureusement, les discussions avec le comédien n’ont jamais abouti et c’est finalement James McAvoy qui a hérité du personnage.

Glass (2019)

Réalisateur(s) : M. Night Shyamalan
Acteurs : James McAvoy, Bruce Willis, Samuel L. Jackson, Sarah Paulson, Anya Taylor-Joy, Spencer Treat Clark
Durée : 2h09
Distributeur : The Walt Disney Company France
Sortie en salles : 16 janvier 2019

Résumé : Peu de temps après les événements relatés dans Split, David Dunn – l’homme incassable – poursuit sa traque de La Bête, surnom donné à Kevin Crumb depuis qu’on le sait capable d’endosser 23 personnalités différentes. De son côté, le mystérieux homme souffrant du syndrome des os de verre Elijah Price suscite à nouveau l’intérêt des forces de l’ordre en affirmant détenir des informations capitales sur les deux hommes…

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  • Avis express : Le rebond observé avec The Visit semble donc avoir accouché d’une deuxième vie cinématographique à fuir coûte que coûte. C’est que si l’on voulait bien encore laisser le bénéfice du doute à la découverte de Split, vaste enfumage d’une rare vacuité d’où surnageait la révélation Anya Taylor-Joy, là on ne voit vraiment pas ce que l’on pourrait sauver sinon que le twist dans tout cela c’est que le cinéma de M. Night Shyamalan n’a jamais eu plus de chair que le fantôme de Bruce Willis dans Sixième sens.
    Bien entendu, chaque nouveau film post Incassable nous emmenait vers cette évidence mais que l’on a toujours voulu combattre. Certes, beaucoup avait décelé la supercherie dès Sixième sens (on avoue bien volontiers n’avoir jamais vu ses deux premiers longs), film que nous avions peu goûté à l’époque mais dont on ne pouvait ignorer la puissance de séduction immédiate. Et puis il y a donc eu Incassable que l’on se refuse de revoir dorénavant tant on a peur de briser en quelque sorte une idole de feu notre jeunesse. Comme si l’éventuelle déception de la revoyure pouvait provoquer une première mort. Non celles des illusions perdues depuis longtemps d’ailleurs mais celle plus physique pour ne pas dire métaphysique.
    C’est dire combien Glass a bouleversé certaines de nos certitudes de cinoche, bouleversé la croyance qu’une filmographie mainte fois défendue ne pouvait que se réévaluer par le haut et a certainement enterré nos dernières volontés de faire renaître Shyamalan de ses cendres tel un phénix qu’il n’aura finalement jamais été. Mais ce qui finit de nous achever c’est de constater à quel point Glass est d’une vanité folle entre relecture sociétale par le prisme marvellien forcément binaire et la déconnexion affolante d’un homme devant un monde dont il ne comprend absolument plus aucun des enjeux. Non que l’auteur de ces lignes ait la prétention d’en saisir tout ou partie mais il suffit de découvrir la séquence conclusive du film pour être abasourdi par tant de naïveté doublée d’une réflexion totalement anachronique que les moins cyniques d’entre nous qualifieront in fine de pathétique.
    Si certains pourront encore y voir une forme de générosité et d’enthousiasme sans autres arrières-pensées que de satisfaire un auditoire autrefois acquis à sa cause, on se posera quand même la question de la place d’un film comme Glass à l’ère du tout Marvel quand Incassable semblait indiquer une autre voie que l’on pense encore déviante, particulièrement retorse et profondément moderne. Glass aurait pu faire encore entendre cette musique qui sibylline et lancinante aurait pu devenir signifiante et fracassante. Mais encore une fois Shyamalan n’est plus que ce gourou en carton dont on peut trouver la pub mal torchée et photocopiée au sein de sa boîte aux lettres un soir de pluie sans éclairs. Les masques sont tombés et il ne nous reste plus que DC / Marvel pour pleurer. SG 0,5/5
  • Box office : Split que distribuait Universal, avait engrangé 1 782 431 entrées sur 315 copies renouant ainsi avec un passé glorieux qui jusqu’au Village avait toujours permis à M. Night Shyamalan de dépasser les 2M de spectateurs en France. Il est évident que Disney France (Universal aux States selon un partage du gâteau entériné avant même la fin du tournage de Split puisque les personnages d’Incassable appartiennent à Disney / Buena Vista) va vouloir au minimum réitérer ces chiffres avec en plus la pression d’être les premiers au monde à sortir le film.

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