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Fiche film – Sang froid

Sang froid est le remake du polar norvégien Refroidis par le même réalisateur, Hans Petter Moland. L’idée de confier à Moland lui-même le remake de son propre long métrage est venue du producteur Michael Shamberg, qui a produit plusieurs films de gangsters incontournables comme Pulp FictionHors d’atteinte ou encore Get Shorty.

Refroidis a suscité des comparaisons avec les classiques des frères Coen – Fargo en particulier –, lorsqu’il est sorti. Stellan Skarsgård y jouait le rôle principal (celui qu’a donc repris Liam Neeson) et les critiques furent élogieuses.

Sang froid (Cold Pursuit – 2019)

Réalisateur(s) : Hans Petter Moland
Acteurs : Liam Neeson, Tom Bateman, Tom Jackson, Laura Dern, John Doman, Domenick Lombardozzi
Durée : 1h59
Distributeur : StudioCanal
Sortie en salles : 27 février 2019

Résumé : Bienvenue à Kehoe, luxueuse station de ski du Colorado. La police locale n’y est pas franchement très sollicitée jusqu’au jour où le fils d’un conducteur de chasse-neige, Nels Coxman, est assassiné sur ordre de Viking, un baron de la drogue. Armé d’une rage implacable et d’une artillerie lourde, Nels entreprend de démanteler le cartel de Viking. Sa quête de justice va rapidement se transformer en une vengeance sans pitié. Alors que les associés de Viking « disparaissent » les uns après les autres, Nels passe d’un citoyen modèle à un justicier au sang-froid, qui ne laisse rien – ni personne – se mettre en travers de son chemin.

Articles / Liens :

  • Avis express : Surtout ne pas se fier à l’accroche choisie par le distributeur pour positionner le film. Ou alors il faut le prendre au watmille degrés. Ce qui est possible. On précise, on parle de cette phrase : « De loin le meilleur film où Liam Neeson tue tout le monde. » Elle est apparemment tirée du site US Indiewire vers qui, si on avait bien fait notre boulot, on serait allé demander quelques précisions du genre, c’est pour déconner donc ou c’est à prendre au sens premier de l’analogie. En l’état, on va se dire que chez StudioCanal, on a voulu décliner sur l’affiche le côté humour lèvres gercés qui infuse un film remplissant au demeurant parfaitement son office. Celui de proposer un « actionner » pas trop badass qui lorgnerait à loisir du côté de Fargo (la série) pour le côté légèrement azimuté de certaines séquences. Sans parler du froid et de la neige il va sans dire.
    Oui parce qu’il faut savoir que Liam est devenu citoyen de l’année de sa petite bourgade perchée dans les montagnes parce qu’il assure depuis toujours le dégagement de la route avec ses chasses-neige. Tout un programme vous en conviendrez. Et puis y a son fils qui se fait dézinguer par un dealer local à la solde d’un caïd qui opère depuis la grande ville tout en bas dans la plaine. Et là forcément Liam il voit rouge et va à lui tout seul démanteler un énorme réseau et provoquer au passage une guerre de clans impliquant les indiens du coin (pour faire politiquement correct, il faut dire Native Americans / Amérindiens). On y croit à mort (ben oui c’est Liam Neeson quand même) et on se marre comme des cons sur son siège. Mais on précisera que l’on ne rigole pas contre le film mais bien avec lui.
    C’est qu’aux manettes on trouve un certain Hans Petter Moland, norvégien de son état, qui nous pond en fait ici le remake de son propre film. Kraftidioten que cela s’appelait (Refroidis en français) et une sortie dans nos salles en septembre 2014 pour 6 830 spectateurs. Autant dire que personne ne s’en souvient si ce n’est donc les quelques privilégiés qui constateront que Sang froid est un remake quasiment plan par plan. Quel intérêt me direz-vous alors ? Et bien disons que Liam Neeson est plus bankable et sera plus susceptible d’attiser la curiosité du plus grand nombre que le couple Stellan Skarsgård et le regretté Bruno Ganz (encore que).
    Refroidis puisait en tout cas allègrement dans le film des frères Coen (et pas la série donc dont la première saison venait à peine d’être diffusée) et régalait déjà pas mal. Sang froid a su gommer quelques scories pour devenir plus huilé et plus machine infernale mais toujours avec un humour noir pour le moins glacé frappadingue. Bien entendu, il ne s’agit pas du film de l’année, loin de là, mais d’une excellente proposition de cinéma du dimanche soir qui ne dépareillerait pas au sein d’un rayonnage de vidéo-club fantasmé entre Un plan simple et Rasta Rockett (toujours pour la neige oui). SG 3/5
  • Box office : 153 749 entrées sur 300 copies au sortir du premier weekend d’exploitation. StudioCanal avait déjà distribué The Passenger, le précédent Liam Neeson, pour un résultat bien plus éloquent puisque le film de Jaume Collet-Serra récoltait déjà 233 018 entrées (sur 389 copies) 5 jours après sa sortie le 24 janvier 2018 pour terminer sa course à 628 795 spectateurs. C’est là que l’on se dit que le positionnement marketing mi-figue mi-raisin (pour rester poli) s’est un peu perdu dans la poudreuse pour un hors-piste forcément hasardeux.

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