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Fiche film : Teen Spirit

Teen Spirit marque la première expérience de réalisation pour le comédien Max Minghella (fils d’Anthony Minghella), connu notamment pour ses rôles dans The Social Network de David Fincher et dans la série The Handmaid’s Tale.

La comédienne Elle Fanning interprète elle-même plusieurs chansons présentes dans la BO de Teen Spirit, reprenant de nombreux titres connus.

Aux côtés d’Elle Fanning, on retrouve Zlatko Buric (Vlad l’impresario), un acteur croate à la gueule reconnaissable entre toute révélé par Nicolas Winding Refn dans sa trilogie Pusher où il y incarnait Milo, un gangster implacable et violent.

Teen Spirit (2018)

Réalisateur(s) : Max Minghella
Acteurs : Elle Fanning, Zlatko Buric, Rebecca Hall, Elizabeth Berrington
Durée : 1h34
Distributeur : Metropolitan FilmExport
Sortie en salles : 26 juin 2019

Résumé : Violet, une adolescente passionnée par le chant, rêve de quitter sa petite ville et de devenir pop star.
Affublée d’un mentor improbable, elle participe aux auditions de Teen Spirit, un télé crochet musical national, une expérience qui mettra à l’épreuve son intégrité, son talent et son ambition…

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  • Avis express : Sur le papier Teen Spirit avait tout du produit formaté, pas folichon pour un sou et soluble dans le discours ambiant des « millennials ». Bref pas notre came quoi. Et puis est apparue la bande annonce (visible ci-dessous). Le sourcil broussailleux s’est relevé et même si le sirop de guimauve semblait patent par instant, la rétine a accroché. Il faut croire que l’on a un faible pour les histoires de télé crochet. Et c’est donc sans trop y croire quand même, que l’on s’est engouffré dans une des projos organisées pour la presse, bien décidé à se rassurer. Que non, on n’a aucune prédisposition pour écrire à Closer.
    Et bien il faut croire que si. Mais que la rédaction du plus grand journal people de France se rassure, on ne postulera pas. Quant à Teen Spirit, génuflexion et tout et tout car la bande annonce ne mentait pas. Tout y est. L’ado perdue au fin fond de sa campagne qui rêve de chanter pour l’émission de découvreurs de talents la plus populaire du pays (précisons à toutes fins utiles que l’action se situe en Angleterre), un quotidien forcément pas glop, un papa perdu dans les limbes des souvenirs d’enfance… yep, Teen Spirit enfile les poncifs et les perles du genre. Et comme de bien entendu, l’envie de chanter chevillée au corps, la jeune donzelle se produit chaque week-end dans le pub de son village peuplé de zombies et de soudards jusqu’au jour où une rencontre va changer sa vie. On ne va pas vous faire un dessin car forcément la suite tout le monde la devine pour ne pas dire plus.
    Alors quoi ? Qu’est-ce qui fait que Teen Spirit se démarque au hasard d’un Flashdance pur jus ou d’une bonne émission à la The Voice ?  La mise en scène signée Max Minghella dont c’est ici le premier long ? Alors oui. Un peu. L’acteur qui joue le chauffeur garde du corps et géniteur à ses heures perdues dans la série The Handmaid’s Tale (spoiler, oui on sait mais c’est le risque en venant sur ce site) a donc voulu suivre les traces de son oscarisé de papa Anthony Le Patient anglais Minghella. Et si l’on retrouve quelques uns des tics insupportables de prétention qui dégoulinent de quasiment tous les plans et de tous les films du paternel, on peut dire que le rejeton n’en abuse pas s’en éloignant déjà à bien des égards. La sobriété est ainsi de mise ce qui permet à l’histoire de ne jamais sombrer dans l’attendue. Un premier tour de force en forme d’essai que Minghella fils transforme par sa direction d’acteurs pour le moins empreinte d’intelligence et d’aspérités bienvenues.
    On est ainsi heureux de retrouver Zlatko Buric, la grande trouvaille de Refn dans sa démente trilogie Pusher, en improbable impresario alcoolique foutrement attachant. Mais que dire surtout d’Elle Fanning ? Qu’on croyait la connaître. Et en fait que dalle. Et qu’en attendant de voir ce que va en faire Woody Allen dans Un jour de pluie à New York prévu en cette rentrée 2019, on peut dire qu’elle tient là le rôle phare d’un début de carrière pourtant déjà ultra riche d’où affleurait au hasard une incroyable prestation dans le récent How To Talk To Girls At Parties de John Cameron Mitchell. Si à elle seule, elle porte et transcende le film, elle ne le cannibalise pas pour autant. C’est que sa présence est à la fois incandescente et vaporeusement subtile pour nous laisser littéralement le temps de tomber amoureux de chacun de ses gestes, de sa silhouette, de sa présence, de ses absences et finalement de sa voix alors même qu’elle chante de la soupe pour public décérébré.
    Dernière gageure réussie d’un film fleur bleue bien aidée par sa jeune star qui emporte littéralement le morceau jusqu’à un Minghella qui n’essaye même plus sur la fin de lui résister. La dernière séquence plus qu’attendue en forme de climax n’est d’ailleurs qu’une déclaration d’amour à sa muse. Et nous transi dans notre fauteuil, on assiste au miracle le sourire au lèvre et la larmichette au coin de l’œil. Teen Spirit ou le film en forme de pont générationnel ? Le dernier plan envolé depuis des plombes alors que l’on tente de conclure ce papier, on y croit encore dur comme fer. SG 3,5/5
  • Box office : 26 867 entrées sur 210 copies après 20 jours d’exploitation. À ce niveau de tôle, on n’a même plus de qualificatif. Il faut croire que chez Metro, on est plus à l’aise quand il s’agit de marketer la saga Jonh Wick où le 3ème opus en salle depuis le 22 mai dernier totalise à date 833 653 tickets vendus explosant au passage le cumul des deux premiers (736 689 entrées). Sans oublier les plus de 2M de spectateurs de l’oscarisé Green Book sorti en début d’année qui constitue hors saga Seigneur des Anneaux et autres Hunger Games, un véritable marqueur chez le distributeur au cheval ailé que même le Rambo : Last Blood prévu à la rentrée ou le Midway d’un certain Roland Emmerich daté pour la fin de l’année, auront bien du mal à venir titiller.
  • La chronique Blu-ray / Blu-ray 4K : Pas d’annonce pour l’instant du côté de chez Metropolitan Video mais connaissant les us et coutumes de l’éditeur, un Blu-ray devrait voir le jour d’ici la fin de l’année et ce quelque soit le nombre de spectateurs qui auront vu le film en salle. Par contre, côté 4K, on peut d’ores et déjà faire une croix dessus. Edit 21/10 : Comme quoi on avait tort puisque seul un DVD verra le jour ce 26 octobre 2019.

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