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Fiche film : The Operative

Scénariste et réalisateur, Yuval Adler a étudié les mathématiques à l’Université de Tel-Aviv, puis a obtenu un doctorat en philosophie de l’Université Columbia à New York, où il a également étudié la sculpture et la photographie. Après avoir exposé dans plusieurs galeries, il décide de se consacrer entièrement au cinéma. Son premier long métrage, Bethléem, a été présenté au Festival international du film de Venise où il a remporté le prix Venice Days du meilleur film. Il a également remporté six Ophirs (équivalent des César israéliens) et a été sélectionné pour représenter son pays aux Oscars. The Operative est son deuxième long métrage.

The Operative est inspiré de faits réels relatés dans le roman The English Teacher de l’ancien agent de renseignements israélien Yiftach Reicher Atir. Condensé de témoignages d’agentes du Mossad, il s’applique à rendre compte avec authenticité de l’expérience du métier d’espion au Moyen-Orient.

The Operative (2019)

Réalisateur(s) : Yuval Adler
Acteurs : Diane Kruger, Martin Freeman, Cas Anvar
Durée : 1h56
Distributeur : Le Pacte
Sortie en salles : 24 juillet 2019

Résumé : À la fin des années 2000, alors que le monde craint que l’Iran ne se dote de l’arme atomique, Rachel, ex-agente du Mossad infiltrée à Téhéran, disparaît sans laisser de trace. Thomas, son référent de mission, doit la retrouver entre Orient et Occident, car Rachel doit revenir à tout prix sous le contrôle de l’organisation… ou être éliminée.

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  • Avis express : The Operative permet tout d’abord à Diane Kruger de nous offrir une nouvelle facette de son talent qui n’est certes plus à démontrer mais qui nous surprend encore et encore. Elle est ici une agente du Mossad que rien ne prédisposait à endosser une telle destinée mais dont justement son background de simple prof de langue née en Allemagne lui en donnait paradoxalement l’opportunité. En tant que tel, elle échappait ainsi à la vigilance de n’importe quel service de contre espionnage à commencer par celui d’Iran où on l’envoi. Le film de Yuval Adler adaptant en effet l’histoire vraie de cette enseignante sans attaches parachutée à Téhéran qui devient dans les années 2000, la meilleure agente occidentale sur place.
    The Operative n’est donc pas un avatar à la James Bond et met sciemment de côté effets de manche visuels et pyrotechnie à tout va. Mais il n’en demeure pas moins que l’aspect mécanique froide et rigoureuse façon John le Carré qui entoure ce monde de l’espionnage où tout est caution au doute et aux faux-semblants n’est pas oblitéré. Yuval Adler nous détaille ainsi un quotidien peu glamour mais certainement en phase avec la réalité d’une « profession » dont on a bien du mal, à notre niveau de citoyen lambda tout du moins, à en saisir les motivations. C’est au demeurant tout le talent du cinéaste israélien d’arriver ainsi à nous tenir en haleine via un arc narratif au crescendo vraiment haletant.
    L’autre talent du film c’est d’avoir su mettre en scène / situation le fameux référent. Soit le seul véritable contact d’un agent en opération. Il est joué ici par Martin Bilbo le Hobbit Freeman. C’est lui qui va former la future espionne pour devenir ensuite son quasi seul lien et intermédiaire avec l’organisation pour qui elle œuvre. Adler en fait un électron essentiel à son histoire. Il est d’ailleurs celui par qui le film débute et se termine puisqu’on vient le chercher afin qu’il puisse aider le Mossad à la retrouver. Elle qui a finalement disparu mettant en danger tout un réseau pour des raisons décorrélées de la moindre raison d’État.
    La force du film réside bien là. Dans cette propension à combiner habilement enjeux géopolitiques et motivations de l’ordre de l’intime. Les deux finissant par aboutir à un climax certes attendu mais qui adoube définitivement une mise en scène clinique où la photo anthracite n’a jamais aussi bien exprimé cette propriété physique qui veut que rien ne se perd mais tout se transforme. Et dans The Operative, le moins que l’on puisse dire c’est que la chrysalide est permanente. À l’image du monde qu’il dépeint. SG 3,5/5
  • Box office : Si l’on devait se baser sur In the Fade qui s’adresse à la même typologie de publique que The Operative et qui est le dernier film sorti au cinéma avec Diane Kruger en France (on enlève Bienvenue à Marwen où elle n’a qu’un tout petit rôle), on est sur du 252 066 entrées sur 207 copies. Pour Le Pacte, son distributeur, ce serait certainement Byzance. Ce pourquoi 100 000 entrées réalisées en plein milieu de l’été avec une exposition qui va se situer certainement aux alentours d’une centaine de salles serait déjà une belle performance. Edit 1er août : 95 246 entrées sur 276 copies. L’exposition est plutôt conséquente qu’on le pensait avec les entrées qui vont donc de paire même si 345 spectateurs par copie ce n’est pas non plus un exploit. Ceci dit, la barre des 150 000 spectateurs au cumul est dorénavant plus qu’envisageable.
  • La chronique Blu-ray / Blu-ray 4K : Le Pacte édite bien souvent lui-même les films qu’il distribue au cinéma en DVD et en Blu-ray. Et ce quelque que soit le cumul d’entrées réalisées. On en veut pour preuve deux exemples récents. Rebelles de Allan Mauduit qui a flirté avec le million d’entrées mais aussi Deux fils de Félix Moati qui lui n’a pas fait mieux que 93 000 spectateurs. On peut donc espérer de même pour The Operative sauf accident industriel majeur.

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