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Fiche Film : Terminator – Dark Fate

Terminator: Dark Fate est le 6ème long-métrage de la franchise à voir le jour au cinéma. Toutefois, James Cameron a spécifié que ce dernier opus ferait table rase des suites et se situera chronologiquement juste après Terminator 2.

Tim Miller, réalisateur de Deadpool, a été choisi pour mettre en scène Terminator: Dark Fate. Le cinéaste s’y connaît en robots et autres cyborgs, notamment à travers son implication dans la création de la série SF Love, Death and Robots visible sur Netflix.

Depuis Terminator: Dark Fate, les droits de la franchise sont logiquement revenus vers James Cameron et Gale Anne Hurd, productrice et ex-femme du réalisateur. En effet, selon une loi américaine datant des années 70, les auteurs peuvent réclamer la propriété de leur création après 35 ans.

Terminator: Dark Fate (2019)

Réalisateur(s) : Tim Miller
Avec : Arnold Schwarzenegger, Linda Hamilton, Mackenzie Davis, Gabriel Luna, Natalia Reyes, Edward Furlong, Diego Boneta
Durée : 2h09
Distributeur : Twentieth Century Fox France
Sortie en salles : 23 octobre 2019

Résumé : De nos jours à Mexico. Dani Ramos, 21 ans, travaille sur une chaîne de montage dans une usine automobile. Celle-ci voit sa vie bouleversée quand elle se retrouve soudainement confrontée à deux inconnus : d’un côté Gabriel, une machine Terminator des plus évoluées, indestructible et protéiforme, un « Rev-9 », venue du futur pour la tuer ; de l’autre Grace, un super-soldat génétiquement augmenté, envoyée pour la protéger.

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  • Avis express : Cela fait bien longtemps que l’on n’attend plus rien de la dorénavant franchise Terminator. Surtout après la vision (restée unique il va sans dire) de l’opus Genisys que notre ami Stéphane avait gentiment sous-titré en son temps de « bon pour la ferraille ». Il faut croire que la reprise en main de Cameron qui récupère par la même occasion avec son ex les droits de la chose ont poussé au cul pas mal de monde pour se sortir les doigts. À commencer par Jimbo himself qui au lieu de dire des conneries reprises à l’époque sur l’affiche de Genisys s’est assis autour d’une table afin de participer à l’élaboration de cette histoire. Du coup, ce Dark Fate fait table rase de tout ce qui nous a été soumis depuis T2 pour devenir officiellement un T3 qui a franchement de la gueule.
    On appréciera d’ailleurs comment cet opus résume les trois derniers films. En trois plans. L’air de dire, oublies tout et profites en par la même occasion pour balancer tes Blu-ray à la benne. Entre-temps, le pool de scénaristes (au nombre de trois, Cameron étant crédité plus en amont au niveau de l’histoire mais on sait qu’il a remanié le scénar durant le tournage) siffle d’entrée la fin de la récré tout en ne s’éloignant que très peu des passages obligés institués par les deux premiers films. C’est peut-être d’ailleurs là que le bât blesse (un peu). Dans cette propension à n’assister qu’à du réchauffé. De bonne facture certes mais tout de même. En fait Dark Fate est une variation fort bien troussée de Judgment Day. Et on veut d’ailleurs bien admettre que si le film était sorti allez, à la fin des années 90, on ne lui aurait pas attribué la note (un poil gonflé) ci-dessous.
    Les esprits chagrins pourront même faire la fine bouche en repérant ce que Hollywood veut délivrer comme message politiquement correct au monde. Que la femme est dorénavant le salut de l’Homme. Que la Sarah Connor du XXIème siècle est mexicaine avec obligation de faire le mur pour venir sauver l’homme blanc un peu redneck. Sans oublier que la vraie Sarah Connor prend définitivement du galon devenant presque l’égale d’une certaine Ripley, toutes deux dorénavant élevées au rang d’icône #MeToo avant l’heure. Quant à Schwarzie, il s’appelle Carl et il a trouvé un sens à sa vie (sic !). On en dira pas plus tant la pirouette scénaristique est savoureuse et rejoint les trois plans cités plus haut.
    Et puis pour emballer tout ça il y a Tim Deadpool Miller. Non que cela soit décisif ou suffisant pour comprendre la réussite formelle de Dark Fate. La filiation est plutôt à chercher dans Love, Death and Robots, une série dont il est le showrunner et dans laquelle il revisite pas mal des thèmes de la SF en s’appuyant sur une animation qui dépote. Point de révolution mais une prise de parole (il est a minima co-scénariste des 18 épisodes) qui montre à chaque fois que le gars a compris les enjeux de ce qu’il aborde. C’est la même chose ici alors même que son rôle ne se borne officiellement qu’à réaliser le film. Si son traitement suit la Bible qu’on lui a mis sur les genoux, il semble s’en accommoder tel un poisson dans l’eau bien aidé de sa caméra virevoltante qui a le chic pour ne  jamais perdre son spectateur ni ses acteurs.
    Selon Cameron, si le public suit, Dark Fate annoncerait une nouvelle trilogie sans Schwarzie qui won’t be back (for sure ?). Nous on dit banco si toutefois tout le monde se lâche et lâche définitivement prise afin de réinventer de fond en comble un arc narratif usé jusqu’à la corde. Ce que Dark Fate a réussi à masquer sous la forme d’un hommage bien senti, ses éventuelles suites ne l’y autoriseront pas ou plus. En attendant le T-800 est bien parti à la casse et ça c’est cool. SG 3,5/5
  • Box office : La désillusion Genisys et ses 1 426 224 entrées (le plus faible cumul de la franchise) a joué à plein puisque Dark Fate ne dispose que d’une combinaison de 455 copies quand le précédent opus était distribué sur 770 écrans. Et avec 1 788 entrées sur les 19 copies parisiennes à la première séance 14h contre 3 796 entrées sur 18 copies enregistrées au même stade par Genisys, il n’est pas dit que cela s’arrange. Edit 24/10 : Et cela ne s’arrange pas puisque avec 68 441 entrées en 24h on est très loin des 180 425 spectateurs au même stade pour Genisys.
  • La chronique Blu-ray / Blu-ray 4K : Terminator: Dark Fate est déjà annoncé au 31 mai 2020 que cela soit en Blu-ray ou en Blu-ray 4K. Mais gageons qu’il s’agit là d’une date un peu fantaisiste puisque la chronologie des médias autorise en France une sortie au plus tôt 4 mois après la sortie d’un film au cinéma. De fait on tablera plus sur fin février 2020.

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