WiLD - PS4

PGW 2015 : Focus sur 4 jeux PS4 : Uncharted 4, Dreams, Gravity Rush 2 & WiLD

Comme nous vous l’annoncions dans notre compte-rendu de la conférence qu’a tenu Sony PlayStation en amont de l’ouverture de la Paris Games Week, nous avons pu découvrir plus en détails quatre jeux qui sortiront en exclusivité sur PS4. Soit des présentations d’une demi-heure chacune environ en présence de leurs créateurs qui avaient fait le déplacement pour nous montrer tous les belles promesses de leurs futurs hits et répondre à nos questions.

Uncharted 4 : Le multi en action

À tout seigneur tout honneur, débutons par le quatrième opus d’Uncharted. Alors que vient tout juste de paraître le coffret Uncharted : The Nathan Drake Collection qui donnera accès à la bêta multi-joueurs qui se déroulera du 3 au 14 décembre 2015, c’est tout naturellement cet aspect du jeu qui était mis en avant par Naughty Dog à l’occasion de la Paris Games Week. Première précision technique apportée d’entrée de jeu par les créateurs : le multi d’Uncharted 4 tournera en 900/60p contrairement à la campagne solo qui sera proposée en 1080/30p. Une décision qui a pour but de dynamiser le pendant multi dont un seul mode nous a été dévoilé pour l’occasion : le deathmatch (d’autres modes non précisés seront bien entendu dévoilés très bientôt). Outre le fait de chercher à trucider joyeusement le camp adverse, le principe de base consiste en une pression sur le touchpad de la DualShock qui donne alors accès à quatre options : les armes, les améliorations (rien que de très normal jusque-là), les objets mystiques et les sidekicks. Ce sont ces deux derniers aspects du gameplay qui ont été tout particulièrement mis en avant au cours de la démonstration. Les premiers sont des artefacts bien connus des amateurs de la saga tels que la pierre de Cintamani (Uncharted 2) ou encore le pouvoir de Djinn (Uncharted 3) qui confèrent à leurs utilisateurs des pouvoirs dignes de super-héros de comics. Les seconds, les sidekicks, permettent de solliciter un petit coup de pouce d’un compagnon (sniper, infirmier, chasseur ou brute), chacun dans un but bien précis (shooter, soigner, traquer ou défourailler, au choix, à la sauce Predator ou Terminator 2). Ces quatre options de gameplay se monnayeront toutefois plus ou moins chères au sein de la boutique et en fonction de l’argent que le joueur récoltera en cours de partie. Les créateurs ont toutefois tenu à nous rassurer en précisant qu’il ne sera, a priori, pas possible de dégainer sa CB en vue de booster instantanément tout son arsenal. Autre précision apportée : aucun véhicule n’est pour le moment prévu tandis qu’en guise de conclusion l’éditeur a réaffirmé que, à l’heure actuelle, Uncharted 4 était envisagé comme le dernier de la saga. Pour rappel, Uncharted 4 est prévu pour sortir le 18 mars 2016 en exclusivité sur PS4 est-il besoin de le repréciser.

Dreams : La PS4 a-t-elle un incroyable talent ?

Poursuivons ce petit tour des futures exclusivités PS4 avec le titre sans doute le plus déstabilisant de tous : Dreams. Développé par le studio britannique Media Molecule à qui l’on doit, entre autres, les jeux LittleBigPlanet et Tearaway, Dreams s’apparente de prime abord à une gigantesque boite à outils en vue de peindre / dessiner / construire tout ce qui passera par la tête du joueur, depuis les créations les plus terre-à-terre (à l’image de ces rangées d’arbres plantées au cours de la conférence Sony PlayStation) ou bien ces têtes de nounours aussi nuageuses que cotonneuses affublées d’un improbable chapeau lui-même surmonté d’une bâtisse qu’il nous a été donné de découvrir au cours de la présentation qui a suivie ladite conférence. Le tout se manipule aussi bien à la DualShock qu’à l’aide de deux PS Move avant de pouvoir être partagé ensuite en ligne avec le reste de la communauté qui pourra alors se réapproprier à loisir ladite création à l’aide d’un système de recherche plutôt bien pensé (par utilisateur, par mots-clés, etc.). Oui mais quelle est la finalité de ce Dreams nous direz-vous ? Une sorte de gigantesque Photoshop (en beaucoup moins onéreux) collaboratif exclusif à la PS4 en vue de proposer par la suite une nouvelle émission baptisée « La PS4 a un incroyable talent » ? Les créateurs nous ont précisé qu’il y aurait bien un mode histoire au sein du jeu mais que pour le moment ils se focalisaient avant tout sur la finalisation de cette gigantesque boite à outils. Une bêta est prévue dans le courant de l’année 2016. En revanche, aucune date concernant ladite bêta n’a pour le moment été avancée et encore moins une date de sortie du jeu final. Affaire à suivre…

Gravity Rush 2 : En apesanteur

Prenons à présent un peu de hauteur avec Gravity Rush 2 qui, contrairement à son prédécesseur développé en exclusivité sur PS Vita et qui aura le droit à une version remastered pour PS4, ce deuxième opus est, pour l’heure, uniquement annoncé sur PS4 ; les créateurs du jeu nous ayant confirmé qu’aucune déclinaison PS Vita n’était envisagée à l’heure actuelle. Outre la confirmation d’une localisation et d’une sortie européenne, Gravity Rush 2 a commencé par nous servir quelques chiffres : une durée de vie allant de 20 à 40 heures de jeu (oui, la fourchette est assez large), trois fois plus de missions et une map deux fois et demi plus grande que dans Gravity Rush premier du nom. Place ensuite au gameplay à proprement parlé en compagnie de Kat qui déambule dans un monde assez richement peuplé, visuellement à la croisée du manga japonais et de la « french bande dessinée » (en français dans le texte) où notre héroïne peut saluer les passants, placer différents objets au sein du décor ou encore accéder à un mode photo avant d’en découdre avec ses adversaires de toujours, les Nevi. Des affrontements qui peuvent être abordés selon trois modes de gravité différents accessibles d’une simple pression sur le touchpad : Standard, Lunaire (plus léger) et Jupiter (plus lourd) avec chacun leurs avantages et leurs inconvénients (plus rapide mais moins puissant dans le cas du mode Lunaire vs moins rapide mais plus dévastateur dans le cas du mode Jupiter). Dans le registre des nouveautés, des robots et autres soldats humains (qui pourront servir de projectiles) seront de la partie tandis que Raven, précédemment ennemie jurée de Kat, fera son retour mais cette fois pour lui prêter main forte. Un soutien qui n’interviendra cependant que dans certaines portions du jeu puisqu’aucun mode coop n’a été retenu pour une aventure qui se jouera uniquement en solo. Gravity Rush Remastered et Gravity Rush 2 sortiront en exclusivité sur PS4 à une date ultérieure qui, là encore, n’a pas été communiquée.

Gravity Rush 2

Gravity Rush Remastered

WiLD : Expérience chamanique

Terminons ces petits focus sur les exclus PS4 présentées à la Paris Games Week 2015 auxquels nous avons pu assister par le jeu qui s’annonce sans l’ombre d’un doute comme le plus captivant et ambitieux à plus d’un titre : WiLD. Fruit de l’imaginaire d’un certain Michel Ancel (le papa de Rayman), WiLD débutera en plaçant le joueur dans la peau d’un enfant qui devra apprendre à survivre (manger, se reposer et, plus généralement, prendre conscience de sa place dans la fameuse « chaîne alimentaire ») au sein d’un jeu dit « open world » où il sera possible d’opter pour une expérience multi-joueurs en ligne ou bien pour une aventure déconnectée. Dans le premier cas, libre aux autres joueurs de prendre des atours bienveillants ou malveillants à l’instar de la série des Souls du studio From Software : Demons Soul’s, Darks Souls II, etc. Outre sa propre survie, le joueur devra ensuite apprendre à cohabiter avec la nature et a fortiori les animaux avant de pouvoir ensuite les domestiquer pour, in fine, les contrôler en mode chaman. La démonstration en temps réel à laquelle nous avons assistée montrait ainsi notre personnage débutant sous sa forme humaine adulte avant de prendre ensuite « possession », au choix, d’un aigle, d’un lapin, d’un ours, d’un sanglier, etc. pour aller ensuite foutre la pétoche à une troupe d’autochtones cannibales dans la peau d’un ursidé ou bien à la tête d’une nuée d’oiseaux (à condition, de préférence, d’opter pour le leader du groupe). Des divinités pourront également être invoquées par l’entremise de tel ou tel animal et ces dernières pourront en retour avoir certaines exigences : sacrifier un coéquipier, survivre dans la peau d’un animal spécifique pendant un certain laps de temps (plusieurs jours par exemple), etc. Mais prenez garde car plus vos affinités avec une espèce en particulier grandiront et plus celles-ci entraineront des animosités vis-à-vis d’une autre espèce. De même, certaines zones de ce vaste monde revêtiront des atours nettement plus dangereux en fonction de l’espèce dans laquelle vous avez décidé de revêtir les atours. Un serpent aura ainsi tout intérêt à évoluer au milieu des (hautes) herbes plutôt qu’en terrain découvert sous peine de devenir d’autant plus facilement la cible d’un aigle à la vue aiguisée et de passer alors de vie à trépas. Une transition qui vous fera alors revenir à l’animal précédemment incarné et ainsi de suite jusqu’à votre forme humaine initiale. Car il sera en effet tout à fait possible de « sauter » d’une espèce animale à une autre sans avoir à repasser par sa silhouette humaine. Mais attention là encore à ce que cette dernière ne se fasse pas occire à son tour dans l’entrefaite car « laisser » dans un lieu trop exposé. On comprend alors bien vite que les possibilités de WiLD semblent quasi-illimitées. D’autant que, si les animaux seront bel et bien regroupés par catégories (oiseaux, poissons, etc.), les créateurs nous ont confirmé qu’ils n’envisageaient pas pour le moment de limiter le nombre d’espèces au sein de chaque catégorie. Une absence de limite que l’on retrouve au sein d’un monde annoncé « sans fin » dixit son créateur pour un jeu qui en impose graphiquement et où, à l’écran, la communion entre l’homme et l’animal se voudra la plus pure possible et dépolluée de tout HUD. Au terme de cette Paris Games Week 2015, s’il y avait bien un jeu qui s’annonçait comme hautement prometteur, c’était bien WiLD. Hélas, aucune date de sortie n’a pour l’heure été évoquée. Ô rage ! Ô désespoir !

Remerciements à Emmanuelle Renon et Jérôme Benzadon.

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