Tron (1982) de Steven Lisberger

PlayStation 4 & Xbox One : Les jeux vidéo de noël 2017

Rarement dans l’histoire des jeux vidéo avait-on assisté à une telle déferlante de sorties qu’au cours du dernier trimestre 2017. Il n’y a pas à dire, c’était littéralement noël avant l’heure pour les gamers. Quant à ceux qui ont trouvé leur nouvelle console tant attendue au pied du sapin, ils seront ravis de découvrir une offre aussi pléthorique. Alors pour tenter de s’y retrouver au milieu d’une telle avalanche, voici un petit diaporama des titres auxquels nous avons pu nous adonner en fin d’année, en toute décontraction et sans trop nous prendre la tête.

Retrouvez la première partie de ce dossier consacré aux consoles PS4, XBO et Switch.

Sommaire

 

Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine

Star Wars Battlefront II - PlayStation 4À tout seigneur, tout honneur, débutons ce petit tour d’horizon des jeux vidéo avec le titre qui a su tirer à lui toute la couverture médiatique… mais pas forcément pour les raisons que ses concepteurs auraient escomptées. En cause, le fameux phénomène des loot boxes sur lequel nous revenions dans notre première partie du dossier. Les personnes qui avaient commencé à tester la chose en accès anticipé avaient d’ailleurs estimé qu’il faudrait jouer environ 4500 heures… ou dépenser près de 2100€ en loot boxes afin de débloquer l’intégralité du contenu de Star Wars : Battlefront II ! Face à la levée de boucliers avec in extenso la très mauvaise publicité et suite au coup de téléphone d’un certain Robert Iger, big boss de Disney (studio détenteur de la licence Star Wars) à l’éditeur, Electronic Arts a donc effectué ce qu’il conviendra d’appeler un bien joli rétropédalage en annonçant la veille de la sortie qu’il mettait un terme à ce système. Débarrassé d’un tel mécanisme, Star Wars : Battlefront II se révèle alors globalement aussi plaisant à jouer que son prédécesseur sorti deux ans plus tôt. Ajoutée pour combler l’un des deux gros reproches faits à l’encore du n°1 et bien qu’un peu courte (comptez une petite demi-douzaine d’heures), la campagne solo place le joueur dans la peau d’un soldat du côté de l’Empire / Premier Ordre au lendemain de la destruction de la seconde Étoile Noire. Un parti-pris que l’on qualifiera d’audacieux et qui pourra séduire ceux qui ont toujours rêvé de rejoindre le côté obscur de la Force. Mais ne vous attendez pas pour autant à trouver toutes les réponses aux évènements séparant la fin du Retour du Jedi et le début du Réveil de la Force. Le but recherché par ce Star Wars : Battlefront II étant plutôt, tout comme le premier opus, de profiter de l’aspiration médiatique de l’Épisode VIII, d’autant plus avec l’arrivée d’un DLC spécifique d’une dizaine de giga-octets… et désormais gratuit (bye bye le season pass vendu 50€ !). Sorti dans les salles obscures quelques semaines plus tard, ce nouvel opus cinématographique aura toutefois dû lui aussi faire face à des réactions soufflant le chaud et le froid. La saga Star Wars connaît décidément de grands bouleversements ces temps-ci. Comme le disait déjà si bien Obi-Wan Kenobi 40 ans plus tôt : « J’ai ressenti un grand bouleversement de la Force comme si des millions de voix avaient soudainement hurlé de terreur et puis s’étaient éteintes aussitôt… comme si un drame terrible s’était produit ».

 

LEGO Marvel Super Heroes 2 - Xbox OneExit la Force et les chevaliers Jedi, place aux super-héros de l’univers Marvel derrière lesquels on trouve… Disney ! Et oui, encore lui, le studio aux grandes oreilles et au carnet de chèque long comme le Nil dès lors qu’il s’agit de racheter à tour de bras. Couplé à la licence très lucrative des jeux vidéo LEGO qui sort en moyenne un à deux titres par an, c’est peu dire que la réunion des deux univers saura trouver son public sans coup férir. Et puisque l’éditeur continue de nous envoyer chaque nouveau titre sans que nous ayons besoin d’en faire la demande, c’est donc avec un plaisir toujours renouvelé que nous nous adonnons entre deux parties de titres bien bourrins au petit dernier de l’univers LEGO, retrouvant ainsi pour une heure ou deux notre âme d’enfant. La formule demeure totalement inchangée épisode après épisode avec son mélange d’action / plate-forme / construction à base de… LEGO. Dans le cas présent, comme son nom l’indique, vous serez donc aux commandes des super héros Marvel, à commencer par ceux des Gardiens de la Galaxie. Ce qui ne sera pas pour nous déplaire puisque nous avions plutôt apprécié les deux adaptations cinématographiques sorties en 2014 et en 2017.

  • Testé sur Xbox One X à partir d’une version commerciale
  • Taille occupée : 23,60Go
  • Sortie le 15 novembre 2017 sur PS4, XBO et PC
  • Trailer de lancement

 

Sus aux nazis

Call of Duty : WWII - PlayStation 4Après les pérégrinations inter-galactiques, retour sur le plancher des vaches avec des affrontements bien plus « sanglants ». Visiblement conscient de la lassitude qui commençait à poindre à l’horizon des précédents opus de plus en plus futuristes, Activision a donc décidé d’opérer un retour aux sources de sa licence phare, à savoir cette bonne vieille Seconde Guerre Mondiale. Toute la campagne de communication de ce Call of Duty : WWII a d’ailleurs été clairement axée autour de ce retour à la grandeur d’antan avec des publicités humoristiques plutôt bien foutues en France, en Angleterre et aux États-Unis appelant les anciens joueurs (et joueuses) qui s’étaient (éventuellement) détournés de la série pour devenir avocat(e), mère au foyer et autres suits BCBG à revenir se bastonner et… trucider du nazi ! Un parti-pris visiblement réussi puisque cette année encore, Activision a triomphalement annoncé que CoD s’était à nouveau placé en tête des ventes de jeux vidéo sur consoles en Amérique du Nord pour la neuvième année consécutive ; tout en se gardant bien d’annoncer le moindre chiffre histoire de ne pas pouvoir comparer avec les années passées. Pas fou non plus chez Activision ! Quoi de plus normal après tout sur les Terres de l’Oncle Sam pour cet opus qui titille la fibre patriotique avec ses héros de Omaha Beach, son esprit de camaraderie et son sens du sacrifice. Dès les premières minutes du jeu, vous êtes plongés en plein milieu de la scène d’ouverture d’Il faut sauver le Soldat Ryan… le tout sous un déluge de plomb et d’explosions pour une véritable boucherie ! Les créateurs de ce CoD : WWII semblent s’être appliqués à reproduire au plus près l’anthologie séquence du film de Steven Spielberg avant de vous entraîner ensuite sur les chemins de la libération de l’Europe occupée aux côtés de vos compagnons d’arme à l’identique d’une autre fiction produite par Spielberg qui s’est fait connaître sous le titre de Band of Brothers. À défaut d’originalité mais face au soin apporté pour coller au plus juste de ces deux joyaux cinématographiques et télévisuels, jusque dans la bande-son très réussi multicanaux (avis aux possesseurs d’amplis home-cinéma !), nous ont dit banco. À noter que nous avons été confrontés à un petit soucis d’écran noir au démarrage du jeu, problème résolu après un simple redémarrage de la console comme indiqué sur le forum de l’éditeur.

 

Wolfenstein II : The New Colossus - PlayStation 4Après les faits historiques de CoD : WWII, place à l’univers uchronique de Wolfenstein II : The New Colossus qui prend place dans les années 60 au cœur d’une Amérique occupée par l’Allemagne nazie qui a remporté la Seconde Guerre Mondiale. Toute ressemblance avec la série The Man in the High Castle qui a soulevé quelques indignations (c’est à la mode de s’indigner sur les réseaux sociaux !) ou encore avec un dirigeant aux idées nationalistes et extrémistes actuellement à la tête des États-Unis serait bien entendu totalement fortuite. Même s’il interpelle par endroits sur de telles dérives politico-sociales, ce nouvel opus de la saga Wolfenstein (ma première rencontre avec un FPS date de Wolfenstein 3D, les anciens apprécieront à sa juste mesure) entend bien jouer avant tout la carte du second degré, à l’image de sa campagne promotionnelle, à commencer par sa bande-annonce de lancement qui annonce très clairement la couleur : on vient ici pour flinguer, trucider, éviscérer, exploser du nazillon à longueur de niveaux sans trop se poser de questions. Aussi régressif que totalement jouissif, le résultat s’apprécie d’autant plus par le soin apporté à la bande-son, à commencer par ces exquises petites réparties, y compris en version française grâce à l’excellent travail de Patrick Poivey, comédien bien connu sous nos latitudes pour prêter sa voix à un certain Bruce Willis depuis 30 ans. Là encore, Wolfenstein II : The New Colossus n’est certes pas le titre le plus inventif qui soit mais cette distanciation prise par rapport à la gravité du contexte au sein duquel il s’inscrit permet néanmoins ce double niveau de lecture (premier et second degré, faut suivre un peu !) qui vaut largement le détour. Et par les temps pudibond et politiquement correct qui courent, c’est toujours ça de pris…

 

Chérie, ça va trancher

The Evil Within 2 - PlayStation 4Après l’espace et la Seconde Guerre Mondiale, place à présent à des univers bien sanguinolents. En 2014, le créateur de la mythique saga des Resident Evil (les jeux vidéo, pas les films qui, aux dernières nouvelles, seraient terminés avec son Chapitre Final sorti l’an dernier) Shinji Mikami nous plongeait au cœur d’une nouvelle expérience vidéoludique gore et glauque à souhait : The Evil Within. Trois ans plus tard, c’est John Johanas, en charge de deux des DLC du premier opus, qui s’occupe désormais de cette suite. Moins tortueux sur le plan scénaristique mais toujours aussi porté sur l’hémoglobine et le schizo dans sa représentation de l’univers au sein duquel le joueur évolue, The Evil Within 2 se distingue de son prédécesseur par son monde plus ouvert aux nombreux embranchements à explorer et autres objets à récolter pour les amateurs de collectionnite aiguë tout en bénéficiant d’une bonne assise technique, tant sur le plan visuel que sonore. Si le titre ne propose malheureusement pas d’option HDR, il sera toujours possible de déverrouiller le framerate au-delà des 30fps de base ou encore de jouer avec le grain de l’image histoire d’obtenir un look plus craspec et de renouer ainsi, au hasard, avec le tournage 16mm d’un certain Massacre à la tronçonneuse.

 

Friday the 13th : The Game - PlayStation 4Lancé initialement sous forme dématérialisée en mai 2017, Friday the 13th : The Game ne pouvait bien entendu passer à côté d’une sortie sur support physique le vendredi 13 octobre 2017, soit quelques jours seulement avant la célèbre fête d’Halloween. Et bien entendu, avec un titre pareil, nous ne pouvions à notre tour décemment pas passer à côté d’un jeu vidéo inspiré du cultissime long-métrage signé Sean S. Cunningham, réalisateur qui n’aura plus rien fait d’aussi « mémorable » au cours de sa carrière. Soyons toutefois parfaitement honnête : nous n’avons pas revu le film depuis sa sortie en Blu-ray en 2009. Un visionnage qui ne nous avait pas laissé un souvenir impérissable, preuve s’il en est que Vendredi 13 aura avant tout su surfer sur la mode des slashers au détour des années 80, intercalé entre des œuvres autrement plus réussies telles que le Halloween (1978) de John Carpenter et autres Les Griffes de la nuit (1984) de Wes Craven. Friday the 13th : The Game ne laissera pas davantage un grand souvenir dans les mémoires avec sa réalisation austère et son gameplay un peu trop figé, surtout quand il faut patienter d’interminables minutes avant le lancement d’une partie pour cause d’attente des autres joueurs. Car oui, Friday the 13th : The Game est un jeu jouable exclusivement en ligne consistant à échapper au célèbre tueur au masque de hockey. N’espérez donc pas revivre la sanglante odyssée de Jason ici mais plutôt un petit frisson un peu mollasson entre potes dématérialisés.

  • Testé sur PS4 Pro à partir d’une version téléchargée (version 1.22)
  • Taille occupée : 6,82Go
  • Sortie le 13 octobre 2017 sur PS4 et XBO
  • Trailer de lancement

 

Le Prince d’Égypte

Assassin's Creed Origins - PlayStation 4En 2015, la réception tant critique que public en demi-teinte de Assassin’s Creed Syndicate avait conduit Ubisoft à mettre en standby une saga au rythme de sortie annuel depuis son premier opus paru en 2007. En 2016, pour combler l’absence d’épisode vidéoludique, les velléités du studio français pour le Septième Art l’avait conduit à nous proposer une déclinaison cinématographique. Soit une énième tentative ni fait ni à faire d’adaptation au cinéma d’une célèbre licence venu des jeux vidéo. En 2017, à l’image de Call of Duty : WWII, la saga entend renouer avec sa grandeur d’antan et par la même occasion se réconcilier avec les joueurs avec Assassin’s Creed Origins. Force est de constater que cette pause d’un an se sera avérée salutaire à plus d’un titre puisque la célèbre guilde des assassins nous revient ici au sommet de son art avec ce qui constitue sans aucun doute l’un des tous meilleurs épisodes. Si ce n’est le tout meilleur ! Techniquement, Assassin’s Creed Origins est un véritable ravissement, surtout si vous y jouez sur un téléviseur 4K HDR, le jeu proposant en effet un paramétrage légèrement plus poussé qu’un simple « Oui / Non » pour l’activation du mode HDR avec la possibilité d’ajuster les niveaux de luminance et de blanc. Sur le plan du gameplay, l’aventure proposée se révèle vertigineuse, aussi bien en termes de taille du monde ouvert égyptien au sein duquel vous évoluez que d’intérêt des missions proposées tandis que les combats se révèlent parallèlement plus pêchus. Bref, une nouvelle démonstration du talent d’Ubisoft en matière d’open world qui ravira à n’en pas douter les amateurs de péplum puisque vous y croiserez des figures historiques (comme tout bon Assasin’s Creed qui se respecte) telles que Cléopâtre ou encore Jules César. Autant dire que ce retour aux origines est un véritable must have comme disent les anglo-saxons.

 

Un Anneau pour les gouverner tous

La Terre du Milieu : L’Ombre de la Guerre - PlayStation 4Depuis l’avènement de l’adaptation cinématographique de la trilogie du Seigneur des anneaux par un certain Peter Jackson au début des années 2000 (triomphe critique, public et récompenses en tous genres), l’univers de J. R. R. Tolkien ne cesse de faire des émules. Au début de la décennie, le même néo-zélandais hirsute se hasardait à une nouvelle trilogie nettement moins convaincante adaptée du roman Le Hobbit tandis qu’en novembre dernier, Amazon sortait un (très) gros chèque en vue d’une préquelle à la première trilogie sus-citée. Le petit monde des jeux vidéo n’est pas en reste et avait proposé en 2014 un très intéressant La Terre du milieu : L’ombre du Modor. Là encore, succès critique et public aidant, Warner Bros. Interactive Entertainment entend bien capitaliser autant que possible sur cet élan de sympathie auprès des joueurs en proposant un nouvel opus : La Terre du Milieu : L’Ombre de la Guerre, suite directe de L’Ombre du Modor où les ambitions ont été considérablement revues à la hausse avec une aire de jeux et des batailles encore plus vertigineuses. Si la proposition se révèle grisante au cours des premières heures, l’intensité a toutefois quelque peu tendance à retomber par la suite. La faute à un scénario moins prégnant que son prédécesseur, des affrontements de boss moins mémorables et une assez fâcheuse tendance à lorgner du côté des micro-transactions (qui a dit loot boxes ?). Si l’éditeur s’est bien entendu empressé de préciser que tout le contenu du jeu peut être acquis sans bourse déliée, la question demeure malgré tout de savoir combien de temps vous êtes prêts à consacrer à cette guerre-là pour en voir le bout sans ressentir le besoin de sortir votre CB…

 

Fast & Furious

GT Sport - PlayStation 4Les amateurs de grosses cylindrées étaient aux anges en cette fin d’année 2017 avec pas moins que quatre jeux de courses automobiles sortis en l’espace de quelques semaines ! À tout seigneur, tout honneur, commençons par une saga qui soufflait ses 20 bougies en 2017 : Gran Turismo. Pour autant et contrairement à d’autres séries qui dégainent un nouvel opus annuel, la licence Gran Turismo est réputée pour prendre son temps entre chaque épisode. Beaucoup de temps ! Trop de temps même, multipliant les reports de dernière minute. À tel point que même chez Sony Interactive Entertainment, la sortie du millésime 2017 était devenu une private joke. « On y croira uniquement quand on aura le jeu entre les mains ! » avait-on pu entendre aux détours d’un couloir lors d’un de nos passages dans leurs locaux (oui, nous sommes invités de temps à autres à aller prendre un café chez SIE France). Mais cette fois-ci, GT Sport ne pouvait louper pareil rendez-vous : celui de son 20ème anniversaire et avec lui l’occasion de briller au firmament de la PS4 Pro. Et à l’arrivée, on peut dire que le petit dernier de Polyphony Digital en met réellement plein la vue, a fortiori si vous êtes équipés d’un téléviseur HDR puisque, à l’instar d’Assassin’s Creed Origins, le jeu offre la possibilité d’ajuster les niveaux de luminance et de blanc pour aboutir à un rendu des couleurs aux petits oignons. Au-delà de l’aspect purement technique, GT Sport est une nouvelle lettre d’amour du studio aux sports mécaniques à quatre roues comme en atteste cette somptueuse intro en forme de rétrospective de plusieurs décennies de courses automobiles, le tout accompagné par le célèbre Liebestraum de Franz Liszt et se refermant sur une dédicace au « maestro Lewis Hamilton ». Les néophytes seront également les bienvenus avec une « école » chargée de leur apprendre les rudiments du pilotage avant de se jeter dans le grand bain… en ligne ! Car ce GT Sport est résolument axé sur le online, depuis les différentes vidéos jusqu’aux classements en passant par les courses en elles-mêmes. Mais pas de panique, Polyphony Digital semble avoir entendu les doléances des fans de longue date puisqu’une petite mise à jour débarquée juste avant noël est venue ajouter un mode carrière ainsi que de nouveaux circuits et de nouveaux bolides. Gageons que de futures mises à jour du même acabit viendront gonfler encore davantage le contenu au cours des mois à venir et assurer ainsi longue vie et prospérité à ce GT Sport.

 

Forza Motorsport 7 - Xbox OneSortant à un rythme biennal nettement plus soutenu (intercalé avec un épisode de la série dérivée Forza Horizon), la saga Forza Motorsport est à la Xbox de Microsoft ce que Gran Turismo est à la PlayStation de Sony : LA licence phare en matière de courses automobiles. Et celle-ci ne pouvait évidemment pas louper le coche du lancement très médiatisé de la nouvelle console de la firme de Redmond : la Xbox One X. Si vous avez craqué pour cette dernière alors Forza Motorsport 7 se doit de trôner en bonne place à ses côtés tant ce nouvel opus en met littéralement plein les mirettes. Dès les premières minutes du jeu, la sensation de vitesse proprement grisante se mue en véritable démonstration technique de la puissance de cette fameuse Xbox One X, de surcroît en HDR avec des effets de lumières et de couleurs renforcés (couchers de soleil, bitume miroitant sous la pluie, etc.). Quand bien même Forza Motorsport 7 n’offre pas la possibilité d’ajuster aussi finement que GT Sport les options du mode HDR, le petit dernier de Turn 10 Studios se laissera lui aussi approché sans mal par les nouveaux venus grâce à une courbe d’apprentissage bien étudié. Après quoi, à vous les joies des courses à gogo par l’entremise d’un contenu vraiment gargantuesque qui compense un mode en ligne un peu tristounet à l’heure actuelle face à son grand rival. Mais gageons que là encore, de futures mises à jour viendront agrémenter tout cela au fil du temps. Notons à ce sujet, comme nous l’évoquions dans la première partie de notre dossier que Forza Motorsport 7 se révèle particulièrement gourmand en la matière avec déjà pas moins de 60Go à télécharger à l’heure où nous rédigeons ces lignes ; à comparer aux « seulement » 36Go à l’installation du jeu. La démonstration technique se fera à ce prix-là !

 

Project Cars 2 - PlayStation 4Après les exclusivités PS4 et XBO, place à présent aux autres jeux de courses mais multiplateformes cette fois. Début 2015 débarquait Project Cars, un petit nouveau sur les circuits davantage orienté simulation qu’arcade avec son impressionnante liste de paramètres à ajuster et un travail tout aussi poussé en termes de modélisation des véhicules, le tout rehaussé par un soin tout particulier apporté à la bande son. Loin d’être parfait à son lancement, ce premier opus se bonifia avec l’âge tel le bon vin, au fil des patchs venus rectifier les petits ratés du départ tout en allongeant la liste des véhicules et des circuits. Un an plus tard débarquait ainsi sans surprise une édition GOTY renfermant tous ces ajustements et autres ajouts tandis que fin 2016, le studio annonçait fièrement avoir franchi le cap des 2 millions d’exemplaires vendus. Succès critique et public aidant, un deuxième épisode se devait donc de voir le jour afin de capitaliser au plus vite sur ces acquis. Mais autant prévenir de suite : contrairement à GT Sport et Forza Motorsport 7, il faudra faire preuve d’un minimum d’abnégation pour se plonger dans Project Cars 2 faute d’école de pilotage (il en était déjà ainsi dans le premier volet). Si les fous du volant se délecteront d’un tel défi, les nouveaux venus pourraient bien être quelque peu rebutés face à pareille âpreté. Mais pour ceux qui se donneront la peine de persévérer un tant soit peu, le plaisir de la conduite sera d’autant plus grand que ce nouvel opus dispose de quelques avantages sur la concurrence, à commencer par sa météo dynamique. Un atout d’autant plus appréciable que Project Cars 2 est lui aussi compatible HDR. Pour autant, ne vous attendez pas à une claque visuelle aussi époustouflante que les deux titres précités. Mais ce que le titre de Slightly Mad Studios perd en qualité visuelle, il le regagne au centuple en sensation de pilotage. On ne peut pas tout avoir !

 

Need For Speed Payback - PlayStation 4Quatrième jeu de course sorti après ses concurrents début novembre, Need For Speed Payback n’en est pas moins le dernier rejeton d’une longue lignée puisque la saga Need For Speed (NFS pour les initiés) remonte à… 1994 ! Ce qui en fait la doyenne de cette rubrique, les séries Gran Turismo et Forza ayant débuté respectivement en 1997 et 2005. Et comme bien des séries au long cours, celle des NFS a soufflé le chaud et le froid au fil du temps. Le précédent opus sorti en 2015 et sobrement intitulé Need For Speed nous proposait une longue virée nocturne dans la ville fictive californienne de Ventura Bay. Le résultat était plaisant et plutôt rutilant mais se révélait toutefois un peu vide et rectiligne… sans parler de ce fichu téléphone portable qui sonnait toutes les 30 secondes pour un oui pour un non ! Deux ans plus tard, c’est donc ce NFS Payback qui débarque et vous place dans la peau d’un dénommé Tyler Morgan et de son équipe qui, après un braquage de caisse raté, va devoir payer sa dette (d’où le titre) dans les rues de Fortune Valley, décalque virtuelle d’une certaine Las Vegas. Toute ressemblance avec des longs-métrages tels que l’excellent Baby Driver ou encore la licence des Fast & Furious serait bien entendu tout sauf fortuite. D’ailleurs, en matière de jeu bien bourrin, NFS Payback se pose là. Contrairement à la « fine » équipe emmenée par Dominic Toretto qui parvient encore à nous amuser sur grand écran, celle de Payback lorgne plutôt du côté de nanarland avec ses dialogues bas-de-plafond et sa conduite sans subtilité qui consiste à foncer pied au plancher et à drifter au bon moment. Le plaisir est certes immédiat (inutile d’apprendre à piloter) et aussi jouissif que rétrograde, surtout si vous vous amusez à pousser le potard d’une playlist bien punchy mais après quelques heures, l’adrénaline risque bien de retomber aussi vite qu’elle est montée. À noter pour finir qu’à l’heure où nous rédigeons ces lignes, NFS Payback est le seul des quatre jeux de caisses de cette rubrique à ne pas proposer d’option HDR.

  • Testé sur PS4 Pro à partir d’une version commerciale (version 1.06)
  • Taille occupée : 28,33Go
  • Sortie le 10 novembre 2017 sur PS4, XBO et PC
  • Trailer de lancement

 

Sur PlayStation 4

Horizon Zero Dawn : The Frozen Wilds - PlayStation 4Exception faite de GT Sport, la fin d’année aura été plutôt calme en matière de nouveautés AAA du côté de chez Sony. Mais le géant nippon n’aura pas vraiment eu besoin de lâcher les chevaux pour continuer à écouler sa PlayStation 4 comme des petits pains. En témoignent les chiffres de vente annoncés sur les six dernières semaines de 2017 : 5,9 millions (en léger recul de 5% par rapport à 2016) portant ainsi le total mondial à 73,6 millions au 31 décembre 2017. Le chiffre de 84 millions de PlayStation 3 vendues devrait donc être dépassé d’ici quelques mois tandis que l’objectif suivant pour Sony sera de battre son propre record de 155 millions de PlayStation 2 écoulées au cours de la précédente décennie. Pour l’heure, c’est sur une nouvelle valeur sûre de son catalogue sur laquelle s’est reposée le consolier avec Horizon Zero Dawn. Le titre signé Guerrilla Games dont nous vous disions le plus grand bien lors de sa sortie début 2017 et pour lequel nous avions rencontré le designer Troy Mashburn nous revient avec une extension hivernale de circonstance baptisée The Frozen Wilds. Soit la promesse, moyennant un « petit » téléchargement d’une dizaine de gigaoctets supplémentaires d’une nouvelle aire de jeu où l’intrépide Aloy revêtira sa plus belle peau de bête afin de poursuivre sa quête pour une dizaine d’heures en plus. L’ensemble reste toujours aussi foisonnant en termes de gameplay et surtout d’une beauté à nulle autre pareille en matière de jeux vidéo du moment, surtout si vous y jouez sur un téléviseur HDR. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le très respectable et respecté Digital Foundry l’a hissé sur la première marche de son podium des plus beaux jeux de 2017.

 

Planet of the Apes : Last Frontier - PlayStation 4Un jeu baptisé La Planète des singes, forcément, nous étions partants. Et encore davantage en apprenant que l’intrigue de celui-ci se situerait entre L’Affrontement (2014) et Suprématie (2017), soit les opus n°2 et 3 de la trilogie préquelle au chef-d’œuvre signé Franklin J. Schaffner datant de 1968 (c’est bon tout le monde suit ?). Cerise sur le gâteau, la société fondée par Andy Serkis et spécialisée dans la mocap, The Imaginarium, était également de la partie. Cependant, dès les premières minutes du jeu, notre enthousiasme initial fut rapidement douché. En effet, Last Frontier se révèle bien vite ne pas être un jeu vidéo mais un film (beaucoup) interactif (très peu). Toutes les trente secondes environ, le film se met en pause, requérant alors une décision de votre part qui, dans les faits, n’aura aucune incidence sur le déroulement de l’intrigue, avant la séance de visionnage ne reprenne. Et ainsi de suite durant près de trois heures. Si l’on reconnaîtra un talent certain à la boîte de Serkis pour les performances en mocap, le tout plutôt élégamment présenté en matière de réalisation et de bande originale, l’ensemble n’en reste pas moins passablement ennuyeux à jouer et surtout loin, très loin d’égaler la puissance narrative de la trilogie sus-citée. L’idée de départ était donc fort séduisante, le résultat final beaucoup moins.

  • Testé sur PS4 Pro à partir d’une version téléchargée (version 1.02)
  • Taille occupée : 40,63Go
  • Sortie le 22 novembre 2017 sur PlayStation 4
  • Trailer de lancement

 

Hidden Agenda - PlayLink - PlayStation 4Après la 4K (dynamique) de la PlayStation 4 Pro et la réalité virtuelle du PlayStation VR, deux nouveaux hardwares lancés fin 2016, Sony tente à présent une autre approche en matière de jeux vidéo : ceux à connotation ludique et sociale. Soit le genre de titres auxquels s’adonner entre amis sur une durée limitée (maximum une heure ou deux, parfait pendant l’apéro donc) et ne nécessitant aucune aptitude particulière à la manette puisque ces titres se jouent à l’aide d’un… smartphone ! Sitôt le jeu lancé sur la console, direction donc votre précieux sésame (qui ne vous quitte plus 24h/24) pour vous amuser entre amis ou en famille. Il faudra simplement au préalable télécharger l’application correspondante (une par jeu) et se connecter au même réseau Wifi que la console. En octobre dernier, nous avions été conviés à une découverte des premiers titres de cette nouvelle gamme baptisée « PlayLink » dans une maisonnette cossue de la capitale où s’était réunie une partie de la jetset parisienne mais à dire vrai, nous avions plutôt jeté notre dévolu sur le champagne et les petits fours (c’était gratos donc forcément !). Quelques semaines plus tard, nous avons pu les essayer à nouveau dans le canapé miteux de la rédac et en compagnie cette fois-ci d’une boite de Choco BN et d’un café dégueu (forcément, c’est tout de suite moins glamour !). Sur les quatre titres que nous avons pu essayer (cinq en comptant La Planète des singes évoqué ci-dessus) : Qui es-tu ?, Knowledge is power, Singstar Celebration, et Hidden Agenda, c’est sans conteste ce dernier qui nous a le plus interpellé. Et pour cause, il s’agit du nouveau titre des britanniques de Supermassive Games qui nous avait bien amusé en 2015 avec leur Until Dawn et qui se spécialisent dans les jeux vidéo à base de mocap. Si le fond n’a rien d’original en soit ressemblant beaucoup à Until Dawn, à savoir prendre des décisions pour (tenter de) démasquer le tueur, c’est surtout sur la forme que Hidden Agenda se démarque avec un travail certain au niveau de la mise en scène et surtout ce nouveau concept hybride entre narration et jeux à plusieurs qui en fait à l’heure actuelle le meilleur représentant de cette nouvelle ligne de jeux PlayLink. À essayer au cours d’une soirée pizza / tarte flambée / raclette ou tout autre repas pour fins gourmets.

  • Testé sur PS4 Pro à partir d’une version téléchargée (version 1.06)
  • Taille occupée : 36,88Go
  • Sortie le 22 novembre 2017 sur PlayStation 4
  • Trailer de lancement

 

Sur Xbox One

PlayerUnknown's Battlegrounds - Xbox OneÀ l’exception de Forza Motorsport 7, l’autre grosse exclusivité de la Xbox One (X) sortie juste à temps pour noël avait pour nom PlayerUnknown’s Battlegrounds, plus connu sous l’abréviation PUBG. Enfin « sortie » pas vraiment car le titre était encore au statut « d’accès anticipé » au moment de son lancement sur console début décembre (et y restera sans doute encore pour quelque temps), mais Microsoft ne pouvait raisonnablement faire l’impasse sur le phénomène mondial vidéoludique du moment juste avant les fêtes. Et quel phénomène ! Pour ceux qui seraient passés complètement à côté, en voici résumé les grandes lignes : PUBG est l’œuvre d’un irlandais dénommé Brendan Greene, plus connu sous le pseudonyme de PlayerUnknown (on y vient) qui, après avoir rejoint les rangs du studio sud-coréen Bluehole, « s’est assis et a conçu PUBG ». Lancé en exclusivité sur PC en mars 2017, là aussi en accès anticipé, le titre affole rapidement les compteurs, aussi bien du côté des exemplaires vendus (10M en septembre, 15M en octobre, 20M en novembre) que du nombre de joueurs connectés simultanément (1M en septembre, 2M en octobre, 3M fin décembre). Du côté de la Xbox One, les chiffres sont tout aussi affolants avec déjà 3M d’exemplaires vendus au 11 janvier 2018, soit un mois à peine après son lancement sur la console de Microsoft ! Mais pourquoi donc un tel engouement ? Pour le découvrir et puisque nous ne disposons pas d’un PC gaming à la rédac (nobody’s perfect), nous avons donc demandé à Microsoft de bien vouloir nous fournir un exemplaire XBO histoire de pouvoir, à notre tour, essayer la chose. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le concept est bête comme chou. Moyennant un abonnement Xbox Live Gold (obligatoire pour pouvoir y jouer) et la création très sommaire d’un avatar, votre personnage se retrouve parachuté (seul, en duo ou en escouade de quatre) au-dessus d’une île paumée au milieu de nulle part mais en compagnie de 99 autres gugusses. Sitôt sur le plancher des vaches, c’est parti pour l’exploration des lieux et autres bâtisses en vue de collecter différents ustensiles et autres véhicules motorisées mais aussi et surtout les objets les plus létaux possibles. Car le but n’est ni plus ni moins, tel un Highlander, que d’être le dernier survivant de l’île en trucidant joyeusement ses petits camarades. Le concept vous rappelle quelque chose ? Rien d’étonnant à cela puisqu’il s’inscrit dans un genre devenu très couru ces dernières années : les jeux vidéo dits Battle Royale, du nom de l’électrochoc cinématographique réalisé par Kinji Fukasaku sorti en 2000. Pour autant, il ne faudrait pas oublier qu’un tel concept remonte encore plus avant puisque des films tels l’excellent Prix du danger (1983) de Yves Boisset ou encore le plaisir coupable Running Man (1987) de Paul Michael Glaser adapté du roman éponyme de Stephen King reposaient déjà sur un concept similaire. Mais il faut croire que beaucoup préfèrent s’en tenir au 21ème siècle, a fortiori depuis le succès (littéraire puis cinématographique) d’une certaine saga Hunger Games. Qu’est-ce qui peut bien pousser ainsi autant d’individus à porter en triomphe de telles tueries de masse érigées en spectacles ? Il y aurait assurément là une très intéressante analyse psycho-sociale du genre humain à mener et des gamers en particulier chez qui l’art du massacre (virtuel) rafle tous les suffrages. PUBG ne fait pas exception à la règle et c’est sans doute son concept de repartir sans cesse sur un même pied d’égalité qui attire autant les joueurs du monde entier. Ça et ce compte à rebours qui pousse infatigablement les survivants à s’entretuer au sein d’une « zone rouge » de plus en plus restreinte avec en point de mire l’objectif d’être le « last man standing » (« woman » histoire ne de pas être accusé de sexisme) afin de déguster le fameux Chicken Dinner. Loin d’être parfait sur le plan technique à l’heure actuelle (nous avons rencontré pas mal de bugs graphiques et autres ralentissements tandis que l’option HDR n’apporte rien de très significative), PUBG est (très) régulièrement patché afin de corriger tous ses petits défauts en vue de sortir au plus vite de sa phase d’accès anticipé… Dans un avenir plus ou moins proche, le titre de Bluehole débarquera également sur les autres supports, l’exclusivité Xbox n’étant que temporaire comme le rappelait encore récemment Chang Han Kim, le PDG de PUBG Corp. PUBG ralliera alors sans coup férir à sa cause encore davantage de dindons (de la farce ?), tous prêts à plumer leurs congénères. Ainsi va la vie des gamers, ainsi va le monde…

 

Quand y’en a plus, y’en a encore

Destiny 2 : La Malédiction d'Osiris - PlayStation 4Vous n’en avez pas eu assez avec les titres ci-dessus ? Vous en voulez encore ? Pas de problème, il y a du rab. Et même beaucoup de rab ! Entre les extensions et les portages, ce ne sont pas les jeux vidéo qui manquent de ce côté-là pour occuper vos longues soirées d’hiver. À commencer par Destiny 2 qui a vu débarquer en fin d’année le premier d’une (longue) série de contenus additionnels baptisé La Malédiction d’Osiris. Ça et, au détour d’une autre mise à jour, l’ajout du HDR qui faisait défaut à ce titre à sa sortie en septembre dernier. De quoi rehausser encore davantage des graphismes déjà particulièrement seyants. À l’occasion de la Paris Games Week 2017, nous avons pu nous entretenir avec Sam Jones et Dave Matthews, respectivement superviseur d’équipes et responsable des armes et équipements sur Destiny 2. Deux concepteurs tombés dans la marmite des jeux vidéo étant petits en arpentant les salles d’arcade (désormais désuètes) pour qui le défi principal de cette suite fut de bâtir un univers capable de répondre à la fois aux attentes des joueurs du premier épisode sans pour autant laisser sur le bas-côté les nouveaux venus. Pour y parvenir, les deux hommes brassèrent quantité de références, notamment dans le domaine de la SF, tout comme leur collègue Jesse van Dijk que nous avions interviewé en 2015 à l’occasion du premier Destiny. Une décision qui en explique également une autre : celle de n’avoir proposé aucune nouvelle classe de personnages et de s’en être tenu aux trois mêmes déjà présentes dans l’opus inaugural, toujours dans l’optique de permettre aux anciens joueurs de se retrouver en terrain connu. De là à obtenir la moindre bribe d’information pour la suite des évènements et notamment sur un éventuel n°3 (pour rappel, Destiny 1 et 2 sont sortis respectivement en 2014 et 2017), comme bien souvent, c’est motus et bouche cousue. Une représentante d’Activion présente au moment de cette rencontre nous a toutefois précisé que le contrat liant l’éditeur au studio Bungie signé en 2010 pour une durée de 10 ans pouvait très bien être modifié. De là à dire que celui-ci serait susceptible d’être prolongé, il n’y a qu’un pas. D’autant que Sam et Dave, en bons « vendeurs » de leur produit, se sont empressés d’ajouter qu’ils regorgeaient d’idées pour continuer à étendre l’univers de Destiny. Comme le disent les anglo-saxons en pareille circonstance : Wait and see…

  • Testé sur PS4 Pro à partir d’une version téléchargée (version 1.13)
  • Taille occupée : 46,47Go
  • Sortie le 5 décembre 2017 sur PS4, XBO et PC
  • Trailer de lancement

 

Resident Evil 7 Gold Edition - PlayStation 4En tout début d’année 2017 sortait le septième opus de la série canonique des Resident Evil. Attention, pour ceux qui auraient lu notre petit laïus ci-dessus concernant The Evil Within 2, nous parlons toujours bien ici-même des jeux Resident Evil et non des films (faut suivre aussi !). Attention, nous parlons bien également ici de la série canonique et non des différents épisodes spin-off (c’est bon, vous suivez toujours ?). Un septième épisode qui surprenait agréablement à plus d’un titre : vue subjective, ambiance craspec digne des slashers 70s/80s, le tout loin des sentiers battus de la saga et ses mythiques Umbrella Corporation et autres Raccoon City. Bref, une sacrée cure de jouvence si l’on puit dire mais qui n’en fichait pas moins le trouillomètre à zéro (surtout si vous y jouez le soir dans le noir). Et bien que cette histoire inédite se suffisait à elle-même, les traditionnels DLC étaient bien entendu dans les starting-blocks avant même la sortie du jeu. La Gold Edition entend donc tous les réunir au sein d’une seule et même édition et le résultat est pour le moins disparate. Exit la frousse par l’entremise d’une histoire qui vous prenait aux tripes (au propre comme au figuré) et place à de nouveaux modes de jeu dont on aura vite fait le tour, d’autant plus qu’une majorité se la joue désormais bien bourrin (le trailer ci-dessous annonce d’ailleurs assez clairement la couleur à ce sujet). Bref, des modes annexes histoire de s’amuser quelques heures supplémentaires mais qui ne prolongent pas vraiment la peur ressentie initialement en traversant ce Resident Evil 7. Certains y trouveront peut-être malgré tout leur comptant.

  • Testé sur PS4 Pro à partir d’une version téléchargée (version 1.01)
  • Taille occupée : 32,38Go
  • Sortie le 12 décembre 2017 sur PS4, XBO et PC
  • Trailer de lancement

 

Dead Rising 4 : Frank's Big Package - PlayStation 4Fin 2016 cette fois débarquait le 4ème épisode des aventures de Frank West sorti à l’époque en exclusivité temporaire sur Xbox One. Un an plus tard, le titre de Capcom arrive comme promis sur la console d’en face, à savoir la PlayStation 4, nanti comme il se doit de tous les contenus additionnels parus dans l’entrefaite. Et la première chose qui surprendra d’entrée les possesseurs de matos ad hoc est l’absence de HDR sur la console de Sony alors que cette option était belle et bien présente sur celle de Microsoft où le jeu est d’ailleurs annoncé comme optimisé pour la Xbox One X. Pourquoi donc un tel traitement de (dé)faveur ? Un patch sera-t-il prochainement disponible sur PS4 ? Affaire à suivre comme on dit dans ces cas-là. Pour le reste, Dead Rising 4 n’a pas vraiment changé d’un iota et offre toujours son bon gros quota de zomblards à trucider dans la joie et l’allégresse sans trop se poser de questions. Le résultat, manette en main, est toujours aussi plaisant et défoulant, surtout que pendant ce temps-là, du côté de la petite lucarne, la série Walking Dead n’en finit plus de nous gonfler.

  • Testé sur PS4 Pro à partir d’une version téléchargée (version 1.01)
  • Taille occupée : 68,73Go
  • Sortie le 5 décembre 2017 sur PS4, XBO et PC
  • Trailer de lancement

 

Okami HD - PlayStation 4Poursuivons notre retour vers le futur avec cette fois-ci non pas un DLC mais le portage HD d’un titre sorti initialement sur PlayStation 2 en 2007 (en 2006 au Japon) avant d’être transposé par la suite sur Wii en 2008 puis sur PlayStation 3 en 2012. Encensé dès sa sortie, Okami n’a rien perdu de sa superbe dans sa transposition sur PlayStation 4 et Xbox One, exception faite des différents objets qui ont tendance à popper systématiquement à l’écran. Il conviendra également de se familiariser avec la caméra quelque peu problématique à manœuvrer au début tandis qu’il faudra en passer par un bon quart d’heure d’introduction suivi d’une grosse demi-heure de tutoriel. Soit quarante-cinq minutes qui permettront de vous familiariser avec l’histoire qui sert de toile de fond à Okami ainsi que le maniement de votre avatar, mi-loup / mi-dieu. À commencer par les différentes techniques dites « divinités du pinceau » tandis que la petite bestiole qui vous accompagne assure comme tout bon sidekick du héros qui se respecte la caution humoristique de l’aventure. Et pour peu que vous ne soyez pas réfractaire au parti-pris graphique à base de calligraphie (cf. la bande-annonce ci-dessous) et le propos très « Hayao Miyazaki » quant aux rapports entre l’Homme et Dame Nature (avec des majuscules partout s’il vous plaît !), alors ce Okami HD saura vous enchanter à coup sûr. À quand une version Switch pour pouvoir y jouer partout ?

  • Testé sur PS4 Pro à partir d’une version éditeur (version 1.00)
  • Taille occupée : 16,20Go
  • Sortie le 12 décembre 2017 sur PS4, XBO et PC (existe également sur PS2, PS3 et Wii)
  • Trailer de lancement

 

Outcast : Second Contact - Xbox OneEt l’on remonte encore plus loin dans le passé avec un titre sorti cette fois-ci initialement sur PC en… 1999 ! Ouh là, on en voit déjà d’ici qui se demande dans quel traquenard ils vont s’embarquer. Eh bien, c’est l’histoire d’un mec répondant au doux patronyme de Cutter Slade qui se retrouve embarqué à l’insu de son plein gré dans des mésaventures façon Sliders (oui ça aussi ça ne date pas d’hier, on vous l’accorde !) pour sauver rien moins que la Terre ! Et tout ça à cause de qui ? On vous le donne en mille ? Eh oui, les scientifiques (encore eux) qui ont trouvé un moyen de se balader dans des mondes parallèles (d’où Sliders, on a les références qu’on peut !). Vous trouvez qu’on en fait des caisses au cours de cette présentation ? Et bien attendez un peu de vous frotter quelques minutes à ce Cutter Slade et vous comprendrez ! Avec son côté bœuf pas vraiment politiquement correct, il n’est en effet pas dit que le bonhomme sera du goût de tous. Pour autant et au-delà de ses animations un peu « rigides », il conviendra de rendre à César ce qui lui appartient. En effet, ce Outcast : Second Contact sera l’occasion pour tous de se replonger si besoin était dans l’un des titres précurseurs d’un genre devenu aujourd’hui la norme : les jeux à base d’open world. Rien que pour ça et pour son humour irrévérencieux eu égard aux standards pudibonds de notre société contemporaine, nous on dit banco !

  • Testé sur Xbox One X à partir d’une version téléchargée
  • Taille occupée : 8,50Go
  • Sortie le 14 novembre 2017 sur PS4, XBO et PC
  • Trailer de lancement

 

Chaos on Deponia - PlayStation 4Refermons ce petit diaporama des jeux vidéo sortis fin 2017 avec une bonne grosse lampée humoristique. Et plus précisément de l’humour sale gosse. Sorti initialement sur PC en 2012, Deponia était le premier volet d’une trilogie (qui se mua ensuite en quadrilogie) et fut transposé sur consoles en 2016. Un an plus tard, c’est au tour du deuxième épisode, Chaos on Deponia, de débarquer sur PS4 et XBO. Et si vous n’aviez pas joué à Deponia, pas de panique, les premières minutes de cette suite se chargeront de vous résumer, à leur manière, ce que vous avez loupé. Le tutoriel et le générique vous mettent directement dans l’ambiance en la personne de Rufus, un adulescent imbu de lui-même à un point tel qu’il mériterait des baffes toutes les trente secondes. Sauf que Rufus, c’est vous qui allez devoir le diriger dans cette histoire rappelant pas mal, au choix, le manga Gunnm ou le film Elysium. À savoir les nantis qui vivent dans une cité flottante du nom d’Elyseum tandis que la plèbe tente de survivre sur le plancher des vaches devenu un gigantesque dépotoir à ciel ouvert. Dans les grandes lignes, l’intrigue de ce n°2 reprend là où s’arrêtait le premier : tombée de sa cité rutilante, une donzelle a atterri amnésique dans ce monde-poubelle. Et Rufus va devoir recoller tous les morceaux. Chaos on Deponia, c’est le croisement réussi des productions LucasArts des 90s type Monkey Island et l’univers des Monty Python : une succession quasi-interrompue de situations et de répliques (uniquement en anglais sous-titrés français) complètement farfelues mais oh combien hilarantes. Dès la première scène, pour récupérer un simple marteau dans une caisse à outils, vous serez ainsi amené à trucider, noyer et broyer au mixeur un gentil petit canaris, mettant le feu au passage à la cuisinière tandis que papy et mamy discutent tranquillement au premier plan sur le fait que Rufus (donc vous !) est un garçon bien élevé et responsable. Rires assurés ! Le design cartoonesque de cette aventure de type point’n click haute en couleur est le fruit de nos voisins teutons Daedalic Entertainment à qui l’on devait dernièrement les tous aussi réussis Les Piliers de la Terre et Shadow Tactics : Blades of the Shogun. Il nous tarde à présent de voir les deux épisodes suivants débarquer sur consoles.

  • Testé sur PS4 Pro à partir d’une version téléchargée (version 1.01)
  • Taille occupée : 1,91Go
  • Sortie le 6 décembre 2017 sur PS4 et XBO (existe également sur PC)
  • Trailer de lancement

Une réflexion sur « PlayStation 4 & Xbox One : Les jeux vidéo de noël 2017 »

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