Super Mario Bros - 8 bit

Nintendo Switch : Les titres phares sortis en 2017

Si les sorties de jeux vidéo sur PlayStation 4 et Xbox One étaient déjà très nombreuses en 2017 et a fortiori au moment des fêtes de fin d’année, que dire alors de celles sur Nintendo Switch ? Le qualificatif d’avalanche n’y suffirait plus ! Là encore, nous avons (arbitrairement) décidé de retenir certains jeux qui ont tout particulièrement retenu notre attention et auxquels nous nous sommes adonnés en toute décontraction, sur le canap, au lit, dans les transports, sur un transat et même lors de réunions au sommet… avec soi-même. Et oui, c’est bien connu, avec la petite dernière de Nintendo, vous pouvez jouer absolument partout et y passer des heures.

  • Retrouvez la première partie de ce dossier consacré aux consoles PS4, XBO et Switch à cette adresse.
  • Retrouvez la deuxième partie de ce dossier consacré aux jeux PS4 & XBO sortis à Noël 2017 à cette adresse.

Comme nous l’évoquions dans la première partie de notre dossier, c’est une véritable renaissance du Phoenix que s’est offert Nintendo avec le lancement triomphal de sa Switch en mars 2017. Nul doute que le consolier a sabré le champagne en annonçant les derniers chiffres de ventes aux États-Unis, au Japon et en France tombés en début de mois avec respectivement 4,8 millions (un nouveau record pour une console sur les terres de l’Oncle Sam après seulement 10 mois de commercialisation), 3,4 millions (à comparer aux 3,3 millions de Wii U vendues en 5 ans au pays du Soleil Levant) et 911 000 exemplaires (le précédent record était de 703 000 Wii dans l’Hexagone). Pourtant, beaucoup était (très) sceptique à l’annonce de cette machine hybride. Mais à l’arrivée l’engouement est là et ne semble pas près de s’estomper. Et nous sommes les premiers à admettre que son potentiel d’attractivité et d’addiction n’est plus à remettre en question. À tel point que la Switch ne nous quitte effectivement pratiquement plus du matin jusqu’au soir. Un attrait qui s’explique non pas tant par les qualités techniques intrinsèques de la machine (qui tiennent largement mieux la route que ce que d’aucuns craignaient en première instance) que par son très impressionnant catalogue qui grandit à vue d’œil entre jeux first party et portages plus que probants de titres déjà disponibles sur les consoles concurrentes. Et si nous n’avons hélas pas été en mesure de nous adonner à tous les jeux que nous aurions souhaités (on pense entre autres à Mario Kart 8 Deluxe, Ultra Street Fighter II, Splatoon 2 ou encore Xenoblade Chronicles 2), la faute à ce même engouement mais de la presse cette fois que Nintendo a bien du mal à satisfaire. Nous n’en avons pas moins retenu la petite sélection ci-dessous qui saura à n’en pas douter vous occuper durant de très nombreuses heures.

Sommaire

 

Mario & Zelda main dans la main

The Legend of Zelda : Breath of the Wild - SwitchÀ tout seigneur tout honneur, débutons avec LE jeu qui ouvrit le bal : le légendaire Zelda et son « souffle sauvage ». Un titre phare que Nintendo s’est fait fort de proposer en même temps que le lancement de sa Switch et qui aura permis au géant nippon d’écouler sa petite dernière par containers entiers. À tel point qu’en mars 2017, il s’est même vendu davantage d’exemplaires de Zelda que de Switch aux États-Unis ! En France, Breath of the Wild occupe la troisième marche du podium 2017 avec 410 000 exemplaires vendus ; soit quasiment un acquéreur de Switch sur deux. En parallèle de ces chiffres de ventes impressionnants démontrant l’attrait du public, Zelda a également su s’attirer les faveurs de la presse puisque le jeu rafle dans bien des rédactions le titre de meilleur jeu de 2017, toutes plates-formes confondues. N’en déplaise à Nintendo, ce n’est pas le cas chez nous (notre chouchou sur la Switch se trouvant en effet deux cases plus bas). Ce qui ne signifie aucunement que nous n’y prenons pas plaisir. Depuis que Nintendo nous a fait parvenir un exemplaire à sa sortie, nous y rejouons régulièrement tant cet open-world nous offre une foultitude de lieux à explorer, de quêtes à mener, d’adversaires parfois bien velus à venir à bout ; le tout avec force maestria aussi bien en termes de graphismes que de bande son. Il aura certes fallu un petit patch peu après sa sortie afin de rectifier quelques soucis de framerate mais il n’en demeure pas moins vrai que voir un univers aussi vertigineux et flamboyant défiler devant nos yeux (et nos oreilles) ébahis relève sans conteste du tour de force. Bref, le fameux « souffle sauvage » du titre ne saurait mentir et aura permis à Nintendo de frapper un très grand coup dès le lancement de sa Switch.

 

Super Mario Odyssey - Nintendo SwitchAprès l’open-world Zelda, place à l’open-world de l’autre mascotte de Nintendo. Sept mois seulement après le tonitruant Breath of the Wild, c’était au tour du plus célèbre plombier moustachu de débarquer sur la Switch. Alors certes, chronologiquement parlant, Super Mario Odyssey s’était fait griller la politesse par Mario Kart 8 Deluxe (sorti un mois après Zelda : pas vu pas pris à la rédac !) et Mario + The Lapins Crétins (sorti fin août : on vous en reparle juste après). Mais au regard des chiffres de ventes 2017, il apparaît très clairement que ce Mario Odyssey était le plus attendu de tous. Jugez plutôt : 512 000 exemplaires vendus en France, 1,3 millions au Japon et 2,9 millions aux États-Unis, ce qui représente respectivement 56%, 38% et 60% des acheteurs de Switch (au Japon, c’est Splatoon 2 avec 1,7 millions qui occupe la première place : là encore, pas vu pas pris à la rédac !). Concernant le jeu à proprement parler, nous pourrions à peu de chose près reprendre notre appréciation de Zelda ci-dessus et l’apposer à ce Super Mario Odyssey tant les pérégrinations du petit moustachu rondouillard sont là aussi enchanteresses avec même, pour les vieux de la vieille (oui, je me sens concerné) les petites phases en hommage à la grande époque des consoles 8 bits qui vit naître le personnage. De surcroît, à l’image de Breath of the Wild, les complétistes pourront compter sur un univers gargantuesque à exploiter s’ils entendent poncer ce Mario-là jusque dans les moindres recoins.

 

Mario + The Lapins Crétins : Kingdom Battle - Nintendo Switch (Packshot)Le voilà notre chouchou 2017 sur la Switch. En septembre dernier, nous nous étions déjà longuement épanchés sur ce titre d’Ubisoft pour vous dire tout le bien qu’on en pensait. Depuis, nous y sommes revenus maintes fois, ponçant le jeu de fond en comble, laissant parfois les heures filées sans même nous en rendre compte, à l’image de cette anecdote survenue au moment des fêtes de fin d’année à l’auteur de ces lignes (histoire vraie) et démontrant si besoin était combien ce titre reste inlassablement notre préféré sur cette console :

« Stf, t’es où ?

– Aux toilettes ?

– Mais ça fait des heures que tu es là-dedans !

– Oui, j’ai bientôt explosé Bowser Junior !

– Quoi ? Tu as coulé un bronze en or ?

– Mais non ! C’est le jeu auquel je joue, Mario + The Lapins Crétins, j’ai presque fini.

– Bon et bien quand tu auras terminé, tu pourras peut-être venir déjeuner. Tu as passé toute ta matinée là-dedans !

– Euhhh !!! J’arrive… »

 

Pour les saigneurs

C’est sans conteste le grand virage que beaucoup ont constaté avec la Switch : l’ouverture à des titres plus « matures » alors que jusqu’à présent, à de rares exceptions (ZombiU sur WiiU pour n’en citer qu’un), les consoles Nintendo étaient plutôt enclines à accueillir des titres dépeignant une violence « édulcorée », laissant le gore et le craspec à d’autres. Une situation qui a bien changé avec l’arrivée de la Switch comme peuvent en attester les titres ci-dessous.

 

The Elder Scrolls V : Skyrim - Nintendo SwitchLors de l’annonce de la Switch, beaucoup, à commencer par nous, s’étaient esclaffés pour ne pas dire étranglés en apprenant que Bethesda allait y adapter Skyrim. Par quel miracle un jeu aussi maousse costaud qui venait tout juste de faire l’objet d’une remasterisation sur PS4, XBO et PC allait-il bien pouvoir tourner sur une console aussi riquiqui ? « Monumentale erreur » comme dirait Schwarzy dans le fort sympathique mais injustement boudé à sa sortie Last Action Hero ! En octobre dernier, nous avions déjà pu essayer la chose dans un petit box de la Paris Games Week 2017 et quelle ne fut pas notre agréable surprise en découvrant un portage qui tenait plus que vaillamment la route. Quelques semaines plus tard, c’est à la version finale à laquelle nous avons pu jouer, confirmant alors notre sentiment premier. Alors certes, le jeu n’est plus aussi beau que sur les supports sus-cités, la faute à pas mal de compromis pour parvenir à tout faire « tenir » dans la Switch. De fait, il sera fortement déconseillé d’y jouer en mode télé, vos yeux risqueraient de ne pas s’en remettre. Mais en contrepartie, quel immense plaisir que de pouvoir emporter désormais Skyrim dans sa poche et d’y jouer partout où l’on va ! Et ça, ça n’a pas de prix. Enfin si : 60€ tout de même. Un tarif que d’aucuns jugeront peut-être un peu élevé pour un portage !

 

Doom - Nintendo SwitchLà encore, pour un peu, nous pourrions reprendre notre laïus ci-dessus et remplacer le mot « Skyrim » par « Doom ». Oui nous avions bien ri en apprenant lors d’un Nintendo Direct en septembre dernier que le studio id Software (propriété de Bethesda) était en train d’adapter sur Switch son célèbre titre sorti un an plus tôt sur PS4, XBO et PC. Oui mais voilà, nous avions du ravaler notre morgue en essayant le titre un mois plus tard à la Paris Games Week 2017. Oui, la version finale aura su confirmer ce petit galop d’essai. Et oui, il sera là aussi très fortement déconseillé de se hasarder à y jouer sur la télé. Et oui à nouveau, 60€ pour un portage, certains risquent là encore de trouver la note quelque peu salée. Ceci étant dit, il y a une petite nuance à apporter par rapport à notre ressenti sur Skyrim. De par sa nature même de FPS particulièrement nerveux, Doom se prête déjà nettement moins bien au maniement à l’aide des Joy-Con et il sera largement préférable d’y jouer au Pad Pro (comptez une soixante d’euros). Ce qui paradoxalement rendra la chose déjà plus délicate en mode nomade. Notons pour finir que Doom fait partie des jeux les plus « gourmands » à date en termes de taille occupée. En effet, il faudra compter plus de 21Go d’espace disponible sur votre carte SD si vous récupérez le jeu sur l’eShop (comme ce fut notre cas) tandis qu’il vous en coûtera quelques 9Go supplémentaires à télécharger si vous achetez une version physique ; la faute à la taille des cartes de jeux (cf. la première partie de notre dossier). Malgré tout, il nous tarde à présent de découvrir ce qu’il en sera de l’adaptation sur Switch de Wolfenstein II : The New Colossus attendue dans le courant de l’année 2018.

 

Resident Evil Revelations 2 - Nintendo SwitchEt puisque nous venons tout juste d’aborder le sujet de la taille occupée par les jeux, le champion actuel toute catégorie (tout du moins parmi les titres auxquels nous avons pu jouer) se nomme Resident Evil Revelations 2. Pour le coup, inutile de le chercher dans votre crèmerie préférée puisque le titre de Capcom est uniquement disponible sur le Nintendo eShop moyennant un téléchargement de quelques 24Go (vous comprenez un peu mieux à présent pourquoi nous vous conseillions d’investir dans une carte SD d’au moins 128Go dans la première partie de notre dossier !) mais à un tarif déjà nettement plus « doux » que les deux titres de Bethesda évoqués ci-dessus (comptez 24,99€). Le premier Resident Evil Revelations est également sorti à la même date mais nous n’avons pas pu l’essayer, la faute là encore à un véritable engouement des médias pour ces deux jeux face auquel Cacom a donc dû ménager la chèvre et le chou afin de contenter tout son monde. Qu’à cela ne tienne, la perspective de pouvoir là encore nous adonner à un Resident Evil sur la Switch suffira déjà amplement à faire notre bonheur même si les Revelations ne sont pas nos préférés. À quand l’épisode à l’origine de tout sur la machine de Nintendo : ce mythique Resident Evil qui fit l’objet d’une version « HD Remaster » en 2015 sur PS4 et Xbox One ?

 

L.A. Noire - Nintendo SwitchAprès les jeux volontiers portés sur le gore, place à un titre tout autant destiné à un « public averti ». Et pour cause : L.A. Noire est un jeu signé Rockstar (auteur de la célèbre franchise ô combien controversée Grand Theft Auto) sorti initialement sur PS3 et Xbox 360 en 2011 et qui a donc eu les honneurs d’un portage sur PS4, XBO et… Switch ! Une annonce tombée à la dernière minute (en septembre pour une sortie en novembre) qui en aura surpris plus d’un tant les open-world particulièrement gigantesques imaginés par le studio se prêtaient de prime abord assez mal à une transposition sur la petite dernière de Nintendo. Contrairement à Breath of the Wild ou encore Mario Odyssey conçus dès le départ et donc optimisés pour la Switch, le portage de L.A. Noire se fait avec pas mal de compromis par endroits. Cependant l’ensemble tient globalement la route tout en utilisant les spécificités de la console (écran tactile, reconnaissance de mouvement). Pour le reste, c’est avec un plaisir renouvelé que nous nous sommes replongés dans cette intrigue en hommage aux polars de la grande époque du Septième Art, quelques jours seulement après un nouveau visionnage du L.A. Confidential (1997) de Curtis Hanson ressorti dans une nouvelle édition Blu-ray en novembre dernier à l’occasion de son vingtième anniversaire (normalement on a prévu un test ad hoc mais rien n’est moins certain). À noter que, tout comme Doom, L.A. Noire est particulièrement gourmand puisqu’en plus de la carte physique du jeu que l’éditeur nous a fait parvenir, il nous a fallu télécharger quelques 13Go supplémentaires ! Mais après la (bonne) surprise de voir des titres Bethesda débarquer sur la Switch (cf. Skyrim et Doom évoqués ci-dessus), Rockstar se lance donc à son tour dans le grand bain avec son L.A. Noire. À quand Grand Theft Auto sur la console de Nintendo ?

 

Pour les masochises

Si vous êtes à la recherche de titres particulièrement « velus » comme on dit, alors vous avez frappé à la bonne porte car les quatre jeux que nous avons pu essayer ci-dessous vont vous donner du fil à retordre. Et pas qu’un peu ! Au point qu’il ne sera pas interdit de se demander jusqu’où pousser le masochisme. Et qu’importe si trois d’entre eux sont sortis en janvier et ne devrait de fait pas apparaître au sein de cet article consacré aux jeux 2017. Quand on aime se faire mal, on ne compte pas.

 

Furi - SwitchSoyons chauvins pour commencer cette rubrique avec un jeu français (cocorico !). Fruit d’un petit studio indépendant montpelliérain répondant au nom de The Game Bakers fondé au début de la décennie, Furi sortit initialement sur PS4, XBO et PC en 2016. À l’époque déjà, le titre nous avait valu pas mal d’ampoules aux doigts avec son concept de boss rush particulièrement ardu et à l’instar d’un Doom, la première chose à retenir de ce portage est que le maniement au Joy-Con n’est pas forcément le plus recommandé pour un jeu requérant un tel niveau de dextérité de la part du joueur. Mais contrairement au titre de id Software, le soin tout particulier apporté à cette transposition sur la Switch le rend aussi plaisant à pratiquer, visuellement parlant, en mode portable qu’en mode télé. Pour ceux qui souhaiteraient se faire une idée plus précise du travail abattu en la matière, nous vous conseillons cette vidéo qui met côte à côte quelques extraits des versions PS4 et Switch. Ceci étant dit et pour peu que vous soyez enclin à vous faire botter les fesses encore et encore à chaque nouveau boss (et ne parlons même pas des modes Furier et Speedrun, plus masochiste tu meurs !), la version Switch de Furi reste d’une fluidité inattaquable secondée par une B.O. du feu de dieu. Et si l’on ne vient pas ici pour la richesse de son scénario ni la profondeur de ses dialogues (là n’est point le but recherché), les créateurs ont malgré tout laissé la possibilité de choisir entre les doublages français, anglais ou japonais comme un hommage aux grands maîtres samouraïs armés de leur sabre (l’arme employé par votre personnage). À votre tour à présent de vous incliner devant votre maître tant ce Furi démontre bien si besoin était qu’en France on ne manque pas de talent.

  • Testé sur Switch à partir d’une version téléchargée (version 1.4.112)
  • Taille occupée : 3,9Go
  • Sortie le 11 janvier 2018 sur Switch (existe aussi sur PS4, XBO et PC)
  • Trailer de lancement

 

Enter the Gungeon - SwitchSi vos pouces ont survécu à l’épreuve du sabre de Furi mais que vous êtes plutôt porté sur les armes à feu, ça tombe bien car Enter the Gungeon, paru initialement sur PS4, XBO et PC en 2015 avant de devenir « million seller » deux ans plus tard (une barre symbolique pour les titres dits « indépendants »), propose de sortir les gros calibres ! Enfin, pas au tout début où vous devrez d’abord vous faire les dents avec des pétoires plus modestes aux sonorités que n’auraient pas renié Les Tontons flingueurs. Mais ne soyez pas dupes par la taille des flingues et le look pixelisé du jeu tant Enter the Gungeon va là aussi vous balancer du plomb dans les chicots dès les premiers niveaux ! À l’instar de l’excellent Dungeon of the Endless du studio français Amplitude, Enter the Gungeon est un titre dit rogue-like à savoir que les différents niveaux sont générés aléatoirement et que de facto, ces derniers seront agencés différemment à chaque nouvelle partie rendant par définition même ce genre de jeux plus ardus que la moyenne puisqu’il devient alors vain de tenter de mémoriser lesdits niveaux. Pour vous frayer un chemin jusqu’à la sortie, vous ne pourrez une fois n’est pas coutume compter que sur votre dextérité et l’impressionnant arsenal mis à votre disposition. Enter the gugeon ferait à coup sûr le bonheur des membres de la NRA tant la culture des armes à feu est véritablement au cœur du jeu : marchands, caractéristiques sans compter des noms souvent à mourir de rires. Car derrière cette avalanche de plomb, les auteurs ont parfaitement su appréhender la chose avec un humour geek au second degré, désamorçant ainsi ce que d’aucuns auraient pu considérer comme une glorification des armes à feu (rappelons qu’il s’agit ici d’un simple jeu vidéo et ne rajoutons pas davantage d’huile sur le feu de leur violence induite auprès de nos charmantes têtes blondes). Derrière son contenu plus que généreux, le seul véritable reproche imputable à Enter the gugeon sera finalement sa lisibilité tant les nombreux projectiles qui fusent à l’écran ont parfois tendance à se confondre avec certains éléments du décor qui volent en éclat. Un travail de précision du pixel qui se retourne presque contre lui-même in fine.

  • Testé sur Switch à partir d’une version téléchargée (version 1.0.3)
  • Taille occupée : 0,359Go
  • Sortie le 18 décembre 2017 sur Switch (existe aussi sur PS4, XBO et PC)
  • Trailer de lancement

 

Super Meat Boy - SwitchAprès le sabre de Furi et les guns de Enter the Gungeon, place à la boucherie de Super Meat Boy. Mais là encore, point de premier degré dans un tel qualificatif sinon le fait que votre personnage est un simple « morceau de viande » qui doit rallier la sortie de chaque niveau, laissant derrière lui une longue traînée sanguinolente accompagné du son de bidoche qui va bien, le tout sans se faire découper par les scies circulaires disséminées çà et là au sein du décor. Et une fois de plus, il ne faudra pas vous fier au look « pixel 8 bits » tant Super Meat Boy va littéralement vous réduire en bouilli à maintes reprises avant que vous n’y parveniez. Sorti initialement en 2010, le titre a depuis été porté sur maintes plateformes (PS4, XBO, etc.) et débarque aujourd’hui sur Switch dans une version toujours aussi hardos sitôt franchi les premiers niveaux pour « se faire la main ». Une mise en jambe qui permettra également de vous familiariser avec l’inertie un peu particulière de votre personnage notamment en matière de glissades et de demi-tours, deux aspects qui nécessiteront un petit temps d’adaptation afin d’anticiper à minima les rebords sur les murs et autres rebords et éviter ainsi de finir en steak haché pour la nième fois. Le design de chaque niveau a en effet été mitonné aux petits oignons, saupoudré d’une bande son au poil, le tout rallongé d’une sauce à la durée de vie plus que conséquente. Bref, un plat de viande à déguster sans modération si ce n’est pour les allergiques aux aliments trop épicés tant la difficulté de Super Meat Boy risque bien de faire monter la moutarde au nez des plus nerveux. Pour les autres, sachez qu’un mets encore plus gargantuesque vous attend dans les mois à venir puisque les deux cuisiniers que sont Tommy Refenes et Edmund McMillen (les créateurs du jeu) préparent en ce moment même la suite, baptisée Super Meat Boy Forever. On s’en pourlèche d’ores et déjà les babines.

  • Testé sur Switch à partir d’une version téléchargée (version 1.0.0)
  • Taille occupée : 0,203Go
  • Sortie le 11 janvier 2018 sur Switch (existe aussi sur PS4, XBO et PC)
  • Trailer de lancement

 

Darkest Dungeon - SwitchEn matière de recette particulièrement relevée, celle de Darkest Dungeon annonce la couleur dès son lancement avec un encart qui avertit très clairement les joueurs les plus téméraires qui se serait aventurés par mégarde aux abords de cette contrée très sobrement baptisée Le Hameau : « Dans Darkest Dungeon, vous vous battez contre plus fort que vous. Des quêtes échoueront ou seront abandonnées. Des héros mourront. Et ils resteront morts. Chaque action est définitive ». Au moins, le message est clair. Et bien qu’un niveau de difficulté dit « radieux » soit disponible pour les nouveaux venus, n’allez pas croire pour autant que vous bouclerez l’aventure en sifflotant. Sorti début 2016 sur PC avant d’être porté quelques mois plus tard sur PS4, le titre de Red Hook Studios, studio canadien basé à Vancouver, débarque aujourd’hui sur Switch dans toute sa radieuse difficulté de dungeon crawler à la sauce rogue-like. Avec son look moyenâgeux dark fantasy et la voix rocailleuse à souhait de son narrateur, Darkest Dungeon vous plonge illico dans son univers fait de sang, de poisons et de chairs putrides à vous rendre rapidement fou à lier précisément de par ses nombreuses décisions à double tranchant qui ne cesseront de survenir au cours de votre quête. Non content d’arborer une patte graphique aussi sombre que soignée, Darkest Dungeon revêt de surcroît les habits d’un RPG dont le pendant gestion se révèle essentiel, depuis votre escouade jusqu’aux différentes ressources mises à votre disposition (armes, nourriture, etc.) en passant par l’indispensable torche qui se consume au fil du temps, augmentant alors d’autant les risques de vous faire surprendre par quelques malandrins tapis dans l’obscurité. À l’instar d’un Super Meat Boy mais dans un registre plus stratégique, Darkest Dungeon mettra en permanence les nerfs des aventuriers et in extenso du joueur à rude épreuve avec ses décisions à sens unique aux détours de chaque croisement et de chaque rencontre. Le « donjon le plus sombre » du titre annonçait clairement la couleur. Tout reste à savoir si vos nerfs parviendront à surmonter les nombreuses épreuves de cet enfer pavé de très bonnes intentions vidéoludiques.

  • Testé sur Switch à partir d’une version téléchargée (version 1.0.0)
  • Taille occupée : 2,3Go
  • Sortie le 18 janvier 2018 sur Switch (existe aussi sur PS4, XBO et PC)
  • Trailer de lancement

 

Sur Nintendo 3DS

Apollo Justice : Ace Attorney - Nintendo 3DSRefermons ce petit diaporama des jeux Switch avec un titre sorti sur… Nintendo 3DS ! Et oui, nous avons extirpé (pour la dernière fois ?) la petite console de l’amas de poussière sous lequel elle croupissait depuis des mois (depuis que la Switch est sortie en fait) afin d’essayer un jeu originellement sorti en 2008 et désormais disponible sur l’eShop. Le principe de Apollo Justice : Ace Attorney est assez simple. Comme son nom l’indique, vous jouez un jeune avocat (attorney en anglais) de la défense et devez interroger les différents témoins appelés à la barre en vue de faire acquitter votre client. Différentes pièces à conviction sont consultables au sein de votre inventaire et le but consiste alors à trouver la faille dans les dires de chaque témoin vis-à-vis desdites pièces. Avec son humour cartoonesque si caractéristique des mangas nippons, Apollo Justice : Ace Attorney est plutôt plaisant même si le concept se révèle assez vite répétitif tandis qu’il faudra obligatoirement maîtriser la langue de Shakespeare pour y jouer puisque le jeu n’est pas localisé en français. Ce qui pourra se révéler un peu délicat face à certains termes employés au cours des témoignages.

  • Testé sur 3DS à partir d’une version téléchargée
  • Sortie le 23 novembre 2017 sur l’eShop
  • Trailer de lancement

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