Detroit : Become Human - Jeux vidéo

PlayStation 4 & Xbox One : Les jeux vidéo de l’été 2018

Entre deux visionnages de Blu-ray 4K, il nous arrive également à la rédac d’utiliser notre tout nouveau téléviseur Ultra HD OLED pour tester des jeux vidéo sur PlayStation 4 Pro et Xbox One X étant donné que les deux consoles permettent, selon les titres, d’afficher des graphismes 4K voire même dans certains cas en HDR. Voici donc un petit diaporama des jeux sortis au cours de ces derniers mois et qui nous aurons occupé une partie de l’été.

Sommaire

 

Sur PlayStation 4

Detroit : Become Human - Packshot PlayStation 4En octobre 2015, à l’occasion de la conférence Sony en ouverture de la Paris Games Week, Detroit : Become Human, le nouveau titre de Quantic Dream, studio français et grand pourvoyeur d’exclusivités PlayStation depuis bientôt une décennie, avait été annoncé en grande pompe. Un titre dont la bande-annonce annonçait très clairement la couleur en s’inscrivant dans la lignée des récits de S.F. robotiques. À savoir que dans un avenir proche (l’action se déroule à Detroit en 2038), les androïdes à apparence humaine font partie intégrante du quotidien et avec eux toute une cohorte d’interrogations : de telles machines sont-elles dignes de confiance, vont-elles prendre nos emplois, sont-elles dotées d’une âme, etc ? Autant de questions que quantité d’œuvres se sont déjà posées depuis fort longtemps : Metropolis (1927) de Fritz Lang, le cycle des Robots de Asimov, Blade Runner (1982) de Ridley Scott adapté du roman de Philip K. Dick ou encore Ghost in the Shell (1995) de Mamoru Oshii adapté du manga de Masamune Shirow. Au cours de la présentation de Detroit en avant-première le 17 mai 2018 au Grand Rex à Paris, David Cage, le réalisateur du jeu, déclarait être un grand fan de l’âge d’or de la S.F. tout en précisant avoir tenté de faire abstraction de telles œuvres afin de ne pas être trop ouvertement influencé. À l’arrivée, force est de constater que le travail abattu (deux ans d’écriture, 5000 pages de script, un an de tournage avec 300 acteurs pour un total de 29 000 plans) aboutit à un univers et une histoire qui font sens. Detroit se focalise sur ce qu’il sait faire de mieux, à savoir nous happer au cœur de son intrigue à tiroir et du destin croisé de ses trois personnages, tous humanoïdes bien entendu. Aussi pointu sur le plan technique (des graphismes HDR au service d’un univers visuellement très abouti, des musiques et des bruitages à l’avenant, une jouabilité presque au poil pour qui n’est pas trop allergique à quelques QTE) que bien ficelé sur le plan scénaristique (plusieurs chemins sont possibles pour chaque chapitre), Detroit : Become Human propose une aventure vidéoludique passionnante, certes très influencée par ses référents cinoches quoiqu’en dise son créateur, mais qui ne cherche toutefois aucunement à réinventer la roue ou bien à faire dans la redite. Un travers dans lequel était tombé, au hasard, un certain Blade Runner 2049. Detroit en 2038 sur PS4 ou bien Los Angeles en 2049 sur grand écran. À vous de voir. Nous, notre choix est déjà fait.

 

Sur Xbox One

State of Decay 2 - Packshot Xbox OneSi comme nous, vous commencez à vous ennuyer de plus ou plus profondément à chaque nouvelle saison de The Walking Dead (il paraîtrait que la série spin-off, Fear The Walking Dead, est beaucoup plus sympa, pas vu pas pris), alors vous aurez peut-être envie de délaisser les aventures de la bande à Rick pour celle de State of Decay 2. Sur le papier, le principe est peu ou prou le même : vous y incarnez un duo (à choisir parmi différents couples au démarrage) dans un monde ravagé par une épidémie qui transforme les humains en zombies amateurs de bonne chair fraiche. Jusque-là, rien que de très conventionnel. Après une petite introduction dans un camp désaffecté en guise de mise en bouche et d’apprentissage des rudiments du gameplay (votre binôme ne trouvant bien entendu rien de mieux que de se faire croquer par un des zombies), place au cœur du jeu lui-même. À savoir un gigantesque monde ouvert où il vous faudra trouver une nouvelle base (une maison, un hangar, etc.) puis sécuriser les lieux avant de la faire « vivre » et la défendre au quotidien. State of Decay 2 combine alors avec un certain talent les aspects purement stratégiques à des phases d’action en vue TPS lorsque vous partez explorer les alentours à la recherche de nouvelles ressources et d’éventuels survivants. Tout ceci irait pour le mieux dans le meilleur des mondes avec de surcroît une belle gestion des graphismes en HDR s’il ne restait pas ici et là différents petits bugs (corrigés au fil des semaines à coup de patches de 8-10Go en moyenne) et que le principe même du gameplay ne se révélait au final un brin répétitif sitôt passée l’excitation des premières heures. De là à dire que le genre « zomblard » ne parvient plus vraiment à nous surprendre aujourd’hui, tout support confondu, il n’y a qu’un pas que nous nous garderons bien de franchir ici.

 

Les puzzles

Semblance - Jeux vidéoImaginé par le petit studio sud-africain Nyamakop, Semblance est un jeu à mi-chemin entre puzzles et plate-forme. La résolution des énigmes consiste, jusque dans une certaine mesure, à déformer / déplacer le décor grâce à votre avatar (une petite boule de guimauve avec des yeux globuleux), ceci afin d’atteindre des lieux inaccessibles de prime abord. Précisons avant toute chose que nous avons testé ce titre sur MacBook Pro mais qu’il existe également sur Switch, support sur lequel nous aurions bien volontiers voulu l’essayer tant la jouabilité au Joy-Con doit sans doute être plus appréciable que celle sur un clavier d’ordinateur portable où la combinaison « touches directionnelles + barre d’espace » n’est pas toujours l’idéal. Pour autant et pour peu que vous adhériez à son univers visuellement minimaliste mais non moins richement coloré, Semblance risque rapidement de vous rendre accroc à son principe de déformation / reformation de l’environnement en vue de trouver le meilleur moyen de se frayer un chemin tout en évitant les différents pièges : piques, insectes, etc. Dommage que l’aventure ne dure qu’une poignée d’heures. Peut-être que les créateurs ont préféré en garder sous le coude en prévision d’une suite éventuelle en cas de succès. C’est tout le mal qu’on peut leur souhaiter.

  • Testé sur MacBook Pro à partir d’une version téléchargée
  • Taille occupée : 2,55Go
  • Sortie le 24 juillet 2018 sur PC, Mac & Switch
  • Trailer de lancement

 

Unravel Two - PlayStation 4En matière de suite, l’annonce de Unravel Two en ouverture de la conférence Electronic Arts au cours du dernier E3 fut une bien jolie surprise, le jeu étant disponible le jour-même de l’évènement. Pour ceux qui n’avaient pas essayé le premier volet sorti en 2016, en voici les rudiments : vous y incarnez un petit personnage haut comme trois pommes et constitué de fil de laine. Un détail qui a toute son importance puisque c’est ce même fil qui sert de base à tout le gameplay afin de s’accrocher, de descendre en rappel, d’attraper façon « lasso » des éléments du décor autrement inaccessibles, etc. Tout ceci afin de progresser au sein d’un jeu d’énigmes / plate-forme à base de décors d’un photoréalisme renversant. Si ce n°2 ne révolutionne rien en soi, l’ajout d’un partenaire à notre bonhomme de départ apporte néanmoins une nouvelle dimension très appréciable au gameplay de base. Il est désormais possible de jouer alternativement l’un ou l’autre des petits bonhommes ou bien de les « fusionner » afin de surmonter à deux des obstacles autrement infranchissables seul. Et si une certaine sensation de redite se fait parfois sentir pour ceux ayant déjà joué au n°1, Unravel Two n’en conserve pas moins toutes les qualités intrinsèques de son prédécesseur, aussi bien sur le plan technique qu’en termes de gameplay. Seul petit regret : que les graphismes ne soient pas proposés en HDR afin d’aboutir à des décors encore plus photo-réalistes.

  • Testé sur PS4 Pro à partir d’une version téléchargée (version 1.01)
  • Taille occupée : 3,76Go
  • Sortie le 9 juin 2018 sur PlayStation 4, Xbox One & PC
  • Trailer de lancement

 

Yoku's Island Express - PlayStation 4Après la boule de guimauve de Semblance et les petits bonhommes de laine d’Unravel Two, place à présent au bousier de Yoku’s Island Express, postier de profession (ne cherchez pas à comprendre le pourquoi de la chose !) qui atterrit sur un atoll peuplé d’une faune et d’une flore luxuriante d’où il faudra là encore se frayer un chemin, comme tout bon jeu de plate-forme qui se respecte. Ici, il n’est point question de déformer le décor ou bien de lancer un filin de laine mais de taper dans la grosse bouboule attachée à la papatte de notre charmant insecte à l’aide des gigantesques leviers de flipper égrainés au sein du décor. Le but étant comme toujours de permettre à notre avatar de débloquer certains passages ou bien d’atteintes des emplacements autrement inaccessibles à la seule force de ses petites pattes. Si le concept pourra déconcerter quelque peu au cours des premières minutes, le temps d’appréhender l’inertie de la boule et de la bestiole attachée à l’autre bout, la progression se révèle toutefois rapidement fun au milieu de ces tableaux bardés de couleurs et d’effets de lumière. Seul petit regret, à l’image de ces deux comparses ci-dessus : que notre voyage au sein de Yoku’s Island Express soit aussi court. À noter que ce titre est également disponible sur Nintendo Switch, version que nous n’avons hélas pu tester car prise d’assaut par les autres journaleux.

  • Testé sur PS4 Pro à partir d’une version téléchargée (version 1.02)
  • Taille occupée : 1,74Go
  • Sortie le 29 mai 2018 sur PlayStation 4, Xbox One, PC & Switch
  • Trailer de lancement

 

Style rétro

Milanoir - PlayStation 4Direction à présent Milan en Italie où l’équipe de Italo Games nous a concocté un hommage bien rétro, tant sur le fond que sur la forme, au néo-polar italien (également connu sous le nom de poliziotteschi). Pour ceux qui ne connaissent pas (tel l’auteur de ces lignes), il ne faudra pas chercher bien longtemps pour comprendre où vous avez mis les pieds. Dans Milanoir, le joueur incarne un dénommé Piero, tueur à gages tout juste sorti de taule et qui entend bien faire bouffer du plomb à celui qui l’y a envoyé. Dès les premières minutes, entre réparties cinglantes et échanges de pruneaux, le tout dans une ambiance totalement décomplexée, le joueur se retrouve en présence du genre de jeux / films qu’un certain Quentin Tarantino affectionne tout particulièrement. Et si l’idée de flinguer à tout va, aussi bien les truands que les innocents (femmes et enfants trépassent eux aussi), ce qui fait le plus défaut à Milanoir dans cet hommage assumé au sous-genre est précisément un cadre et des personnages un tant soit peu étoffés. Derrière le verbiage tarantinesque parfois (beaucoup) pompeux se cache en effet une véritable volonté de caractérisation de ses protagonistes tandis que quantité de longs-métrages italiens des années 60/70 avaient pour toile de fond ces fameuses années de plomb. Deux éléments que l’on ne retrouve hélas que très partiellement ici. Qu’à cela ne tienne, restera donc l’ivresse pour les nostalgiques du pixel arts de dézinguer joyeusement durant quelques heures (quatre ou cinq grand max). À noter que Milanoir est également disponible sur Nintendo Switch, version que nous n’avons hélas pu tester, l’éditeur ayant été assailli de demandes pour ce support (et nous d’arriver après la fusillade sur ce coup-là).

  • Testé sur PS4 Pro à partir d’une version téléchargée (version 1.02)
  • Taille occupée : 2,17Go
  • Sortie le 31 mai 2018 sur PlayStation 4, Xbox One, PC & Switch
  • Trailer de lancement

 

SEGA Mega Drive Classics - Packshot PlayStation 4Attention, énorme séquence nostalgie à présent à base de bons gros pixels qui tachent. Celle des années 80/90. Celle d’une époque où SEGA, c’est plus fort que toi. Lorsque la galette est arrivée à la rédac, l’auteur de ces lignes a rajeunit d’un seul coup d’un seul de 25 piges (ou pris un coup de vieux de 25 piges, c’est selon) et s’est jeté à corps perdu sur des titres ayant bercé son adolescence de geek boutonneux : Altered Beast, Golden Axe, Shadow Dancer, etc. La liste complète des 50 jeux de cette collection SEGA Mega Drive Classics est disponible ici et rappellera à n’en pas douter de bons vieux souvenirs à beaucoup de joueurs de l’époque. Pas de remasterisation de l’image ni du son au programme mais une interface rappelant une chambre d’ado de l’époque et ces célèbres cartouches Mega Drive alignées sur une étagère pour faire son choix. Il y a bien quelques petits ajouts malgré tout, tel que des options de filtres graphiques, une possibilité de rembobinage ou encore celle de pouvoir désormais jouer en ligne pour les titres multijoueur mais dans l’absolu, c’est vraiment les versions brutes de décoffrage d’époque auxquelles nous avons droit ici. Autant dire des dizaines d’heures de plaisir (coupable) rétro en perspective. Seule véritable déception : que SEGA n’ait pas proposé cette magnifique compil sur Nintendo Switch. Prochainement peut-être. Qui sait ?

  • Testé sur PS4 Pro à partir d’une version éditeur (version 1.03)
  • Taille occupée : 2,93Go
  • Sortie le 29 mai 2018 sur PlayStation 4, Xbox One & PC
  • Trailer de lancement

 

Saignant

Dark Souls Remastered - Packshot PlayStation 4Autre séquence retro mais avec une DeLorean qui cette fois-ci ne remontera pas jusqu’aux années 80/90 mais simplement au début de la décennie avec une version remasterisée de Dark Souls, premier volet d’une trilogie signée FromSoftware débutée en 2011 sur PlayStation 3 et Xbox 360 et devenu depuis le Graal quasi-absolu de tous les hardcore gamers de la planète. Début 2014, le deuxième opus vit le jour, suivi en 2015 d’une version remasterisée baptisée Scholar of the First Sin sur PS4 et XBO, les deux machines sorties entre-temps fin 2013. En 2016, la trilogie fut bouclée avec un Dark Souls III de très haute volée. Ce n’était donc qu’une question de temps avant que le premier opus ne fasse à son tour son apparition sur les consoles actuelles. C’est désormais chose faite avec ce Dark Souls Remastered qui sera également l’occasion pour certains de se plonger pour la première fois dans l’opus à l’origine du mythe (oui, je plaide coupable, j’avais joué directement au n°2 ; je vais me flageller de ce pas avec des orties fraîches et je reviens). Que dire de plus sinon que toutes les mécaniques et l’exigence du gameplay étaient déjà bel et bien présentes et que le jeu tourne plus rutilant que jamais et comme une horloge sur les bécanes actuelles (60fps constant). Tout juste pourra-t-on regretter l’absence d’option HDR afin de sublimer le travail de remasterisation accompli mais étant donné que vous serez le plus souvent sur le qui-vive pour éviter de vous faire botter le cul, cette absence passerait presque inaperçue. On attend désormais de pied ferme la version Switch dont la sortie est prévue pour le mois d’octobre.

 

Vampyr - Packshot PlayStation 4Après vous être fait saigner par les boss de Dark Souls Remastered, ce sera à votre tour de jouer les seigneurs des ténèbres et de saigner vos victimes… si le cœur vous en dit. Dans Vampyr, vous incarnez un dénommé Jonathan Reid, chirurgien de renom de retour du front dans le Londres de 1918 en proie à la grande épidémie de grippe espagnole de cette année-là. À la différence près que, lorsque vous recouvrez vos esprits (et donc que débute le jeu), vous êtes désormais… un vampire. Sur le papier, le principe même de Vampyr paraissait très attrayant puisqu’il sera question tout au long du jeu de choisir entre respecter le fameux Serment d’Hippocrate ou bien succomber à ses nouveaux instincts de suceur de sang. Correctement réalisé à défaut d’être visuellement renversant (une option HDR aurait pu permettre d’accroître la densité des noirs dans les nombreux recoins les plus sombres du jeu), le Londres en monde ouvert et sa pléiade de personnages à croquer / aider / combattre est plutôt plaisant à explorer au gré de la quête principale ou bien des différentes quêtes annexes en vue d’accroître l’arbre de ses « aptitudes vampiriques » ou encore de s’assurer que les différents quartiers ne sombrent pas dans l’insalubrité en raison des cadavres putréfiés. Dans la pratique, la répétitivité des affrontements (très nombreux, trop nombreux sans doute), l’absence de conséquences de vos choix sur le déroulé de l’intrigue (croquer ou nous vos malheureuses victimes) et une trop grande tendance à vous faire basculer du côté obscur de la force laisse à ce Vampyr là comme un petit arrière-goût de sang pas si gouleyant que ça au fond de la gorge.

  • Testé sur PS4 Pro à partir d’une version téléchargée (version 1.06)
  • Taille occupée : 21,62Go
  • Sortie le 5 juin 2018 sur PlayStation 4, Xbox One & PC
  • Trailer de lancement

 

Guerre Froide, Heroic Fantasy et Japanime

Divinity : Original Sin II - Definitive Edition - PlayStation 4Si, comme l’auteur de ces lignes, vous mettez les pieds pour la première fois dans Divinity : Original Sin II sans être passé par la case n°1, la profusion de choses à faire et à prendre en considération risque bien de vous dérouter quelque peu au début. Par chance, un tutoriel est là pour nous aider à y voir un peu plus clair. Mais même avec cette aide précieuse et oh combien indispensable, tous les petits rouages du gameplay nécessiteront malgré tout un certain temps d’adaptation. Sitôt franchi ce cap, cette complexité apparente laisse alors place à une richesse peu commune pour un RPG. La création de notre avatar aurait pourtant dû nous mettre la puce à l’oreille. Au-delà des ajustements cosmétiques habituels et autres compétences de base appelées à évoluer par la suite, les développeurs ont adjoint à chacun des personnages sélectionnables une petite histoire pour nous raconter leur passé auquel s’ajoute un système de « mots-clés » servant à brosser les grands traits de caractère de notre héros / héroïne. Des petites choses qui n’ont l’air de rien comme ça de prime abord mais qui prendront toute leur importance par la suite au fil des rencontres et des lieux explorés avec une foultitude de possibilités, aussi bien en termes de dialogues que de choses à faire et de quêtes à accomplir. Rarement dans l’histoire des RPG avait-on vu un jeu faire preuve d’une telle sagacité dans l’art de l’écriture et du phrasé. À tel point que les développeurs, sûrs de leur fait, ont également pensé à proposer un « mode histoire ». Soit un niveau de difficulté plus faible rendant ainsi le titre accessible à tous ceux qui souhaiteraient se laisser porter par ce magnifique conte qu’est Divinity : Original Sin II. Mais le ramage ne faisant pas tout dans cette histoire, le titre se pare d’un plumage tout aussi luxuriant avec une assise technique très rarement prise en défaut. L’ambiance sonore est ainsi d’une grande richesse tandis que les graphismes font preuve eux-aussi d’une grande finesse, rehaussés par l’apport du HDR. Tout juste a-t-on pu déceler ici ou là quelques baisses de framerate passagères (sur PS4 Pro) tandis que certaines inscriptions à l’écran nécessiteront de bons yeux et/ou un très grand téléviseur (aucun problème en ce qui me concerne avec mon LG OLED 55C7V et 10/10 à chaque œil à mon dernier bilan ophtalmo). De bien maigres reproches tant le titre signé du studio belge Larian Studios entre directement au panthéon des tous meilleurs jeux vidéo à posséder sur les consoles actuelles.

  • Testé sur PS4 Pro à partir d’une version téléchargée (version 1.02)
  • Taille occupée : 21,35Go
  • Sortie le 31 août 2018 sur PlayStation 4, Xbox One & PC
  • Trailer de lancement

 

Phantom Doctrine - PlayStation 4Sur le papier, Phantom Doctrine, développé par le studio polonais CreativeForge Games, avait tout pour nous séduire avec son ambiance digne d’un grand récit d’espionnage mâtiné de stratégie au tour par tour. Les différents trailers dévoilés au cours du dernier E3, durant l’été ou encore quelques jours avant la sortie fleuraient bon le XCOM 2. Ce qui ne fut pas pour nous déplaire tant le jeu du studio Firaxis figure en très bonne place dans notre hall of fame. Mais après plusieurs heures passées à traquer une mystérieuse et bien entendu très dangereuse organisation aux noirs desseins, le bilan s’avère quelque peu mitigé. Dans les faits, la face cachée de Phantom Doctrine se révèle à la hauteur des attentes avec une intrigue qui tient la route, des espions à grimer jusque dans les moindres petits détails (lunettes, couvre-chefs, postiches, etc.), une bande-son bien fichue et ce gigantesque tableau où vous punaisez tous vos indices pour mieux les relier à l’aide de bouts de ficelle. Un gimmick visuel bien connu et déjà vu dans quantité de productions télé / ciné dès lors qu’il s’agit de suivre la trace d’organisations aux ramifications tentaculaires. Bref, les développeurs avaient jusque-là plutôt bien révisé leurs classiques pour nous mettre dans une ambiance à mi-chemin entre Tom Clancy, John le Carré et Mission : Impossible. Mais dans la pratique, sitôt sur le terrain, les choses se gâtent. Tant que vos agents savent se montrer discrets, éviter les caméras et assassiner sans un bruit (à l’aide de silencieux ou encore d’un mode intitulé « The Breach » consistant à coordonner leurs actions pour prendre une pièce d’assaut), tout va bien. Mais pour peu qu’un de vos agents ait le malheur d’éternuer de travers et c’est toute votre IMF Team qui se fera repérer (si vous avez choisi de jouer avec la CIA sachant qu’il est également possible d’opter pour son alter ego soviétique, le KGB). Les ennemis ont alors la très fâcheuse tendance à apparaître dans les moindres recoins qui étaient pourtant vides quelques minutes plus tôt tandis que les trajectoires / dégâts infligés par leurs projectiles relèvent davantage de la théorie de la balle magique qu’à la réalité des lois élémentaires de la physique. Combien de fois avons-nous ainsi pu constater des égratignures causées aux ennemis à l’aide d’une arme longue portée depuis les étages supérieures quand ces derniers sont capables de vous sucrer la moitié de votre vie avec un simple pistolet ridicule depuis une position largement moins avantageuse. C’est alors toute une partie du gameplay de Phantom Doctrine qui prend l’eau, d’autant plus quand on découvre que certaines confrontations se révèlent inévitables au cours de votre enquête. On notera également des traductions françaises calamiteuses qui fleurent bon le Google Trad pour les indications divulguées en cours de mission. Aucun problème en revanche concernant les sous-titres des cinématiques. En définitive, notre aspirant Ethan Hunt à la sauce XCOM n’est pas encore prêt pour le service actif.

  • Testé sur PS4 Pro à partir d’une version téléchargée (version 1.01)
  • Taille occupée : 16,61Go
  • Sortie le 14 août 2018 sur PlayStation 4, Xbox One & PC
  • Trailer de lancement

 

Petit mais costaud

Moonlighter - PlayStation 4Refermons à présent ce diaporama des (nombreux) jeux sortis au cours des dernières semaines avec un petit focus sur deux titres, visuellement très simplistes / cartoonesques de prime abord, mais particulièrement costauds dans les faits. Dans Moonlighter, vous incarnez Will, marchand d’une échoppe héritée de père en fils située dans la petite bourgade de Rynoka le jour et explorateur dans les donjons alentours la nuit (ou l’inverse, ou les deux, c’est vous qui voyez). Le principe de base du jeu étant que les artefacts collectés dans ces derniers vous permettent de faire fructifier votre petit commerce qui lui-même vous permet d’améliorer votre équipement afin de faire face aux rencontres à la dangerosité croissante qui vous attendent tapis dans lesdits donjons. Soit un cercle vertueux si l’on puit dire qui, à condition de ne point être allergique au design pixels art et à cette mécanique cyclique du gameplay, risque bien de vous entraîner dans sa spirale infernale des heures durant. D’autant que la prise en main est immédiate. Chaque donjon vous réserve mille et une surprises de par sa génération procédurale (rogue-lite oblige) tandis que le retour aux étales de votre magasin nécessitera de prêter attention aux faciès des clients et à leurs petits rictus (larmichette, moue, joie, extase) face aux tarifs que vous avez décidé d’afficher afin de trouver rapidement le juste prix. Simple de prime abord, Moonlighter se révèle toutefois rapidement plus complexe et raffiné qu’il n’y paraît et nécessitera d’agencer correctement sa besace au fil des objets récoltés ou encore de trouver en permanence un juste équilibre entre d’un côté les risques grandissants encourus à chercher fortune au cœur de donjons peuplés de viles créatures et de l’autre l’agrandissement de votre petit business et subséquemment de la ville toute entière. Si vous avez la fibre commerçante et la nostalgie des Zelda 2D d’antan pour ouvrir moult coffres à trésors (mais sans princesse à délivrer cette fois), alors vous pouvez plonger les yeux fermés dans Moonlighter. Votre modeste investissement vous sera rendu au centuple. À noter que le jeu sortira sur Switch fin septembre.

  • Testé sur PS4 Pro à partir d’une version téléchargée (version 1.06)
  • Taille occupée : 1,19Go
  • Sortie le 29 mai 2018 sur PlayStation 4, Xbox One & PC (sur Switch à l’automne)
  • Trailer de lancement

 

Mothergunship - PlayStation 4Après les donjons et la négoce, il est désormais temps de laisser parler la poudre avec Mothergunship, du nom du supra vaisseau commandeur qu’il va falloir réduire en miettes pour sauver la Terre, vous, le troufion de service à l’intérieur de votre exosquelette. Comme tout bon FPS qui se respecte, Mothergunship ne brille clairement pas par son scénar. Ce qui ne sera pas un problème en soi tant le titre se rattrape sur tout le reste. À commencer par l’humour des dialogues des différents protagonistes (en VO uniquement mais sous-titrés avec délectation en français) qui vocifèrent dans un petit coin de l’écran à longueur de temps. À noter sur ce point que notre toute première partie fut victime d’un méchant bug audio qui coupa le sifflet desdits dialogues. Mais ne vous fiez pas à cet aspect fun et décomplexé ou encore à ces décors très cartoonesques et bariolés de couleurs qui cachent en réalité un jeu bien badass. Du genre qui va vous faire mordre la poussière à maintes reprises. Et ne comptez pas non plus apprendre par cœur comment progresser au cours du jeu puisque Mothergunship fait partie de ces titres dits « rogue-lite » ; à savoir que chaque nouvelle salle dans laquelle vous pénétrez est générée aléatoirement par le jeu, et les adversaires qui la peuplent également. Et dieu sait que ces derniers sont nombreux, coriaces et balancent des pruneaux par rafales entières. À tel point qu’il sera souvent bien difficile de parvenir à éviter / détruire tout ce petit monde sans y laisser des boulons. Ce qui explique aussi sans doute pourquoi, sur PS4 (PS4 Pro de surcroît), on observe des ralentissements, voire même des freezes d’image plus ou moins fréquents. Mais pour survivre au milieu de cet enfer spatial, le jeu met à votre disposition pas mal de petites choses. La destruction desdits ennemis vous rapportera parfois quelques modiques piécettes que vous aurez tôt fait dépenser dans la première échoppe venue afin d’upgrader votre matos de base. À commencer par votre capacité de saut (trois successifs au début et bien davantage par la suite) afin de bondir sur les murs, voire même les ennemis, mais aussi et surtout un véritable atelier digne d’un Meccano pour upgrader votre arme selon trois axes complémentaires : canons, connecteurs et caps. Le premier se passe d’explications, le second permet de venir greffer un ou plusieurs composants supplémentaires tandis que le troisième modifie les capacités (d’où son nom) de votre lance-pruneaux. Sachant que vous disposez d’une arme dans chaque main et que pour chacune il faudra bien souvent faire des compromis entre puissance / temps de rechargement / surchauffe. De surcroît, il faudra également garder dans un coin de la tête que si vous vous faites dessouder au cours d’une mission, vous perdrez vos précieux joujoux. Avec tout ça, certains sont sans doute en train de se dire : « mais il faut être maso pour jouer à ça ». Et nous leur répondront : Oh que oui ! La preuve, on y retourne de ce pas. Rompez troufion !

  • Testé sur PS4 Pro à partir d’une version téléchargée (version 1.03)
  • Taille occupée : 5,31Go
  • Sortie le 17 juillet 2018 sur PlayStation 4, Xbox One & PC
  • Trailer de lancement

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