Assassin's Creed Odyssey

PlayStation 4 & Xbox One : Les jeux vidéo de noël 2018

C’est la ritournelle annuelle en matière de jeux vidéo : la rentrée de septembre est annonciatrice du grand rush de fin d’année avec une avalanche de sorties à ne plus savoir où donner de la tête. Alors histoire de nous détendre à la rédac entre deux séances ciné et autres tests de Blu-ray 4K Ultra HD, nous viendrons garnir le présent dossier avec quelques-uns des titres qui paraitront avant noël et qui auront su titiller notre âme de joueur.

Sommaire

 

Sur PlayStation 4

Marvel’s Spider-Man - PlayStation 4Autant être franc d’entrée de jeu. À Digital Ciné, il n’y a plus guère que notre Sandy qui va découvrir les longs-métrages Marvel en salles, quelque peu contraint et forcé par son mini-moi. Pour tous les autres membres de la rédac et à une ou deux exceptions près (comme le très réussi Logan), les films du studio sont devenus synonymes de machins qui se ressemblent tous, le plus souvent rattrapés en vidéo et dans une certaine indifférence. C’est dire si le fameux MCU qui rapporte des milliards au box-office nous passe à whatmille kilomètres au-dessus de la tête. Et comme nous ne voulons faire aucun jaloux, nous n’en pensons pas moins des longs-métrages DC Comics (là aussi avec quelques exceptions notables, telle l’excellente trilogie Dark Knight de Christopher Nolan). Et c’est finalement dans les jeux vidéo estampillés « super-héros » que nous prenons le plus de plaisir. La dernière fois, c’était précisément en compagnie du justicier de Gotham avec le très réussi Batman : Arkham Knight sorti en 2015. Trois ans plus tard, c’est au tour de l’homme-araignée d’être mis à l’honneur avec un gameplay qui emprunte grandement à son prédécesseur. Que vous ayez déjà joué ou non à Arkham Knight importe peu tant la prise en mains de ce Marvel’s Spider-Man sera immédiate, depuis la haute-voltige entre les gratte-ciels de la Big Apple jusqu’aux affrontements à un contre cent au cours desquels votre spider-sense vous préviendra des adversaires sur le point de vous attaquer. À vous alors les joies des pirouettes, bourre-pifs et autres giclées de toile d’araignée en vue de défaire vos opposants et de poursuivre nonchalamment votre chemin. La décontraction du héros, aussi bien dans sa manière d’agir que de s’exprimer, colle plutôt bien avec l’image du personnage que Sam Raimi avait si brillamment su capturer dans sa trilogie (avec toutefois un gros bémol concernant le n°3) tandis que les deux Amazing Spider-Man ou encore le récent Spider-Man : Homecoming se sont contentés de reboots plaisants à défaut d’être transcendants. Un qualificatif qui sied plutôt bien à cette nouvelle déclinaison vidéoludique qui certes n’innove pas en termes de gameplay, mélange d’Arkham Knight donc et de Assassin’s Creed dans sa profusion de points clignotants à l’écran comme autant de propositions d’exercer ses talents de bon samaritain, mais n’en demeure pas moins très agréable à jouer. D’autant que le studio Insomniac Games, bien connu pour sa saga Ratchet & Clank, signe là une nouvelle performance technique de très haute volée (sans jeu de mots) avec des graphismes vraiment époustouflants aux couleurs rehaussées par l’apport du HDR. Seul petit regret : qu’il ne soit pas possible de choisir entre VO et VF au sein des menus.

 

Zone of the Enders : The 2nd Runner MARS - PlayStation 4Pour ce jeu-là, nous allons vous raconter une petite histoire. Celle de Z.O.E. En 1999 sort sur PlayStation 1 en Europe un certain Metal Gear Solid, véritable claque vidéoludique pour l’auteur de ces lignes qui bouclera le titre à deux reprises et ira même jusqu’à se procurer une version américaine afin de profiter des doublages VO. Autant dire que sa suite, Metal Gear Solid 2 : Sons of Liberty annoncée sur PlayStation 2 pour 2001, était attendue avec une telle impatience que la seule présence d’une démo jouable au sein d’un jeu répondant au nom de Zone of the Enders (Z.O.E. en abrévié) sera l’argument suffisant pour acheter le jeu en question. La démo étant bouclée, et histoire de patienter jusqu’à la sortie officielle de MGS 2, autant tuer le temps en profitant de ce Z.O.E. produit mais aussi très largement influencé par Hideo Kojima (le papa de Metal Gear faut-il le rappeler) dans son sous-texte sur les liens entre l’homme et la machine. Une histoire de Mecha comme en raffolent les japonais et suffisamment plaisante pour s’intéresser à sa suite, Zone of the Enders : The 2nd Runner, qui sortira en 2003, puis à la compil remasterisée Zone of The Enders HD Collection sortie en 2012. Les titres faisant l’objet de « remaster de remaster » ne manquant pas sur PlayStation 4 (on pense au hasard au somptueux Shadow of the Colossus sorti dans une version entièrement revue sur PS4 en début d’année), Z.O.E. 2 a donc à son tour les honneurs d’une nouvelle réédition sur la next gen de Sony. Au menu : des graphismes revus pour les phases de gameplay (mais sans HDR) tandis que les cinématiques n’ont pas bougé d’un iota et conservent leur look japanime old school 80s/90s. Si l’on pourra déplorer pas mal de petites fautes d’orthographes au niveau des sous-titres français, le jeu reste toujours aussi plaisant grâce à un lifting convaincant sur la forme à défaut de proposer du neuf sur le fond. Nous ne nous attarderons pas sur la seule véritable valeur ajoutée de cette « MARS édition », à savoir la possibilité d’y jouer avec le PlayStation VR qui ne nous a pas vraiment convaincu (doux euphémisme).

  • Testé sur PS4 Pro à partir d’une version téléchargée (version 1.01)
  • Taille occupée : 12,43Go
  • Sortie le 6 septembre 2018 sur PlayStation 4 & PC
  • Trailer de lancement

 

Astro Bot : Rescue Mission - PlayStation 4Pour être tout à fait honnête, depuis Farpoint et son bon gros fusil en plastoc sorti en mai 2017, notre casque PlayStation VR prenait la poussière sous la table basse du salon. Il aura fallu l’arrivée du petit Astro Bot qui part en mission pour sauver ses congénères disséminés aux quatre coins de différentes planètes pour que nous le ressortions de son emballage. Et de quelle manière ! Le titre de SIE Japan Studio est assurément l’un des plus aboutis auquel il nous ait été donné de jouer en termes d’immersion en réalité virtuelle. De plus, et contrairement à Farpoint, FPS qui avait la fâcheuse tendance à filer la nausée (à sa décharge, l’auteur de ses lignes est très sensible au phénomène dit du motion sickness), rien de tel avec Astro Bot : Rescue Mission qui limite les déplacements à des mouvements « sur rail » très ponctuels. Le principe du jeu est assez simple en soi : vous dirigez un petit robot dans des environnements de type plateformes au sein desquels vous devez retrouver vos semblables, leur filer un bon petit coup de pied au postérieur, tout en éliminant les viles créatures croisées en chemin. Manette en mains, casque vissé sur la tête et écouteurs dans les oreilles, jamais nous n’avions été immergés de la sorte au sein d’un jeu en VR tant Astro Bot nécessite de regarder tout autour de soi, de se baisser, d’aller fureter dans les moindres recoins, voire même de donner des coups de boules dans certains éléments du décor afin de débusquer les petits robots égarés. Visuellement très riche, proposant des niveaux très variés (volcan, gratte-ciel, jungle, etc.) agrémentés d’une foultitude de petites animations et d’éléments gigantesques (grues, avions, etc.) qui vous frôlent parfois à quelques centimètres du visage, le tout accompagné de musiques guillerettes et entraînantes, limites entêtantes, Astro Bot est le jeu fun par excellence qui n’opposera certes que peu difficulté mais présente toutefois un joli défi pour ceux qui souhaiteraient boucler chaque niveau à 100%. Outre son côté fun et décalé complètement assumé (le premier trophée obtenu s’intitule « Un petit pas pour le Bot… », en référence à la célèbre phrase d’un certain Neil Armstrong), votre petit robot prend souvent des postures si mimis qu’il sera bien difficile de ne pas craquer devant cet Astro Bot : Rescue Mission que pour le coup nous recommandons très chaudement.

  • Testé sur PS4 Pro à partir d’une version téléchargée (version 1.02)
  • Taille occupée : 8,42Go
  • Sortie le 3 octobre 2018 sur PlayStation 4 (PlayStation VR)
  • Trailer de lancement

 

Tetris Effect - PlayStation 4Est-il vraiment nécessaire de présenter le jeu mythique conçu en 1984 par un certain Alekseï Pajitnov et qui a depuis été copié (plagié) à l’envi ? Moins connu, à tout le moins des non-initiés, est peut-être le travail de Tetsuya Mizuguchi à qui l’on doit, à la tête du studio Enhance Games, des titres tels que Rez ou Lumines. Soit des jeux qui, à partir de concepts généralement assez basiques, misent avant tout sur l’expérience sensorielle. Tetris Effect ne déroge pas à cette règle et marque donc la synergie entre une règle élémentaire connu de tous (remplir des lignes) et le talent du créateur nippon. S’il fallait résumer l’expérience de jeu en quelques mots, on pourrait dire qu’une partie de Tetris Effect revient à jouer à Tetris au beau milieu d’un spectacle son et lumière de Jean-Michel Jarre (on a les références qu’on peut et surtout que l’on veut !). Et une chose est sûre, même si cette débauche visuelle et sonore ne sera pas forcément du goût de tous, vous n’avez ô grand jamais joué à Tetris comme ça ! Les premières minutes s’avèreront même pour le moins déstabilisantes, absorbé que l’on sera à contempler ces myriades d’effets à l’écran dans des décors aussi hétéroclites que sublimes, le tout au rythme de musiques à l’avenant, tantôt calmes et apaisantes, tantôt endiablées. Certains changements de rythme sont d’ailleurs particulièrement traîtres et font passer la chute des pièces d’une vitesse pépère à une vitesse infernale sans prévenir. On pourra également rester quelque peu perplexe quant à l’utilisation quasiment ininterrompue de la DualShock aux vibrations là encore calées sur celles des musiques mais par chance ajustables au sein des options. La polyvalence de Tetris Effet n’est d’ailleurs pas la moindre de ses qualités. Il sera ainsi possible de s’y adonner en poussant le volume de l’ampli et en activant le mode HDR de son téléviseur Ultra HD pour un rendu son et lumière encore plus grandiose. Mais c’est surtout en mode VR que le résultat sera le plus majestueux, immersif et surtout garanti sans motion sickness. Et pour cause puisqu’on ne bouge absolument pas. Assurément l’un des tous meilleurs jeux du catalogue PlayStation VR aux côtés d’Astro Bot.

  • Testé sur PS4 Pro à partir d’une version téléchargée (version 1.07)
  • Taille occupée : 3,84Go
  • Sortie le 9 novembre 2018 sur PlayStation 4 & PlayStation VR
  • Trailer de lancement

 

Déraciné - PlayStation 4Après plusieurs années à trimer et incidemment à martyriser les joueurs du monde entier avec sa saga Dark Souls, le studio tokyoïte FromSoftware a décidé de s’octroyer une petite parenthèse vidéoludique avec Déraciné. Soit un conte fantastique qui ne mettra assurément pas les nerfs des joueurs en pelote tant la durée de vie (5 à 6 heures grand max) et la difficulté (quasi inexistante) se veulent aux antipodes du niveau d’abnégation requis par la saga sus-citée. Dans Déraciné, vous incarnez un esprit équipé d’une bague et d’un chronomètre qui va devoir arpenter les pièces d’un pensionnat tout en remontant le temps afin de percer les secrets de cette bâtisse, le tout sous la forme d’un bon vieux point & click. La vraie nouveauté interactive vient ici de la réalité virtuelle. En effet, pour pouvoir jouer à Déraciné, il vous faudra non seulement chausser le fameux PlayStation VR mais aussi vous équiper obligatoirement de deux PS Move (devenus assez difficile à trouver à l’heure où nous écrivons ces lignes, comptez environ 70€). Autant dire un investissement non négligeable à prendre en considération avant de se lancer. Si l’interaction avec les différents éléments du décor est finalement assez limitée et rigide (en gros : pivoter d’un quart de tour, avancer case par case, s’accroupir, se relever, prendre un objet, le reposer), ces limitations évitent également tout risque du fameux mal des transports inhérents aux jeux VR. Pour le reste, la direction artistique est plutôt réussie et l’ambiance ne sera pas sans rappeler les longs-métrages aux ambiances gothiques d’un certain Guillermo del Toro. Ce n’est certainement pas le titre le plus vendeur du catalogue PlayStation VR mais une jolie petite parenthèse ludique pour FromSoftware avant le retour dans le dur avec le très attendu Sekiro : Shadows Die Twice.

  • Testé sur PS4 Pro à partir d’une version téléchargée (version 1.00)
  • Taille occupée : 10,04Go
  • Sortie le 6 novembre 2018 sur PlayStation 4 (PlayStation VR)
  • Trailer de lancement

 

Sur Xbox One

Forza Horizon 4 - Xbox OneChaque année, c’est la même ritournelle. En septembre / octobre, la Xbox voit débarquer un nouvel épisode de Forza, alternativement un épisode sur circuit, Forza Motorsport, et un épisode sur route, Forza Horizon. Après une petite virée en Australie en 2016, Forza Horizon 4 nous emmène cette fois dans la campagne anglaise. Et l’on a beau s’y préparer, d’autant plus après la sortie l’an passé de la Xbox One X et de Forza Motorsport 7, il n’en reste pas moins vrai que les premières minutes au volant des bolides d’un nouveau Forza sont systématiquement synonyme d’une gigantesque baffe dans la gueule tellement le jeu est vraiment beau à chialer avec ses graphismes hyper chiadés, son impression de vitesse, ses effets de lumière et son rendu des couleurs. Bon d’accord, pour cela, il faudra d’abord vous coltiner près de 30Go de patches à télécharger (même si vous possédez une version physique), mais le jeu en vaut vraiment la chandelle. D’autant plus que cette année, les changements de saisons font leur grande apparition. Et si l’incidence sur le pilotage n’est pas aussi importante qu’escomptée, le rendu à l’écran ne manquera pas de faire office de deuxième effet Kiss Cool. Pour ceux qui y joueront sur Xbox One X, sachez qu’il sera également possible de choisir entre qualité (rendu 4K à 30fps) ou performance (rendu 1080p à 60fps) de l’image. Notre préférence aura été à la première option, tout en ajustant le « point blanc d’éclairage dynamique » du rendu HDR à notre téléviseur OLED. Bref, le panard intégral tant sur le plan visuel que sonore. Si vous disposez d’un ampli home-cinéma, attendez-vous à entendre rugir les moteurs dans votre salon tandis que les différentes stations de radio disponibles achèveront de vous mettre dans l’ambiance. Côté gameplay, rien ne change avec une prise en mains toujours aussi immédiate et une courbe de progression relativement simple avec les réglages de base sachant qu’il sera à nouveau possible de désactiver toutes les aides au pilotage histoire de corser un peu le challenge. Mais dans l’absolu, la licence Horizon reste indubitablement orientée arcade et cherche avant tout à faire plaisir aux joueurs avec son avalanche d’épreuves qui fleurissent de toutes parts sur la carte. Le but reste quant à lui inchangé et pleinement dans l’ère numérique des réseaux sociaux du 21ème siècle, à savoir engranger le maximum de « like » par vos talents de pilotage afin de progresser et de monter de niveau. Outre les saisons, les autres petites nouveautés annuelles concernent la possibilité d’acquérir des résidences qui feront alors office de QG ou encore de vous embarquer dans des virées pour le Septième Art qui vous donneront alors le sentiment de vous prendre pour Ryan Gosling dans le film Drive (2011) de Nicolas Winding Refn ou bien de revivre ce rendez-vous de Claude Lelouch mais dans les ruelles britanniques cette fois. Dans tous les cas, le fun est toujours bel et bien présent, à tel point que les journées au volant de Forza Horizon 4 filent à toute allure sans jamais voir le temps passé. Dernière petite remarque : n’oubliez pas que, comme pour l’Australie de Forza Horizon 3, les voitures roulent à gauche en Angleterre. On dit ça histoire de vous éviter des face-à-face malencontreux.

 

Wonder Woman

Shadow of the Tomb Raider - PlayStation 4Pour Shadow of the Tomb Raider, nous allons vous raconter une autre histoire. Celle d’une héroïne de pixels dénommée Lara Croft et entrée dans la vie de millions de joueurs en 1996 sur PlayStation 1. Depuis cette date, les différentes épopées vidéoludiques de la demoiselle figurent en bonne place dans la ludothèque de votre humble serviteur, même s’il faut bien admettre que l’intérêt de la saga sera pour le moins hiératique au fil des épisodes. Jusqu’au reboot sorti en 2013 et sobrement intitulé Tomb Raider qui aura su à nouveau faire vibrer le cœur des fans de la première heure avec ce que beaucoup considèrent comme l’opus de la renaissance. Fort de cette réussite, une suite verra sans surprise le jour en 2015, Rise of the Tomb Raider, sortie en exclusivité (temporaire) sur Xbox One, suivie un an plus tard par une édition dite 20ème anniversaire sur PS4 et XBO. Soit un épisode qui laissait sur un sentiment de redite par rapport au jeu de 2013. En 2018, le troisième et supposément dernier opus de cette trilogie reboot est annoncé comme plus sombre (d’où le shadow du titre) mais peut à nouveau se résumer au même constat que celui établi deux ans plus tôt. À savoir que si les lieux (l’Amérique latine après une île de l’archipel nippon dans le n°1 et la Sibérie dans le n°2) et les adversaires ont changé, le gameplay n’a quant à lui pas bougé d’un iota. Grimpette, tir à l’arc, feux de camp, énigmes pas bien compliquées à résoudre, etc. Comme le dit le célèbre dicton : on prend les mêmes et on recommence. Non pas que cela nous déplaise nécessairement, fan de la première heure que nous sommes de Lara Croft. Mais la sensation d’une licence qui se repose un peu trop sur ses lauriers se fait particulièrement prégnante une fois de plus. La seule véritable nouveauté réside dans les quatre niveaux de difficulté décomposés en trois sous-réglages possibles afin d’ajuster le degré de difficulté des combats, de l’exploration et des énigmes à résoudre en vue de corser un peu l’aventure (sachant qu’au niveau de difficulté le plus élevé baptisé « obsession mortelle », tous les potards sont verrouillés au max). Un peu maigre déploreront certains. On espérait davantage de la part de Eidos Montréal, auteurs des deux excellents Deus Ex et qui avait repris le flambeau de Crystal Dynamics, qu’une très jolie carte postale d’Amérique latine renforcée par une option HDR qui sublime des environnements visuellement très soignés et d’autres passages beaucoup plus claustros. On espérait peut-être trop de ce troisième et dernier chapitre d’une prélogie visant à nous raconter comment la jeune et frêle Miss Croft est devenue l’intrépide et redoutable Lara. On se consolera en se disant que cet opus vidéoludique est déjà plus engageant que la dernière tentative ni faite ni à faire de reboot cinématographique sortie en début d’année. À noter que sur notre version dématérialisée fournie par l’éditeur, il nous a fallu télécharger environ 1,5Go de données supplémentaires afin d’accéder aux dialogues en version originale.

 

This is Sparta

Assassin's Creed Odyssey - PlayStation 4En 2016, la saga Assassin’s Creed avait décidé de faire une pause dans son rythme effréné de sortie en remplaçant le traditionnel épisode annuel par une adaptation cinématographique. Peine perdue ! Comme toutes les précédentes tentatives d’adaptation d’une franchise vidéoludique au cinéma diront certains. À défaut d’avoir réussi à nous convaincre sur grand écran, cette pause se sera avérée salutaire puisque dès l’année suivante, la série revenait à son meilleur niveau avec un Assassin’s Creed Origins furetant du côté de l’Égypte antique. En 2018, c’est du côté de la Grèce que Assassin’s Creed Odyssey poursuit son périple. Et sans être la huitième merveille du monde, force est de constater après quelques (dizaines d’) heures que ce nouvel opus touche du doigt les plus hauts sommets de l’Olympe. Nous ne nous attarderons pas sur cette gigantesque bataille en guise de prologue qui lorgne ouvertement du côté du film 300 (2006) de Zack Snyder ni sur la pirouette scénaristique qui voit deux séquences d’ADN différentes atterrir sur une lance et permettre ainsi au joueur de choisir entre un avatar masculin (Alexios) ou féminin (Kassandra). Un premier choix, anodin en apparence, mais qui préfigure la nouvelle orientation prise par la saga dans le RPG. En effet, dès la première rencontre avec des petits scélérats locaux, le jeu nous précise bien que la décision de les tuer ou de les laisser en vie aura, comme tous les autres choix ultérieurs, des répercutions pour la suite. N’allez pas croire pour autant que Odyssey renie ses origines (le parkour, l’infiltration) ni les nouveautés apparues l’an passé (l’aigle-drone, des combats plus pêchues très inspirées de Dark Souls). Tout ceci est toujours bel et bien présent mais l’arbre des possibilités, à l’image de celui des compétences de votre avatar, s’ouvre désormais encore davantage, notamment en termes de narration. Tout ceci ayant pour but de permettre au joueur de forger un avatar selon son bon vouloir comme l’autorise tout bon RPG qui se respecte. Odyssey parvient également à concilier les vieux de la vieille (dont fait partie l’auteur de ces lignes, présent depuis le tout premier opus sorti en 2007. Bon sang, dix piges déjà !) et les nouveaux venus en proposant pléthores d’ajustements : quatre niveaux de difficultés, deux modes de jeu (guidé ou exploration, le second ayant notre préférence) ou encore la possibilité de supprimer purement et simplement toute trace de HUD dans les options afin de s’immerger totalement dans les milles et une merveilles graphiques que le titre a à nous offrir. En la matière, Odyssey fait honneur à la saga avec une esthétique visuelle très impressionnante tout en proposant le même degré d’ajustement du mode HDR apparu dans Origins selon deux critères, le niveau de luminance et celui de blanc, idéal pour aboutir à un rendu sans effets de solarisation et autres blancs cramés. Face à un tel niveau de raffinement et de sophistication, nous on dit chapeau ! Ajoutez à cela un open world aux dimensions tout sauf spartiates et vous obtenez ce qu’il conviendra de qualifier comme l’un des tous meilleurs (sinon le meilleur) épisode d’Assassin’s Creed. À noter pour finir que ceux qui souhaiteraient profiter du jeu avec des dialogues en français devront télécharger (gratuitement) le pack de langue correspondant (comptez environ 2,5Go) ; la version installée par défaut étant la version anglaise (avec sous-titres français).

 

This is War

Call of Duty : Black Ops 4 - PlayStation 4Comment faire lorsqu’on est le Goliath du FPS depuis une quinzaine d’années déjà mais qu’en face, en moins d’un an, des petits David ont remis en question une telle suprématie ? Le Goliath dont nous parlons ici est bien entendu Call of Duty tandis que les David s’appellent en réalité PUBG et Fortnite. Disponible depuis juillet 2017, le titre de Epic Games affole littéralement tous les compteurs et tous les acteurs du marché, capable d’engranger près de $300M de revenus mensuels, d’organiser des tournois dotés de $100M de gains, de dire fuck à Google, de faire plier Sony qui refusait jusque-là le crossplay et de lever des fonds à hauteur de 1,25 milliard de dollars. Pour faire face à pareil tsunami vidéoludique, Call of Duty doit s’adapter s’il veut rester le maître et justifier son tarif de 70€ quand en face Fortnite est disponible gratuitement sur tous les supports. Sans grande surprise donc, la cuvée 2018 de CoD (Call of pour les intimes) ploie mais ne rompt pas, se délestant de son excédent de bagages pour laisser place à du neuf à défaut de faire dans l’innovant. Dans les faits, le sacrifié sur l’autel annuel a pour nom la campagne solo, visiblement jugée inutile par l’éditeur car sans doute trop coûteuse à développer avec un retour sur investissement bien trop faible. Et tant pis pour ceux qui, tel l’auteur de ces lignes, se réjouissaient de ce gigantesque défouraillage annuel rétrograde rappelant les bons gros blockbusters hollywoodiens réalisés, au hasard, par Michael Bay. À l’emplacement laissé vacant, on trouve désormais, oh surprise, un tout nouveau mode dit Battle Royale. Soit ni plus ni moins que le concept qui vaut son immense popularité à un certain Fortnite et dont nous ne nous donnerons pas la peine de rappeler le principe ici-même pour l’avoir déjà expliqué l’an passé à l’occasion de la sortie de PUBG. Parmi les autres nouveautés, on retiendra également un mode Control qui ressemble à s’y méprendre à un certain Overwatch. Dans le même temps, les maps se sont rétrécis, la verticalité a été diminuée, les différents gadgets futuristes du n°3 ont été remisés au placard (les jetpacks et autres courses sur les murs), le niveau de santé ne remonte plus automatiquement mais nécessite de s’injecter une bonne grosse seringue. Le célèbre mode Zombie est quant à lui toujours de la partie dans trois environnements dont on ne cherche plus vraiment à comprendre la cohérence : la Rome Antique, la célèbre prison Alcatraz et à bord du Titanic ! Du côté des muscles en présence, le joueur pourra choisir entre plusieurs « corps de métier » disposant chacun de spécialités dont on pourra apprendre les rudiments au travers de tutoriels simili scénarisés. Vous l’aurez compris, le but recherché et clairement affiché est de proposer un gigantesque best of de tous les modes les plus populaires du moment tout en resserrant dynamisant l’action au sein d’environnements plus restreints mais peut-être un peu trop « génériques » sur le plan visuel et qu’une option HDR ne parvient pas totalement à sublimer. Call of Duty : Black Ops IIII aura visiblement trouvé preneur puisque Activision s’est enorgueilli d’un nouveau démarrage stratosphérique avec plus de $500M de recettes mondiales en trois jours, tout en rajoutant dans la foulée une petite rasade de microtransactions. À croire que le menu XXXL du jeu aura une nouvelle fois su trouver preneur. Mais jusqu’à quand ?

 

Battlefield V - PlayStation 4Deux ans après avoir revisité la Grande Guerre dans Battlefield 1, la saga Battlefield revient à ses premiers amours. Seize ans après son arrivée dans le monde du FPS et après de multiples circonvolutions dans les couloirs du temps (avenir plus ou moins proche, Vietnam, police de Miami, etc.), Battlefield V s’intéresse cette fois-ci à la Seconde Guerre Mondiale. Mais en 2018, que peut bien avoir encore à (dé)montrer un jeu ayant pour cadre la WWII ? La réponse de DICE tient en trois mots : Récits de Guerre. Soit différentes mini-campagnes solos qui permettront de découvrir la guerre non pas sous un angle nouveau mais aux côtés de combattants restés parfois longtemps dans l’ombre comme par exemple ces Tirailleurs Sénégalais mis en lumière au sein d’un des récits. Et en matière de lumière, DICE et son célèbre moteur Frostbite Engine (actuellement en version 3) en connaissent un rayon et en mettent toujours autant plein la vue. Visuellement, le rendu est toujours aussi époustouflant même si pour y parvenir la PS4 Pro (support sur lequel nous avons testé Battlefield V) souffle comme un bœuf, le tout complété par un rendu HDR très soigné. L’image ne faisant pas tout, l’immersion est complétée à nouveau par un énorme boulot sur la bande son comme nous l’évoquions dans cet article à propos des missiles V1. Si l’on pourra regretter la brièveté de ces Récits de Guerre (90 minutes chacun environ), on saluera malgré tout le fait qu’un mode solo ait été maintenu là où la concurrence (cf. ci-dessus) a lâché l’affaire au profit du tout multijoueur et notamment d’un tout nouveau mode Battle Royale. Un mode qui verra le jour dans Battlefield V en tout début d’année 2019 aux côtés de nombreux autres ajouts pour les mois (années ?) à venir comme le détaillait cette feuille de route publiée quelques semaines avant la sortie du jeu. Une sortie un peu chiche en contenu donc avec un peu moins de cartes et de modes que Battlefield 1 mais qui se rattrapera par la suite. Une sortie qui aura par ailleurs eu lieu sans les heurts de l’an passé autour de Star Wars Battlefront 2 et ses tristement célèbres lootboxes qui se limitent dans Battlefield V à des contenus cosmétiques. Sur le fond, il faudra également saluer l’initiative dès la très longue séquence d’introduction (histoire de patienter durant la demi-heure d’installation en tâche de fond) d’ancrer ces récits moins connus au cœur d’un jeu qui, paradoxe absolu pour un FPS, décrit l’Homme comme la pire machine de guerre. D’un autre côté, tant que des jeux comme Battlefield V excelleront de la sorte dans l’art de reproduire (virtuellement) la WWII, à quoi bon réfréner ses instincts les plus primaires ?

 

11-11 : Memories Retold - PlayStation 4En 2014, pour « célébrer » le centenaire du début de la Première Guerre Mondiale, était sorti le très touchant Soldats inconnus qui nous contait l’histoire de ces personnages aux  différentes nationalités (français, allemand, etc.). Quatre ans plus tard, pour coïncider cette fois avec le centenaire de la fin du conflit, sort 11-11 : Memories Retold qui reprend peu ou prou le même concept que le jeu d’Ubisoft : placer le joueur alternativement dans la peau de deux personnages, un photographe canadien, Harry, et un ingénieur allemand, Kurt. Le premier endosse l’uniforme pour briller aux yeux de sa dulcinée, le second pour partir à la recherche de son fils disparu au front. Leurs destins seront bien entendu amenés à se rejoindre dans les tous derniers instants de la Grande Guerre, à l’heure où sonnera l’armistice du 11 novembre (d’où le titre 11-11, CQFD). Là s’arrête toutefois la comparaison entre les deux titres car parler de « jeu » dans le cas de 11-11 serait sans doute inapproprié. Nous sommes plutôt ici en présence d’une collection de cartes postales de part et d’autre du front associé à un gameplay dont les interactions sont réduites à leur strict minimum. Création du studio montpelliérain DigixArt Studio et du studio britannique Aardman Animations (bien connu des amateurs de Wallace & Gromit et Shaun le mouton), 11-11 peut en revanche se targuer d’une direction artistique pour le moins singulière (cf. la bande-annonce ci-dessous) qui sied à la perfection à l’ambition du titre. À savoir humaniser ce tout premier conflit à l’échelle mondiale qui aura coûté la vie à des millions d’individus, aussi bien civils que militaires. Les deux protagonistes nous font ainsi part de leur ressentis en voix-off vis-à-vis de ce conflit destructeur, sous les « traits » de Elijah Wood pour le personnage d’Harry, et en anglais uniquement (sous-titrés français). Y compris pour le personnage de Kurtz qui s’exprime en allemand avec ses congénères mais en anglais en voix-off !?!? Et si le tout n’offre certes aucun challenge en termes vidéoludiques, 11-11 : Memories Retold n’en reste pas moins une œuvre à découvrir pour son message pacifique et antimilitariste.

  • Testé sur PS4 Pro à partir d’une version éditeur (version 1.01)
  • Taille occupée : 15,67Go
  • Sortie le 9 novembre 2018 sur PlayStation 4, Xbox One & PC
  • Trailer de lancement

 

This is U.S.A.

Life is Strange 2 - PlayStation 4Précisons avant d’entrer dans le vif du sujet que l’auteur de ces lignes n’a joué à aucune des précédentes aventures de Life is Strange, qu’il s’agisse du premier volet sorti en 2015, de la préquelle, Before the Storm, sortie en 2017 ou bien du prélude à ce deuxième opus, Les Aventures extraordinaires de Captain Spirit, sorti en juin dernier. Ce qui ne sera pas nécessairement un problème en soi puisqu’au lancement, ce n°2 pose la question « Avez-vous joué au n°1 ? » Si vous répondez « non », le jeu vous précise alors que le choix final sera généré aléatoirement. Avec une telle question, on imagine bien volontiers qu’il y aura des liens entre toutes ces aventures qui nous échapperont par la suite. Mais dans l’immédiat, cela ne nuira aucunement à la compréhension de ce premier chapitre de Life is Strange 2 intitulé Roads dont le résumé disponible sur le site officiel précise : « Sean Diaz, 16 ans, et son petit frère Daniel, 9 ans, doivent quitter Seattle à la suite d’un évènement tragique. Ils se mettent en route pour le Mexique pour échapper à la police, tout en tentant de cacher un mystérieux pouvoir surnaturel apparu soudainement. La vie sur la route est rude, et Sean, désormais responsable de son petit frère, comprend peu à peu que ses décisions auront des conséquences permanentes sur leur avenir ». Nous n’en dirons pas davantage afin de ne point déflorer les différents ressorts de l’intrigue mais une chose est sûre dès les premières minutes du jeu, c’est que le soin apporté par le studio français Dontnod Entertainment à la caractérisation des personnages, à commencer par celui que dirige le joueur, Sean, fait particulièrement chaud au cœur. Il aura suffi pour cela de quelques lignes de dialogues échangées avec son père et son frère mais également de farfouiller dans l’historique des échanges de SMS sur son smartphone pour prendre la pleine mesure de la chose. Dans la suite de l’aventure, tous les personnages que vous serez amenés à croiser et tous les choix, parfois cornéliens, que vous serez amenés à prendre (voler de la nourriture ou bien la payer sachant que vous n’avez presque plus un sou en poche, fuir ou bien se battre, etc.) auront tous des répercussions ultérieures et permettront à leur tour de façonner un peu plus la personnalité de Sean et de son petit frère. Sans jamais sombrer dans le pathos ou le lacrymal, la dramaturgie de ce road movie est somptueusement illustrée par des graphismes où un soin tout particulier a été apporté aux éclairages et aux couleurs, le tout secondé par une bande son elle aussi riche en effets et complétée par des musiques à la fois sobres et mélancoliques. Et si le pendant SF de ce premier épisode n’est abordé que par petites touches elliptiques, la toile de fond de l’intrigue ne laisse quant à elle que peu de doute, à savoir celle d’une Amérique à l’ère d’un certain Donald Trump où les étrangers sont regardés de travers et où les bévues policières font la une des quotidiens (inter)nationaux. Et rien que pour cela, il nous tarde déjà de découvrir la suite sachant que les dates de sortie des épisodes suivants de Life is Strange 2 n’ont pas encore été officiellement communiquées.

  • Testé sur PS4 Pro à partir d’une version téléchargée (version 1.01)
  • Taille occupée : 12,15Go
  • Sortie le 27 septembre 2018 sur PlayStation 4, Xbox One & PC
  • Trailer de lancement

 

Baston

SoulCalibur VI - PlayStation 4L’auteur de ces lignes a grandi en arpentant les salles d’arcade pour y claquer une grosse partie de son argent de poche dans la borne de Street Fighter II avant de passer des heures quelques années plus tard avec Tekken sur la PlayStation première du nom, délaissant dans un premier temps la saga des SoulCalibur qui vit pourtant le jour peu ou prou à la même époque. Trop de jeux de bastons en parallèle sur consoles de salon et pas assez de temps pour apprendre à les maîtriser tous. Et si la série avait connu un rythme très soutenu à ses débuts avec un nouvel épisode tous les trois / quatre ans, le cinquième et dernier opus en date remontait à 2012 sur PlayStation 3 et Xbox 360. Il était donc grand temps pour Bandai Namco d’occuper le terrain des consoles actuelles avec son autre saga phare (Tekken étant également le fruit de Bandai Namco). Pour tous ceux qui n’avaient pas mis les pieds dans un SoulCalibur depuis des années (voire même jamais de leur vie), pas de panique, sitôt franchi l’étape de la personnalisation de son avatar, un tutoriel assez succinct se chargera de vous apprendre les rudiments du gameplay. Après quoi, libre à chacun de se lancer dans le mode d’affrontement qui lui plaira. Notre préférence ira alors dans celui dit « historique », non pas pour la profondeur de son scénario (si les jeux de baston étaient pourvus d’une histoire qui tiennent la route, ça se saurait depuis le temps) mais par son approche finalement très « ramassée » (une dizaine de combat environ selon le personnage choisi) et surtout par le style graphique vraiment sublime des différentes illustrations faisant office de cut-scene. Techniquement parlant, outre l’absence de support du HDR, SoulCalibur VI se situe tout de même un cran en deçà de la concurrence avec des arrière-plans volontairement floutés afin de ne point pénaliser les performances et maintenir ainsi le sacro-saint 60fps si cher à ce genre de jeu. Une faiblesse contrebalancée par une débauche d’effets visuels à chaque coup porté histoire de renforcer ce sentiment de puissance aussi jouissive que rétrograde. Au milieu de cette débauche de coups, de contres et de combos, on reste en revanche quelque peu dubitatif quant à la nouveauté de ce sixième opus, le principe du Reversal Edge. Soit ni plus ni moins un concept de Pierre – Feuille – Ciseaux par trop aléatoire que l’on espère voir s’améliorer (ou disparaître) au prochain épisode.

 

Lovecraft es-tu là ?

Call of Cthulhu - PlayStation 4La dernière fois que l’on avait essayé à un titre conçu par Cyanide, c’était avec Styx : Shards of Darkness, sympathique jeu dans un univers médiéval fantasy sorti début 2017. Fin 2018, le studio français est de retour et s’inspire cette fois de l’une des créations de Lovecraft pour les besoins de Call of Cthulhu. L’entrée en matière est glauque et oppressante à souhait… mais n’est in fine qu’un cauchemar de votre avatar, Eward Pierce, détective privée de Boston dont la santé mentale n’est pas revenue totalement indemne des tranchées de la guerre 14-18. Les premières minutes nous laissent alors entrevoir un titre à la croisée entre jeu de rôles où vous devez octroyer des points aux différentes compétences de votre personnage (force, éloquence, psychologie, occultisme, etc.) et récit policier façon Sherlock Holmes. Un démarrage sur de bonnes bases qui laisse assez rapidement la place à un jeu autrement plus dirigiste où tout est mis en œuvre pour poser le moins de difficulté possible au joueur avec des indices d’autant plus évidents à trouver que les aires de jeux sont très (trop) resserrés. Résultat : on parvient quasiment en mode « pilotage automatique » au terme de la toute petite dizaine d’heures que propose le jeu sans avoir le moins du monde ressenti les mêmes sueurs froides que celles de notre personnage à l’issue de la séquence cauchemardesque introductive. Sur le plan technique, si l’ensemble tient plutôt bien la route en dépit de l’absence d’option HDR, nous avons noté pas mal d’artefacts de compression au niveau des arrière-plans (pour rappel, nous testons les jeux sur un téléviseur LG OLED 55C7 en mode d’affichage « Jeu Vidéo »).

  • Testé sur PS4 Pro à partir d’une version téléchargée (version 1.06)
  • Taille occupée : 14,7Go
  • Sortie le 30 octobre 2018 sur PlayStation 4, Xbox One & PC
  • Trailer de lancement

 

20 000 lieues sous les mers

Subnautica - PlayStation 4Dire que le titre du studio Unknown Worlds basé à San Francisco est la concrétisation vidéoludique des rêves aquatiques les plus fous couchés sur papier par Jules Verne 150 ans plus tôt serait un doux euphémisme tant Subnautica est une véritable invitation à plonger tête la première dans ces immenses étendues qui constituent les deux tiers de notre belle planète bleue. Étendues de plus en plus menacées sur le plan écologique et de la biodiversité mais ceci est un autre débat. En revanche, en termes de biodiversité, Subnautica en connaît un rayon. Le jeu débute alors que votre vaisseau galactique se crache en mille morceaux à la surface d’une planète baptisée 4546B, non sans avoir eu le temps d’expulser une vingtaine de capsules de secours. Vous incarnez l’un de ces rescapés qui s’extirpe de son canot de survie pour découvrir… de l’eau à perte de vue ! Par chance votre frêle esquif dispose du strict minimum, à savoir un médikit et un Fabricateur, une sorte d’imprimante 3D, qui vous permettront de vous sustenter, moyennant la pêche de quelques curiosités locales, et de confectionner vos premiers ustensiles après récupération de différents débris consécutifs du crash. Ce n’est là que le début d’une (très) longue aventure façon Robinson Crusoé où votre survie passera par l’exploration approfondie des fonds marins de ce Waterworld. En la matière, et en dépit de son aspect très polygonal façon dessin animé 80s, force est de constater l’énorme travail accompli sur le design de la faune et de la flore subaquatique, le tout dans un festival de couleurs (pourtant non HDR, comme quoi il est tout à fait possible de faire du beau et du très beau même sans cette option high-tech). Au fil des heures, ce sera une véritable base sous-marine digne de celle d’Abyss que vous serez amenés à concevoir avec vos petites mains tout en continuant à explorer mille et une voies d’accès vers des zones toujours plus époustouflantes où le danger de vilaines grosses bêtes prêtes à vous croquer rode à chaque coin de rocher. Et si le but consiste à retrouver vos compagnons d’infortune disséminés çà et là, le petit PDA qui vous accompagne est également une invitation pédagogique à en apprendre davantage sur ce monde mystérieux. Si vous vous êtes toujours rêvés en Capitaine Nemo ou bien en Commandant Cousteau, Subnautica est fait pour vous. À noter toutefois que sur PS4 (Pro), le jeu accuse encore dans sa version actuelle de très gros freezes ainsi que pas mal de bugs : des textes à moitié masqués dans le décor, voire même l’intégralité du décorum sous-marin qui avait disparu avec impossibilité de sauvegarder ou bien même de revenir au menu principal au cours de l’une de nos premières parties (seule solution dans ces cas-là : quitter puis relancer le jeu). Des bugs que l’on espère voir rapidement corrigés.

  • Testé sur PS4 Pro à partir d’une version téléchargée (version 1.05)
  • Taille occupée : 8,11Go
  • Sortie le 4 décembre 2018 sur PlayStation 4, Xbox One & PC
  • Trailer de lancement

 

Il était une fois dans l’ouest

Red Dead Redemption 2 - PlayStation 4Le voici donc enfin, LE jeu attendu tel le Messie par tous les gamers de la planète en cette fin d’année 2018. Un titre qui, quelques semaines avant sa sortie, aura fait couler un peu (beaucoup) d’encres suite aux déclarations du boss de Rockstar à propos des heures de travail sans compter au sein du studio. De là à dire qu’il s’agissait en fait d’un joli coup de pub, il n’y a qu’un pas. Fin de la parenthèse. Des qu’en-dira-t-on dont le studio n’a finalement que faire, préférant se focaliser sur ce qu’il sait faire tout en prenant son temps pour le faire au mieux (le premier opus est sorti en 2010, autant dire une éternité dans l’univers des jeux vidéo). Mais cette bien longue attente valait la peine et pèse indubitablement de tout son poids : il faudra ainsi pas loin de deux heures pour installer les deux disques et les quelques 100Go d’espace occupé par ce Red Dead Redemption 2. Quelques minutes de patience supplémentaires avant de découvrir la belle ouvrage concoctée par Rockstar avec des graphismes beau à chialer et une bande son (musiques, dialogues, bruitages) multicanaux à l’avenant. À l’heure actuelle sur console, on ne voit guère que le studio Naughty Dogs qui soit en mesure de rivaliser sur le plan technique (Uncharted 4 en attendant de découvrir The Last of Us 2). Une fulgurance qui a toutefois un « prix » : la PS4 Pro crache ses poumons en permanence pour suivre le rythme sans défaillir (nous n’avons pas eu le loisir de tester la version Xbox One X qui, d’après les différents retours lus ici et là, serait un cran supérieur à la version PS4 Pro). Cette maestria formelle se retrouve également dans l’approche très cinégénique du jeu, chaque séquence cinématique laissant apparaître un format cinémascope du plus bel effet. Rockstar ne s’est d’ailleurs jamais caché de ses emprunts / hommages au Septième Art. Et Red Dead Redemption 2 d’embrasser le genre western à bras-le-corps au détour de multiples séquences et autres clins d’œil, depuis John Ford jusqu’à Sam Peckinpah et passant par Sergio Leone, sans oublier bien sûr des types patibulaires mais presque (comme disait le regretté Coluche) comme les aiment un certain Tarantino (qui a dit Les 8 Salopards ?). Si le fond et la forme se marient à merveille, l’aspect purement gameplay sera quant à lui à pondérer. Pour aussi vaste et libre que soit ce grand ouest américain en forme d’openworld, le déroulé des différentes missions n’en demeure pas moins très scripté avec une IA parfois légèrement à côté de la plaque. Autre élément quelque peu rebutant : chaque interaction de votre personnage, Arthur Morgan, le bras droit de Dutch, le chef de la bande, avec les différents éléments du décor pourra rapidement devenir pesant. D’aucuns diront sans doute qu’une telle approche est en phase avec le côté « imposant » du bonhomme mais au fil des très longues heures d’aventures qui vous attendent, le principe même pourra finir par nuire quelque peu au plaisir de jeu. Et en parlant de longueurs, il conviendra d’avoir bien en tête qu’à l’image de sa gestation, Red Dead Redemption 2 est un jeu qui aime prendre son temps pour poser son cadre et ses personnages. Ainsi, l’introduction / tutoriel s’étire-t-elle sur quasiment les deux premiers chapitres pour un total d’environ une quinzaine d’heures. Comme si Rockstar avait voulu singer les longues séquences d’ouverture d’un certain Sergio Leone. En contrepartie, sitôt cette mise en place effectuée, le titre prend son envol pour nous conter les désillusions de la conquête de l’ouest au tournant du siècle comme le maestro italien avait si bien su le faire dans son joyau Il était une fois dans l’ouest, et la déchéance de ses supposés légendes, à l’image du tout aussi légendaire L’Homme qui tua Liberty Valance. Une bien longue attente et de bien longues premières heures de jeu qui en valent la peine in fine, d’autant que le studio n’a pas lésiné sur les options en vue de paramétrer le gameplay à sa guise (QTE, boussoles, sensibilité, vue FPS, etc.). En revanche, il y aura une option que l’on préférera désactiver pour le moment : le mode HDR. Et pour cause, le HDR est complètement aux fraises avec un rendu très terne qui ne sublime aucunement le travail accompli sur les couleurs et les éclairages ; le passage du HDR au SDR laissant clairement apparaître à l’heure actuelle un avantage très net en faveur du second. Le très respectable et respecté Digital Foundry a d’ailleurs publié une vidéo sur sa chaîne YouTube expliquant ce faux HDR. En attendant qu’une hypothétique mise à jour ne vienne corriger ce point, il s’agit là du seul faux pas technique de Rock Star pour son Red Dead Redemption 2 par ailleurs brillant de bout en bout.

  • Testé sur PS4 Pro à partir d’une version éditeur (version 1.05)
  • Taille occupée : 103,1Go
  • Sortie le 26 octobre 2018 sur PlayStation 4 & Xbox One
  • Trailer de lancement
  • Analyse technique de Digital Foundry : Analyse n°1 & Analyse n°2

 

Permis de tuer

Hitman 2 - PlayStation 4En 2016, le nouvel opus de Hitman avait pris une forme pour le moins singulière : une sortie découpée en six épisodes égrainés tout au long de l’année. Un modèle économique qui en avait laissé plus d’un dubitatif mais qui, une fois tous les chapitres réunis au sein d’une seule et unique édition intégrale parue début 2017, laissait apparaître toute la maestria de son géniteur, le studio danois IO Interactive. Deux ans plus tard, le célèbre tueur au crâne rasé, costard cravate (rouge la cravate) et code barre tatoué sur la nuque est de retour, cette fois sans passer par la case « découpage en tranches ». Pour autant, les principes du gameplay demeurent peu ou prou inchangées, pour notre plus grand plaisir. Il y est donc à nouveau question de six aires de jeu qui nous entraînent aux quatre coins du globe, depuis Bombay jusqu’à Miami en passant par une somptueuse villa digne d’une forteresse high-tech perdue au beau milieu du Pacifique, le tout justifié par un fil conducteur narratif pour le moins ténu. Mais qu’importe puisque le plaisir de ce Hitman 2 se situe ailleurs et plus précisément dans les innombrables possibilités qui s’offrent à notre tueur pour mener à bien sa mission. Car si les six aires en question peuvent paraître bien peu de prime abord, toute la richesse du gameplay réside à nouveau dans sa rejouabilité. Comme pour le précédent opus, la progression s’axe autour d’un système consistant à cumuler les points d’expérience à chaque nouvelle partie, débloquant ainsi différents artefacts (armes, costumes) mais aussi de nouvelles voies d’accès. Et ainsi de suite, quasiment ad vitam aeternam pourrait-on dire tant les développeurs semblent s’être ingéniés une fois de plus à cacher des myriades de choses dans tous les recoins desdites cartes. Si vous êtes plutôt du genre à tracer en ligne droite pour rallier la fin d’un jeu au plus vite, ce concept au cœur même de Hitman 2 ne sera certainement pas votre tasse de thé. En revanche, si vous aimez fureter, observer les moindres recoins, les habitudes des différents personnages, laisser trainer une oreille pour collecter d’éventuels indices, il y a alors une très forte probabilité pour que ce jeu soit fait pour vous. Et que de fait, chaque nouvelle partie soit ponctuée de nouveautés. Les fondamentaux de la saga sont bien entendu toujours de la partie : déguisements à foison et une foultitude de méthodes à porter de main pour assassiner votre cible, le tout rehaussé par différentes petites améliorations, comme par exemple ces tâches de sang sur le costard (rien de tel pour passer inaperçu !). Un bonheur n’arrivant jamais seul, Hitman 2 est toujours aussi somptueux visuellement parlant avec la possibilité sur PS4 Pro de choisir entre qualité du rendu ou framerate mais aussi de verrouiller ce dernier à 30fps. Si l’on y ajoute des options à foison au sein des paramètres en vue de moduler l’expérience de jeu ou encore la possibilité d’accéder aux six niveaux de Hitman 2016 (si vous possédez le jeu bien entendu) agrémenté de toutes les petites améliorations de cette suite, autant dire que ce Hitman 2 devient dès lors un incontournable.

  • Testé sur PS4 Pro à partir d’une version commerciale (version 1.07)
  • Taille occupée : 49,89Go
  • Sortie le 14 novembre 2018 sur PlayStation 4, Xbox One & PC
  • Trailer de lancement
  • Analyse technique de Digital Foundry : Analyse n°1 & Analyse n°2

 

Just Cause 4 - PlayStation 4À chaque nouvel épisode de Just Cause, c’est un peu le même train-train quotidien. Sauf que le métro – boulot – dodo de Rico Rodriguez, le personnage incarné par le joueur, consiste à partir dans des pays exotiques armé jusqu’aux dents pour le compte d’une célèbre agence gouvernementale américaine afin d’y destituer le dictateur au pouvoir. Dans le 3e épisode sorti en 2015, il était question d’un archipel méditerranéen, dans le n°4, direction l’Amérique Latine pour affronter un groupuscule paramilitaire répondant au doux nom de La Main Noire. Sauf que cette fois, comme savent si bien le vendre les blockbusters américains, « It’s personal ! » puisque ladite organisation a mis la main (sans jeu de mots) sur un projet de feu le papounet de notre héros. Autant dire que, comme le disait une célèbre parodie des Inconnus : « Maintenant, ça va chier ! ». Il est comme ça Rico, il ne faut pas l’emmerder et il ne fait pas vraiment dans la finesse. Et c’est bien pour ça qu’on aime à le retrouver tous les trois ou quatre ans depuis sa « naissance » en 2006. Sauf que depuis, chaque nouvel épisode est effectivement devenu routinier dans son gameplay. Et pour ceux qui s’étaient déjà essayés au n°3, le sentiment de refaire un peu le même jeu mais dans de nouveaux décors sera prédominant. Le meilleur allié de notre Demolition Man sera donc à nouveau son précieux grappin / couteau-suisse, associé à son parachute et son wingsuit pour se déplacer aux quatre coins de la carte tandis que les savants fous du studio suédois Avalanche Studio s’en sont donnés à cœur joie avec leur moteur graphique maison baptisé Apex et propose désormais des tempêtes de sable digne de celles de Mad Max Fury Road et des tornades à faire pâlir celles du film Twister. Et au milieu de tout cela, notre Rico se promène et défouraille à tout-va. Tout ceci ne se fait toutefois pas sans quelques heurts puisque sur PS4 Pro, on dénombre pas mal de freezes et quelques bugs graphiques avec des rendus de couleurs parfois très bizarres (dus au HDR ?). Mais c’est aussi pour ça qu’on l’aime notre Rico Rodriguez, pour ce côté « on s’en bat le steak du scénar et des incohérences, on vient ici pour tout faire péter ». De ce point de vue, pas de problème, nous sommes toujours bel et bien en présence d’un jeu totalement décomplexé et bourrin façon Michael Bay. Du pop-corn jeu vidéo en somme. Aussi vite consommé qu’oublié. Jusqu’au prochain épisode.

 

Post-apo

Fallout 76 - PlayStation 4Par où aborder ce Fallout 76 ? Le plus simplement du monde sans doute en commençant par l’avalanche de patches qui virent le jour dans les semaines suivant la sortie du jeu à la mi-novembre. Après une installation qui pesait déjà 45Go en version 1.00, place au premier patch de 51Go ! Quelques jours plus tard, 48Go supplémentaires venaient s’ajouter ! Et ainsi de suite de façon quasi-hebdomadaire. À l’heure où nous écrivons ces lignes, nous en sommes à la version 1.07 (nous avons testé le jeu en version 1.04). Une abondance de correctifs qui n’empêchera toutefois pas des problèmes de freezes et autres clippings abondants dès lors que le joueur pointe le bout de son nez à l’extérieur du bunker d’où il s’extirpe en ce début de 21ème siècle, plusieurs années après la fin du conflit nucléaire sino-américain. Car non, l’action de Fallout 76 ne se déroule absolument pas en 1976 en pleine Guerre Froide mais dans un futur plus ou moins proche où l’humanité toute entière a été définitivement rayée de la carte… à quelques exceptions près. Et si un sentiment de déjà-vu se fait cruellement ressentir dès les premiers instants, c’est peut-être tout simplement parce que ce 5ème épisode n’est ni plus ni plus qu’un bon gros copier-coller du Fallout 4 sorti en 2015 d’où auraient été soustraits tous les PNJ. De fait, on aurait pratiquement pu reprendre, à peu de chose près notre article de l’époque. Tout y est là : les compétences de votre personnage, les ateliers de confection, le V.A.T.S. ou S.V.A.V. en français (Système de Visée Assistée Vault-Tec), etc. Tout sauf les PNJ donc, désormais remplacés par des quêtes à l’intérêt tout relatif sous forme de journaux audio et autres morceaux de papiers qui vous font voyager d’un bout à l’autre de la carte de cette Virginie Occidentale peuplé de grosses bestioles irradiées et d’autres avatars venus se perdre dans cet immense openworld multi-joueurs. Autant dire que nous sommes désormais très loin de cette ambiance rétro-futuriste qui fit la renommée de la saga originelle à ses débuts vingt ans plus tôt mais plutôt face à un gigantesque pot-pourri livré tel quel en pâture aux joueurs dans un état de finition qui laisse quelque peu à désirer.

 

Mutant Year Zero : Road to Eden - PlayStation 4Fin 2016, nous étions littéralement devenus accroc à XCOM 2 tant il est vrai que le titre de Firaxis Games a su s’imposer quasi-instantanément comme le nouveau mètre-étalon en matière de stratégie au tour par tour. Deux ans plus tard, c’est au tour du studio The Bearded Ladies de (tenter de) lui emboîter le pas avec Mutant Year Zero. Restait alors à savoir si cette route vers l’Eden était pavée d’aussi bonnes intentions que son illustre prédécesseur. Techniquement parlant, dès les premières minutes, Mutant Year Zero en impose avec des graphismes hyper fouillés qui mettent le ventilo de la PS4 Pro à rude épreuve. Mais pour aussi vaillante soit-elle, cette dernière ne peut empêcher les éléments du décor qui popent à l’image. La bande son est à l’avenant, ponctuée d’effets multicanaux plutôt bien sentis. Les musiques ne sont pas en reste tandis que dialogues ne sont pas piqués des hannetons ; l’humour n’étant pas la moindre des qualités du jeu. Tout juste pourra-t-on regretter que les sous-titres (les dialogues sont uniquement disponibles en anglais) soient un peu trop petits à notre goût et leur taille non ajustable. Et d’ailleurs les personnages, parlons-en puisqu’à la surface de cette Terre post-apocalyptique, les êtres humains n’y ont plus leur place et que vous y dirigez un groupe de mutants prenant la forme d’un canard colvert, d’un phacochère et d’un renard ! Tous trois cherchent à rejoindre le fameux Eden du titre. Pour y parvenir, le gameplay se scinde en deux parties : une phase exploration en temps réel puis, lorsque vous croisez sur votre route un groupe de belligérants, vous pourrez à votre guise basculer en mode combat au tour par tour. Si le premier aspect offre à Mutant Year Zero une liberté plutôt sympathique permettant différentes variantes pour attaquer / contourner vos adversaires, le second en revanche fait un peu trop dans le mimétisme pour se distinguer significativement de XCOM 2. De plus, le didacticiel nous est apparu un peu léger pour qui ne s’est jamais frotté à ce type de jeu tandis qu’on déconseillera très fortement de suivre la recommandation au lancement qui préconise de pousser le niveau de difficulté. En mode normal, soit le niveau le plus faible des trois, le défi est déjà bien assez corsé pour que les chasseurs mutants nous plombent comme des canards.

  • Testé sur PS4 Pro à partir d’une version téléchargée (version 1.06)
  • Taille occupée : 5,36Go
  • Sortie le 4 décembre 2018 sur PlayStation 4, Xbox One & PC
  • Trailer de lancement

 

Plate-forme / Réflexion

The Gardens Between - PlayStation 4Après les super-héros, les méchas et autres aventurières intrépides, le temps est venu de remballer la testostérone pour faire fonctionner un peu ses neurones et se replonger en enfance. Une enfance colorée faîte d’îles comme autant de puzzles à résoudre pour rallier le sommet. Des îles comme autant de fragments du passé de nos deux héros, Arina et Frendt, qui, juchés un soir dans leur cabane au fond du jardin, se retrouvent mystérieusement plongés dans ce voyage au cœur de leurs propres souvenirs. Point de mots, point de dialogues ou toutes autres formes d’explications dans The Gardens Between sinon la puissance évocatrice et métaphorique du temps qui passe, d’avant en arrière et vice-versa, comme unique moyen de gameplay. Le but de chacune de ces îles-souvenirs où le joueur est libre de manipuler / figer le temps à sa guise ? Rallier le sommet, main dans la main, avec la petite lanterne que porte Arina remplie d’une boule lumineuse qui sert à surmonter tous les obstacles qui se dressent sur leur chemin. Quelques pas en avant et la petite boule en question se fait chiper par une créature roublarde, quelques pas en arrière et, rembobinant le temps, elle réapparaît. Peut-être fallait-il alors la laisser à ce petit Zébulon de passage pour mieux la retrouver de l’autre côté de l’île ? Mais avant cela, Frendt aura été bien avisé de tirer la chevillette qui pend à ses côtés afin de refermer la boîte d’un autre diablotin situé un peu plus loin. The Gardens Between n’entend pas spécialement faire surchauffer vos cellules grises mais requiert un minimum d’attention afin d’appréhender tous les petits détails qui défilent à l’écran afin de trouver la bonne combinaison : quand avancer, quand reculer et quand figer le temps afin que tous les éléments s’emboîtent. Fruit de The Voxel Agent, studio australien basé à Melbourne, The Gardens Between est une magnifique petite sucrerie indé, aussi somptueuse sur le plan visuel que touchante par son histoire universelle d’amitié enfantine sans pour autant jamais verser dans la crétinerie ou le lacrymal. Le genre de petite régalade dont on aimerait juste qu’elle dure un peu plus longtemps que les trois ou quatre heures requises avant de voir s’afficher le mot fin.

  • Testé sur PS4 Pro à partir d’une version téléchargée (version 1.01)
  • Taille occupée : 3,24Go
  • Sortie le 20 septembre 2018 sur PlayStation 4, PC & Switch
  • Trailer de lancement

 

Planet Alpha - PlayStation 4Planet Alpha marque le centième jeu du mythique studio britannique Team17 que les plus anciens se rappellent sans doute pour avoir sévi avec bonheur sur Amiga 500 dans les années 90 et dont le titre le plus connu est sans doute la saga Worms. Point de lombrics dans Planet Alpha mais des créatures peuplant la planète sur laquelle vous avez atterri, exsangue au cours du prologue et rampant pour tenter de survivre. Une entrée en matière bien énigmatique, à l’image du reste de cette histoire dépourvue de dialogues et de toutes autres formes d’explications, où le but consistera à progresser encore et toujours, horizontalement et/ou verticalement, dans ce plate-former dont la parure visuelle pourrait se résumer à un croisement entre les films Avatar et La Guerre des Mondes. Une richesse formelle qui est d’ailleurs le plus gros point fort du jeu faisant quelque peu regretter l’absence d’option HDR tant le travail accompli sur les couleurs, et notamment le cycle jour / nuit, partie intégrante du gameplay, force l’admiration. Au milieu de cette faune et flore chatoyantes, votre cosmonaute dépourvu d’arme ou de tout autre ustensile sinon la force de ses petits bras et de ses petites jambes devra escalader, sauter ou encore s’accroupir pour éviter d’être repéré par ces fameux tripodes tout droit sortis de l’imaginaire de H. G. Wells ou encore par ces robots dont la silhouette ne sera pas sans rappeler le fameux Robby de Planète interdite, en beaucoup moins bienveillants toutefois. Le studio a visiblement révisé ses classiques de la S.F. pour nous offrir cette aventure spatiale bien énigmatique au milieu de décors fastueux, nantis d’une profondeur de champ à couper le souffle et agrémentées de nombreuses petites animations dans tous les recoins de l’écran. Pour ceux qui ne seront pas réfractaires à ce parti-pris graphique haut en couleurs et à quelques passages un peu trop « die & retry » (pas de panique, le jeu sauvegarde automatiquement et très fréquemment au cours de la progression), Planet Alpha vaut le voyage aux confins d’une galaxie toujours aussi (in)hospitalière.

  • Testé sur PS4 Pro à partir d’une version téléchargée (version 1.01)
  • Taille occupée : 4,20Go
  • Sortie le 4 septembre 2018 sur PlayStation 4, Xbox One, PC & Switch
  • Trailer de lancement

 

Au pays du Soleil Levant

Dragon Quest XI : Les Combattants de la destinée - PlayStation 4Il y a fort longtemps, dans une autre vie et dans une autre ville, l’auteur de ces lignes découvrit pour la première fois Dragon Quest sur cette bonne vieille PlayStation première du nom (de là à me rappeler de quel épisode il s’agissait, c’est une autre histoire qui nécessiterait des fouilles quasi-archéologiques dans les tréfonds du grenier de la chaumière familiale normande). Soit l’un des tous premiers pas oh combien plaisant dans l’univers dit du JRPG et plus précisément dans l’une des sagas les plus mythiques du genre dont le tout premier épisode remonte à 1986. En 2018 et trois générations de consoles plus tard, sort Dragon Quest XI : Les Combattants de la destinée sur PlayStation 4. Et si vous n’aviez jamais mis les pieds auparavant dans cet univers vidéoludique nippon, n’ayez crainte car la prise en main est quasi-instantanée. D’autant plus que le niveau de difficulté est tout sauf rédhibitoire tout au long de l’aventure, Dragon Quest XI ayant en effet pour (fâcheuse) habitude de restaurer tous vos points de magie à chaque montée de niveau, rendant la progression d’autant plus aisée. Car bien entendu, qui dit (J)RPG dit magie, sortilège, arbre de compétences, inventaire à foison et tutti quanti ; le tout en prévision des dizaines d’heures d’aventure qui vous attendent dans un univers en simili open world en quête de cette fameuse destinée. Simili car Dragon Quest XI est en réalité beaucoup plus « cloisonné » que son pendant « monde ouvert » ne voudrait bien nous le laisser croire. Quant à la destinée du titre, ce n’est pas spécialement par la dramaturgie de sa narration que brille le titre, empreint d’une certaine naïveté bon enfant. La phase d’introduction en compagnie de la midinette qui s’exclame « oh mon héros » après chaque combat victorieux est à ce titre assez symptomatique des animés nippons sur expressifs. Qu’à cela ne tienne, cette approche fait assurément partie du charme de la saga qui trouve ici un bien bel écrin avec un style visuel très japanime, à mi-chemin entre le cel-shading et le crayonné feutré (cf. la bande-annonce ci-dessous). Tout juste pourra-t-on regretter que ces somptueux graphismes richement colorés ne soient pas proposés en HDR comme Ni No Kuni II sorti en début d’année. Il faudra également s’habituer à ces animations quelque peu rigides des personnages ou encore à ces musiques tout droit sortis d’un synthétiseur Bontempi. Mais peut-être est-ce là aussi un choix pleinement assumé afin de conserver un certain esprit « à l’ancienne » de la saga. Nous attendons désormais de pied ferme la version Switch de ce petit joyau du JRPG en cours de développement mais sans aucune date de sortie pour le moment.

  • Testé sur PS4 Pro à partir d’une version téléchargée (version 1.00)
  • Taille occupée : 30,83Go
  • Sortie le 4 septembre 2018 sur PlayStation 4, Xbox One & PC
  • Trailer de lancement

 

Valkyria Chronicles 4 - PlayStation 4Autant votre humble serviteur avait déjà mis un (doigt) de pieds dans l’univers de Dragon Quest, autant il ne s’était jamais attardé (jusque-là) à l’univers de Valkyria Chronicles dont le premier épisode remonte à 2008 sur PlayStation 3. Pourquoi s’y intéresser maintenant nous direz-vous ? Tout simplement parce qu’il s’agit de son nouveau genre de prédilection, à savoir les jeux de stratégie au tour par tour depuis qu’un certain XCOM 2 est sorti sur PlayStation 4 voilà deux ans de cela (hyper dur mais oh combien excellent et addictif). Dans les faits, Valkyria Chronicles 4 se pose comme une métaphore à peine voilée des affrontements au cours de l’hiver 41-42 entre les troupes de la Wehrmacht et celles de l’Union Soviétique puisqu’il y est question d’un continent baptisé Europa envahie par un certain Empire dont l’emblème ressemble à s’y méprendre au fameux aigle nazi. Vous y incarnez un jeune commandant du nom de Claude Wallace qui va devoir mener ses troupes, de préférence saines et sauves, au cœur de cette opération d’envergure baptisée « Croix du Nord ». Le prologue se chargera de vous expliquer les rudiments du gameplay, mariage très réussie d’action en temps réel et de stratégie au tour par tour. La première étape consiste à sélectionner une de vos unités sur la carte (fantassin, char, etc.), ce qui vous coûtera un point d’action. Vous prenez alors les commandes de cette unité que vous allez déplacer en temps réel sur le champ de bataille dans les limites autorisées par sa jauge de mouvement. Le moment est ensuite venu de viser puis de tirer sur l’ennemi. Une fois que tous vos points d’action ont été épuisés (ou bien que vous décidiez de terminer votre tour, auquel cas les points d’action restants seront reportés sur le tour suivant), c’est au tour de l’IA d’entrer en scène. Comme tout bon jeu de stratégie qui se respecte, il faudra choisir avec discernement les membres de votre équipe avant le début de chaque mission puisque chaque troufion dispose bien entendu de ses spécificités (soigneur, sniper, etc.). Un choix d’autant plus déterminant que Valkyria Chronicles 4 a cette assez fâcheuse tendance à imposer des remaniements complets et scriptés à l’avance en plein milieu d’un combat (telles ces éprouvantes tempêtes de neige). Une approche sans doute voulue pour surprendre le joueur et pimenter un peu les affrontements qui, dans leur ensemble et pour peu que vous preniez bien soin de mettre vos troupes suffisamment à couvert, ne devraient pas poser trop de difficulté aux fins connaisseurs du genre tactical. Nous ne nous attardons pas sur les différents protagonistes, clichés au possible, ni même sur certains passages gentiment « gnangnan » de l’intrigue (snif les petites fleurs détruites pleurniche ainsi notre commandant dès les premières minutes) pour retenir un jeu au gameplay particulièrement prenant et servi par un style visuel crayonné / aquarelle très réussi.

  • Testé sur PS4 Pro à partir d’une version éditeur (version 1.00)
  • Taille occupée : 28,97Go
  • Sortie le 25 septembre 2018 sur PlayStation 4, Xbox One, PC & Switch
  • Trailer de lancement

 

Mega Man 11 - Xbox OneUne chose est sûre, 2018 aura été une année particulièrement faste pour les fans de Mega Man. En mai dernier sortaient sur Switch Mega Man Legacy Collection 1 et 2 (pas vu pas pris) suivi deux mois plus tard de Mega Man X Legacy Collection 1 et 2 sur PS4, XBO et Switch (que nous avions pu tester sur cette dernière). Soit quatre giga-compilations histoire de patienter jusqu’à la sortie du tout nouvel épisode début octobre, Mega Man 11, que nous avons pu tester sur Xbox One. Première petite déconvenue, bien qu’annoncé comme étant optimisé pour la One X, le titre est hélas dépourvu d’option HDR. Dommage pour les univers colorés au sein desquels évolue notre héros. Saga réputée difficile par essence, ce nouveau volet entend toutefois s’ouvrir à un public plus large grâce à ses quatre niveaux de difficulté tandis que côté dialogues, on retrouve toujours la possibilité d’opter entre le japonais et l’anglais. Mais la grosse nouveauté de ce Mega Man 11 est à chercher du côté du système baptisé Double Gear qui permet, au choix, de booster temporairement sa puissance de tir ou bien de ralentir le temps façon bullet time. Des deux systèmes, c’est assurément ce dernier qui se révèlera le plus utile / indispensable au fil des niveaux et des ennemis rencontrés. Pour le reste, Mega Man 11 ne change pas vraiment une formule qui gagne avec son principe d’upgrade de matos et son niveau de difficulté plutôt velu dès lors que l’on délaisse les modes les plus faciles. En contrepartie, ce onzième épisode ne semble pas avoir pris beaucoup de risques avec un level design finalement assez conventionnel et une durée de vie un peu trop ramassée à notre goût (comptez de quatre à cinq heures max pour en voir le bout).

 

Pour les sportifs

NBA 2K19 - PlayStation 4Les saisons se suivent et se ressemblent. Ou presque. Alors que la saison de la véritable NBA débute un peu plus tôt que d’habitude, le 16 octobre, celle de la franchise NBA 2K a déjà poli les parquets virtuels depuis le 7 septembre dernier. Si ce nouvel épisode intitulé 2K19 est toujours attendu en superstar des simulations sportives, cette année quelques huées d’une bonne poignée de joueurs fatigués de pratiques commerciales (pay to win et autres loot boxes) qui se généralisent dans le milieu du jeu vidéo et dont la franchise 2K profite bien se font entendre. À tel point d’ailleurs que la concurrence qui se relève lentement mais sûrement (NBA Live pour ne pas le citer) en joue, en offrant plus « d’articles » à moindre coût. Pour autant, cette braderie ne suffit pas à venir détrôner le roi du jeu de sport qui laisse loin derrière lui d’autres cadors du genre tels que FIFA et consorts. Ses présentations de matchs sont toujours aussi fantastiques et prenantes via une bande-son tonitruante. Les ambiances de matchs sont toujours aussi riches et ponctuées de commentaires (toujours en anglais) divers et variés. Passées ces fondations de qualité, NBA 2K19 démontre que le développeur Visual Concepts ne s’est pas reposé sur ses lauriers glanés depuis maintenant 20 ans, en prenant en compte certains griefs des joueurs notamment dans le gameplay. Fini le passage en force qui explose les défenses, il faut désormais bien ruser et être encore plus précis au moment du shoot. Quoi que sur ce dernier aspect, il reste une petite marge de manœuvre qui évitera d’en frustrer plus d’un. Un petit passage par le 2KU permettra de se familiariser un peu plus avec les commandes. Petite déception quand même puisque cette rectification a tendance à ralentir les basketteurs même les plus rapides. Il faudra alors jouer avec l’IA du jeu qui sait faire quelques appels bien sentis. Comme toujours, si on peut jouer dans les salles ou sur le bitume, le cœur du jeu se trouve dans les modes My League, My Career, et My Team. Le premier est le plus satisfaisant de tous en vous permettant de créer votre propre franchise de basket avec des réglages ultras précis dignes des RPG les plus fouillés. Le second est réjouissant puisqu’il s’agit du fameux mode histoire où on incarne un jeune lycéen qui veut devenir une future star de la NBA. Seulement cette année, Visual Concepts a bien revu sa copie en ayant une histoire (nommée The Way Back) bien plus maîtrisée avec son personnage A.I. qui pense pouvoir être drafté telle une simple formalité mais qui va déchanter et devoir se former en Chine. Contrairement à l’an dernier, les cinématiques peuvent être interrompues et le Prélude peut même être sauté. Une mini révolution pour un personnage plaisant à suivre quant à l’évolution de sa maturité aux côtés de personnages incarnés par Anthony Mackie ou encore Michael Rapaport. Moins aboutit, My team permet de créer son équipe (et de la compléter via ces satanées microtransactions) et de jouer en ligne. Sur la partie online, les commandes joueront avec vos nerfs en raison d’une petite latence entre votre pression sur le bouton et l’action à l’écran. Cela dit, ce mode reste jouable après une petite adaptation. Sans être un chef d’œuvre et en espérant (encore) des rectifications futures, NBA 2K19 reste à un très bon niveau et dunk sans problème ses concurrents sur le terrain vaste et sans merci de la simulation sportive. Flavien Bellevue

  • Testé sur PS4 à partir d’une version téléchargée (version 1.03)
  • Taille occupée : 62,23Go
  • Sortie le 7 septembre 2018 sur PlayStation 4, Xbox One, PC & Switch
  • Trailer de lancement

 

FIFA 19 - PlayStation 4Si le basket n’est pas votre fort, il reste d’autres sports comme le football par exemple. Une discipline bien connue de certains membres de la rédaction. Anciens pratiquants amateurs sur le terrain désormais maîtres ès critique sur canapé, rien n’échappe à ces aficionados sur l’actualité du ballon rond. Cependant, quand vient le moment de tâter des jeux vidéo, il y a tout de suite beaucoup moins de monde. C’est presque dans l’indifférence que FIFA 19 a débarqué à la rédac. Pour sa vingt-sixième saison (ça ne nous rajeunit pas), le nouveau FIFA célèbre l’arrivée tant attendue de la Ligue Digital Ciné des Champions (LDC) après avoir passé dix ans chez la concurrence japonaise. Pour l’occasion, l’équipe d’EA Sports a sorti le grand jeu avec la musique officielle de la mythique compétition. Passé cette introduction imposée de la LDC, sans possibilité de couper les présentations télés, on se retrouve devant un nouveau menu FIFA clair, coloré et assez dynamique. Pour ceux qui aiment se faire des parties rapides avec le « coup d’envoi » (comme l’auteur de ses lignes), c’est le jour et la nuit comparée à FIFA 18. Là où vous débarquiez en plein « match classique » (appellation FIFA 19), vous aurez désormais le choix entre un match « classique », à « règles spéciales », un match de LDC (poule, demi-finale ou finale), une finale d’une coupe (hormis la coupe du monde, le choix est très exhaustif, pas de jaloux donc), deux matchs domicile / extérieur ou deux séries de 3 ou 5 matchs pour désigner le vainqueur. Voilà de quoi égayer des soirées en solo ou à plusieurs notamment dans les Règles spéciales où la façon de marquer est souvent explicite (Longue distance, Tête et volée), plus corsée (Survie où vous perdez un joueur de votre équipe à chaque but marqué) voire débridée (Sans règles où tacles à la gorge et autres hors-jeux sont tolérés). Une refonte de fond en comble de ce mode qui en avait finalement bien besoin et dont la variété rappelle un peu les fameux temps forts de la semaine de FIFA 14. Mais sur le terrain (virtuel), qu’en est-il ? EA Sports a encore amélioré les animations des joueurs. Les collisions se ressentent et la garde du ballon pour celui ou celle qui le détient, est visuellement perceptible face à un défenseur bien pressant. Les tactiques au sein des matches sont bien plus étoffées que l’an passé et ont un réel impact sur le match tandis que les phases de jeu offensives ou défensives semblent moins probantes. In fine, malgré une vitesse réduite, il faudra être vigilant et savoir choisir le bon joueur au bon moment pour défendre face à des attaques encore un peu rapides. Il y a donc du mieux tout en restant perfectible. En parlant d’amélioration, les commentaires français déclamés par Pierre Ménès et Hervé Mathoux, réchauffés de FIFA 18, se renouvellent un peu avec la mise à jour 1.02 mais sont souvent buggés dans le feu de l’action. Les commentaires anglais seront à privilégier pour davantage de diversité. Pas de changements ou presque à signaler pour les modes Carrière et FUT si ce n’est une Division Rivals qui permet d’affronter des équipes en ligne du même niveau et de glaner quelques récompenses renouvelées chaque semaine. Reste l’autre gros morceau solo du jeu : The Journey Champions. L’aventure d’Alex Hunter, de sa sœur Kim et de son ami Danny Williams s’achève après trois chapitres et une douzaine d’heures d’un scénario un peu pataud où la possibilité vous est offerte de changer de protagoniste en cours de route. Si le 2ème chapitre se traîne et manque de variété quant aux activités de stages du groupe (aucune des Règles spéciales ne se retrouvent ici), vos efforts seront récompensés lors du chapitre final autrement plus réussi. Sans être une révolution, FIFA 19 tire son épingle du jeu en revoyant ses présentations, ses animations et ses modes de jeux « simples ». Il lui manque toutefois encore un peu de jambes avant d’atteindre les filets de la consécration du jeu de foot ultime. Sans parler de l’absence de la Croatie pourtant finaliste de la dernière coupe du monde et du Brésil qui hormis Neymar est une équipe composée de noms totalement inventés.

  • Testé sur PS4 à partir d’une version téléchargée (version 1.02)
  • Taille occupée : 48,18Go
  • Sortie le 28 septembre 2018 sur PlayStation 4, Xbox One, PC & Switch
  • Trailer de lancement

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