Dragon Ball FighterZ

Nintendo Switch : Les jeux vidéo de noël 2018

Histoire de varier les plaisirs entre deux tests Blu-ray 4K Ultra HD et autres séances ciné, il y a les jeux qui sortent sur PlayStation 4 et/ou Xbox One. Et pour passer le temps ailleurs que le cul vissé sur le canapé du salon, il y a les jeux sur Nintendo Switch. La petite dernière du géant nippon est d’ailleurs devenue le nouvel Eldorado de tous les éditeurs de jeux vidéo. À tel point que c’est un véritable déluge de titres qui sortent chaque semaine. Dans de telles conditions, inutile de préciser que le présent dossier agrémenté au fil de l’eau avec certains des titres parus ou à paraître en cette fin d’année (cela va dépendre du moment où vous lirez ces lignes) ne constitue qu’une sélection infinitésimale de l’impressionnant catalogue de la Nintendo Switch.

Sommaire

 

Portages

Bastion - Nintendo SwitchSorti initialement sur le Xbox Live Arcade en 2011 avant d’être adapté sur différents supports par la suite (PS4, XBO, etc.), Bastion débarque à présent sur Nintendo Switch. Le joueur y incarne le Kid qui s’éveille sur une parcelle de décor entourée de vide. Alors qu’il avance fébrilement, le décor apparait progressivement tandis qu’un narrateur nous conte le périple de cette petite tête blonde (ou plus exactement blanche), le tout accompagné par une musique aussi entraînante que plaisante. Ce qui séduit instantanément dès les premiers pas dans Bastion, c’est précisément cette combinaison entre ce décor qui se construit comme par magie avec une profusion de petits détails et cet accompagnement sonore, à commencer par cette voix off qui s’adapte à chacune de vos actions et ne manque pas d’un certain cynisme lorsque vous commettez un impair. Et des boulettes, vous allez assurément en faire plus d’une. Qu’il s’agisse d’un faux pas sur une corniche un peu trop étroite ou bien face à une armada d’ennemis, ce ne seront pas les occasions qui manqueront pour passer de vie à trépas. Face à pareilles situations, vos meilleurs alliés seront votre dextérité, un arsenal bien garni (à faire évoluer contre monnaie sonnante et trébuchante) et des compétences ad hoc (à faire progresser grâce aux habituels points d’XP). Vous l’aurez compris, Bastion n’entend pas révolutionner quoi que ce soit sur le plan du gameplay en matière d’action / RPG. En revanche, l’immersion tant visuelle que sonore au cœur de cette fable est indubitablement sa plus grande force grâce à des graphismes somptueux et une bande son soignée ; le tout fonctionnant comme un charme sur Nintendo Switch. À condition de ne pas être réfractaire aux commentaires incessants du narrateur qui a pour très fâcheuse habitude de jacasser à longueur de temps. Y compris lors des combats. Ce qui risquera alors d’entraîner quelques erreurs d’inattention. Mais peut-être est-ce précisément là le but (pervers) recherché par les développeurs.

  • Testé sur Switch à partir d’une version téléchargée (version 1.0.0)
  • Taille occupée : 0,994Go
  • Sortie le 13 septembre 2018 sur Switch (existe aussi sur XLA, PSV, PS4, XBO & PC)
  • Trailer de lancement

 

Transistor - Nintendo SwitchUn mois et demi après l’adaptation de Bastion, c’est au tour de Transistor, autre succès du studio Supergiant Games, d’avoir les honneurs d’une transposition sur Switch. Dès les premiers instants, nous sommes d’ailleurs en terrain connu avec une vue isométrique et une narration en voix off, le tout accompagné par une B.O. toujours aussi séduisante et mélancolique. Mais à la différence de Bastion, ce ne sont plus tant les réflexes que la stratégie qui primeront ici. Dans Transistor, vous incarnez Red, une chanteuse star qui se réveille dans une ville en proie au chaos, Cloudbank, sur laquelle tente de faire main basse une organisation répondant au doux nom de Camerata à l’aide de robots. Comme toujours, c’est à vous qu’incombe la lourde tâche de remettre de l’ordre dans tout ce foutoir, armée de votre épée surpuissance qu’il conviendra de booster à l’aide de différents modules au fil de votre progression. À la différence de Bastion, le gameplay de Transistor ne repose plus tant sur un principe de hack ‘n’ slash frénétique que sur la faculté de Red à manipuler le temps. Une jauge spécifique vous permet en effet d’activer le mode Turn(). Le temps suspend alors son vol, les ennemis sont « figés sur place » tandis que vous pouvez tout à loisir planifier l’enchaînement de vos déplacements et de vos attaques jusqu’à épuisement de ladite jauge avant de valider son exécution (ou bien d’en annuler tout ou partie). Le but à chaque fin de Turn() étant si possible de se retrouver protégé derrière un mur (ces derniers n’étant toutefois pas indestructibles) afin d’attendre le plus sereinement possible à l’abris des tirs ennemis que votre jauge se remplisse à nouveau afin de repartir de plus bel à la charge. De plus, Transistor vous invite en permanence à bien étudier l’aire de jeu et les adversaires en présence. Il sera ainsi préférable et recommandable de détruire en priorité ceux qui régénèrent la barre de vie de leurs petits camarades tandis qu’il conviendra également d’observer a minima l’arène de combat (délimitée par des murs transparents) afin d’éviter de se retrouver acculé dans un coin. Si le principe du jeu pourra à la longue sembler un peu répétitif, la diversité des ennemis limitée et la durée de vie un peu juste (5h maxi), Transistor reste malgré tout une jolie expérience, portée par une bande son toujours aussi enchanteresse et par une direction artistique vraiment soignée, y compris pour ce portage sur Switch.

  • Testé sur Switch à partir d’une version téléchargée (version 0.794)
  • Taille occupée : 3Go
  • Sortie le 1er novembre 2018 sur Switch (existe aussi sur PS4 & PC)
  • Trailer de lancement

 

Dark Souls Remastered - Nintendo SwitchEn mai dernier, Dark Souls premier du nom faisait l’objet d’une version remasterisée sur PlayStation 4 et Xbox One tandis que la version Switch était reportée à une date ultérieure indéterminée. Ce qui n’est jamais très bon signe car souvent synonyme de difficultés. C’est finalement en plein mois d’août que la sortie sur Switch fut confirmée pour le 19 octobre. Les inquiétudes et autres spéculations en tous genres n’en avaient pas moins commencé à fleurir de toutes parts avec en ligne de mire une seule et unique question : la petite dernière de Nintendo serait-elle en mesure de faire tourner le titre de FromSoftware sans pour autant devoir être rapiécé de toutes parts ? Après avoir arpenté le titre de nombreuses heures durant en mode portable, la réponse est indubitablement « oui ». Certes quelques concessions ont bien entendu dû être faites (30fps et non plus 60fps, un niveau de finition graphique légèrement en retrait) mais en contrepartie, la stature technique de l’ensemble est plus que convaincante. La question qui se pose alors est bien entendu de savoir si le jeu et in extenso l’achat (ou bien le rachat) en vaut la chandelle ? La réponse dépendra alors énormément de vos attentes et de vos affinités. Si vous n’avez que faire de la mobilité et/ou recherchez la version techniquement la plus pointue, alors direction la PS4/XBO. En revanche, si vous voulez pouvoir vous adonner à Dark Souls Remastered où vous voulez, aussi bien chez vous qu’à l’extérieur, la question ne se pose même pas et la transposition sur Switch vous apportera alors pleine et entière satisfaction.

 

Valkyria Chronicles - Nintendo SwitchUn Valkyria Chronicles peut en cacher un autre. Alors que sortait le 4ème volet fin septembre (que nous avons testé sur PS4), c’est le tout premier opus qui faisait son apparition sur Switch trois semaines plus tard. Sorti initialement sur PlayStation 3 en 2008, le premier Valkyria Chronicles avait fait l’objet d’un portage sur PlayStation 4 en 2016. Sur le fond, cet épisode inaugural s’inscrivait déjà comme une métaphore de la Seconde Guerre Mondiale et plus précisément de l’invasion de l’Europe par les troupes de l’Allemagne Nazie. Toutefois, cette relecture à vocation pacifique de la WWII était déjà passablement simpliste, pour ne pas dire naïve. Vous y incarnez un dénommé Welkin, étudiant passionné de fleurs et d’animaux qui souhaitait devenir prof afin d’enseigner aux petits enfants combien le monde peut être beau et les gens pas tous si méchants. Mais tout cela, c’était avant le drame. Avant que les troupes de L’Empire ne détruisent sa paisible petite bourgade natale baptisée Bruhl et surtout son moulin à vent. Monumentale erreur que d’avoir anéanti cet emblème mythique du village. Direction alors la capitale de Gallia (le pays où se déroule l’action du jeu) pour rallier la cause. C’est là que vous pourrez tout à loisir recruter et améliorer le niveau et l’équipement de vos troupes avant de partir au combat. Si le pendant RPG de la chose n’a rien de novateur ni de très approfondi (on collecte des crédits et de l’XP à dépenser dans les upgrades), le principe du gameplay était déjà bien en place. À savoir ce mélange entre jeu tactique sur une carte et déplacements de vos troupes (chacun ayant sa spécialité selon la classe d’infanterie à laquelle il appartient) dans des environnements 3D, le tout régi selon certaines règles bien établies à base de points d’action et de jauges de déplacement (pour plus de précisions, nous vous renvoyons à notre test du n°4). N’ayant jamais joué aux versions PS3/PS4 sus-citées, nous n’avons aucun point de comparaison technique. Ce que nous pouvons dire en revanche, c’est que cette version Switch tient plutôt bien la route (à tout le moins en mode portable, nous ne l’avons pas testé en mode docké) et rend très plaisante cette campagne militaire dans un style visuel crayonné / aquarelle. Tout juste pourra-t-on lui reprocher des phases narratives parfois bien longues (et naïves donc) avant d’entrer dans le feu de l’action. À noter pour finir que Valkyria Chronicles Remastered est déconseillé aux anglophobes puisque totalement dépourvu de français ; les dialogues offrant le choix entre anglais et japonais tandis que les textes sont uniquement disponibles en anglais.

  • Testé sur Switch à partir d’une version téléchargée (version 1.0.0)
  • Taille occupée : 7,4Go
  • Sortie le 16 octobre 2018 sur Switch (existe aussi sur PS3, PS4 & PC)
  • Trailer de lancement

 

The Room - Nintendo SwitchAmateurs de testostérone et d’action frénétique, passez votre chemin. The Room n’est pas, mais alors pas du tout fait pour vous ! Sorti initialement sur iOS en 2012 avant d’être porté sur Android en 2013 puis sur PC en 2014, The Room demeurait (mystérieusement) inédit sur console. Jusqu’en 2018 où le studio Fireproof Games s’est enfin décidé à l’adapter… sur Switch. Sans doute parce que l’écran tactile de la console de Nintendo se prête particulièrement bien à la chose (on déconseille d’ailleurs d’y jouer aux Joy-Con, pas vraiment adaptés au gameplay à notre goût). Le but est assez simple : vous débutez le jeu dans une pièce (The Room en anglais) face à un gigantesque et bien énigmatique coffre. Différents symboles, trous de serrures, mécanismes divers et variés sont présents sur toutes les faces de l’objet en question. Libre à vous dès lors de vous déplacer tout autour, de zoomer / dé-zoomer à votre guise et de trouver les bonnes clés, les bons indices et les bonnes combinaisons afin de déverrouiller morceau par morceau tous les mystères de cette gigantesque boîte afin de passer… à la boîte suivante. The Room ne nécessite pas tant un QI einsteinien qu’un très grand sens de l’observation columbien, les détails parfois les plus infimes étant bien souvent la clé pour sortir de l’impasse. Sans oublier votre monocle aux propriétés photoluminescentes dignes d’un épisode des Experts. Si le principe de base pourra en lasser certains car devenant finalement assez vite répétitif, la variété des puzzles proposée permet toutefois de ne pas trop s’ennuyer. Le tout est servi par une technique certes assez sobre mais qui sied parfaitement au propos du jeu à base de graphismes 3D qui font le job comme on dit en pareille circonstance et d’une bande son discrète qui met plutôt bien dans l’ambiance. Si vous souhaitez passer quelques heures à résoudre des puzzles pour un prix somme toute très raisonnable (8,99€), The Room est fait pour vous.

  • Testé sur Switch à partir d’une version téléchargée (version 1.1)
  • Taille occupée : 0,855Go
  • Sortie le 18 octobre 2018 sur Switch (existe aussi sur iOS, Android & PC)
  • Trailer de lancement

 

This War of Mine Complete - Nintendo SwitchDans l’univers vidéoludique, la guerre est souvent l’apanage de titres basés sur le principe du « tirer d’abord et se poser des questions ensuite ». Voire même ne jamais se poser de questions, le cerveau étant généralement prié de rester au vestiaire avec des tueries aussi jouissives que rétrogrades proposées par les montagnes de FPS qui débarquent sur consoles (et PC) à longueur d’année. Et puis, il y a les cas « à part », de ceux qui traitent la guerre avec un tant soit peu plus de sérieux. C’est le cas de This War of Mine, sorti initialement sur PC, PS4 et Xbox One fin 2014 et très remarqué à l’époque. Bien que situé dans une ville fictive répondant au nom de Pogoren, les polonais de 11 bit studios ne se sont jamais cachés du fait que leur principale source d’inspiration était le siège de Sarajevo. À la différence près des autres jeux de guerre que This War of Mine vous met cette fois non pas dans la peau d’un soldat, mercenaire ou autre guerrier armé jusqu’aux dents mais d’un groupe de civils livrés à eux-mêmes dans une citée à feu et à sang. Ceux là-mêmes que l’on appelle habituellement les « dommages collatéraux » de tels conflits. C’est donc armé de votre seul courage et d’un maximum de débrouillardise qu’il vous faudra explorer, récupérer, marchander, voire… piller. Soit tous les éléments indispensables pour survivre aux épreuves du quotidien : la faim, le froid, la maladie, etc. Dit comme ça, This War of Mine n’a pas l’air d’un simulateur de (sur)vie très joyeux joyeux. Et autant être franc, avec ses graphismes léchés tout en nuances de gris et de noir et blanc et sa bande-son ponctuée de tirs de fusils et autres impacts de bombes au loin, nous sommes ici à cent lieues du monde des bisounours. Et mieux vaudra ne pas être en phase de déprime pour s’atteler à une partie de This War of Mine qui se soldera généralement la première fois par un méchant game of over car vous serez mort de froid ou de faim ou bien succomberez aux blessures faites par des pillards nocturnes faute de médicaments pour vous soigner. En un mot comme en milles : la vraie face cachée de la guerre. Dans de telles conditions, dire que l’on prend un immense plaisir à pouvoir s’adonner à pareil jeu sur Switch (sur laquelle le titre tourne comme un charme) serait presque malvenu… et pourtant c’est la vérité.

  • Testé sur Switch à partir d’une version téléchargée (version 1.0.1)
  • Taille occupée : 2Go
  • Sortie le 27 novembre 2018 sur Switch (existe aussi sur PS4, XBO, PC, Android & iOS)
  • Trailer de lancement

 

Trine : Enchanted Edition - Nintendo SwitchSi vous avez toujours rêvé d’entrer dans la peau d’un guerrier, d’un magicien ou encore d’une voleuse, Trine : Enchanted Edition est fait pour vous. C’est que par une jolie petite pirouette scénaristique en guise d’introduction, les trois personnages sus-mentionnés se retrouvent « fusionnés » au sein d’une seule et enveloppe corporelle. Libre alors au joueur de passer de l’un à l’autre au fil de sa progression dans ce plate-former assez classique de prime abord sur le fond mais néanmoins classieux sur la forme. Face aux différents obstacles à surmonter, les spécificités de chacun feront leur office : le magicien capable de faire apparaître des cubes ou encore de déplacer certains objets à distances, la voleuse capable d’atteindre des rebords surélevés ou encore de tirer sur certains mécanismes à l’aide de son arc et enfin le guerrier dont la puissance de frappe permettra de « faire le ménage » en toutes occasions. Car, comme tout bon plate-former qui se respecte, Trine : Enchanted Edition, adaptation d’un jeu sorti originellement sur PC et PlayStation Network en 2009, se chargera de dresser quelques ennemis en chemin sous la forme de squelettes dont la gestuelle ne sera pas sans rappeler ceux animés par un Ray Harryhausen dans Jason et les argonautes (1963). La diversité très limitée des adversaires et la faible durée de vie du titre (comptez cinq heures grand max) sont d’ailleurs les deux seuls reproches qui peuvent lui être imputables. Car pour le reste, la maestria visuelle, la bande son très entraînante et la combinaison entre action, plateforme et un brin de jugeote en vue de surmonter les obstacles à l’aide des capacités de chaque personnage en font un très joli moment d’heroic fantasy.

  • Testé sur Switch à partir d’une version téléchargée (version 1.0.1)
  • Taille occupée : 2,2Go
  • Sortie le 9 novembre 2018 sur Switch (existe aussi sur PSN & PC)
  • Trailer de lancement

 

Civilization VI - Nintendo SwitchPour une raison inexpliquée, la mythique saga initiée en 1991 par le dénommé Sid Meier demeurait imperméable aux consoles actuelles que sont la PS4 et la Xbox One. Il aura donc fallu attendre l’avènement de la Nintendo Switch avant que 2K Games ne se décide (enfin) à en porter un épisode sur console de salon. En l’occurrence, Civilization VI. Et qu’importe si, comme l’auteur de ces lignes, vous n’aviez jamais mis les pieds dans cet univers foisonnant, de peur sans doute de vous y perdre un peu, car le titre bénéficie d’une approche suffisamment didactique pour s’adapter à tout un chacun, les néophytes autant que les vieux routards, accompagné par la petite voix de la dame qui, tel un GPS, vous guidera dans les méandres de ce jeu 4X. Et il faudra au moins ça pour commencer à appréhender par le petit bout de la lorgnette l’étendue des possibilités qui s’offrent à vous dans Civilization VI depuis 2000 avant J.C. jusqu’à autant d’années après. Quelles que soient vos affinités : politique, diplomatique, économique, militaire, religieuse, scientifique, artistique, aussi bien sur terre, sur mer que dans les airs (un peu plus tard au cours d’une partie pour ce dernier point), Civilization VI vous offre une myriade de possibilités à ne plus savoir où donner de la tête. Les heures (de jeu) filent et les décennies défilent à mesure que vos villes grandissantes et votre empire s’étend, passant des premiers chars à bœufs aux fusées en l’espace de plusieurs heures de plaisirs vidéoludiques indicibles. Et si la Switch commence de plus en plus à tirer la langue à mesure que la carte gagne en densité, la possibilité de s’y déplacer à loisir à l’aide de l’écran tactile et non uniquement aux Joy-Con confère assurément à ce portage une maniabilité à nulle autre pareille. En un mot comme en milles : un titre hautement chronophage (et addictif) que ce Civilization VI.

  • Testé sur Switch à partir d’une version commerciale (version 1.0.2)
  • Taille occupée : 0,343Go
  • Sortie le 16 novembre 2018 sur Switch (existe aussi sur PC)
  • Trailer de lancement

 

Post-apo

Wasteland 2 : Director's Cut - Nintendo SwitchEn septembre 2015, l’adaptation sur PlayStation 4 de Wasteland 2 sorti un an plus tôt sur PC nous avait fait de l’œil. En effet, même si à l’époque nous n’étions pas encore 100% versé dans le genre stratégie au tour par tour comme nous le sommes devenu depuis la sortie un an plus tard de XCOM 2 sur la console de Sony, le jeu du studio inXile Entertainment nous avait interpellé par son ambiance post-apocalyptique. Pensez donc, cette année-là venait tout juste de débarquer la dernière petite bombe cinématographique de Georges Miller, le bien nommé Mad Max Fury Road. Pour l’occasion nous vous invitons très chaleureusement à (re)lire tous nos articles sur la chose (critique ciné, test Blu-ray, test Blu-ray 4K Ultra HD, etc.). Et si le titre nous avait globalement emballé sur le monolithe noir du géant nippon, quelques points d’achoppements subsistaient toutefois, et notamment un contrôle au pad pas toujours folichon. Trois ans plus tard, voici venir la version Switch qui réunit une fois encore toutes les qualités du jeu. À commencer par ses dialogues plutôt bien ficelés et sa foultitude de détails écrits (attention, il faut vraiment aimer lire pour jouer à Wasteland 2 afin de s’immerger pour de bon dans l’univers du titre). Mais cette profusion est à double tranchant. Dans le cas de la petite console de Nintendo, en mode nomade, il faudra avoir des mirettes dignes d’un super-héros kryptonien pour parvenir à tout lire sans se faire des nœuds aux nerfs optiques (en mode docké, ça va déjà un peu mieux, à condition d’y jouer sur un écran de taille « raisonnable »). Nous ne saurions que trop vous conseiller d’opter pour la taille de texte la plus grande (celle par défaut) au sein des options afin de palier en partie à ce petit souci. Sur le plan technique, l’ensemble tient plutôt bien la route moyennant quelques bémols çà et là, comme des chutes de framerate au sein de décors un peu trop chargés tandis que nous avons également été confronté lors de certains affrontements au tour par tour à un drôle de bug qui faisait complètement disparaître le marqueur de déplacement de notre personnage (pas simple dans ces conditions de parvenir à choisir après précision où bouger notre lascar). Ces quelques réserves mises de côté, si vous êtes à la recherche d’un très bon titre à la croisée entre tactical et récit post-apo fouillé sur Switch, ne cherchez plus.

  • Testé sur Switch à partir d’une version téléchargée (version 1.0.0)
  • Taille occupée : 12,1Go
  • Sortie le 13 septembre 2018 sur Switch (existe aussi sur PS4, XBO et PC)
  • Trailer de lancement

 

Baston

Dragon Ball FighterZ - Nintendo SwitchSorti en début d’année sur PlayStation 4, Dragon Ball FighterZ nous avait totalement emballé dans sa propension à nous replonger au cœur des mégas bastons digne du manga animé qui avait bercé notre adolescence devant le Club Dorothée. L’annonce de son portage sur Switch juste avant l’E3 2018 au travers d’une vraie / fausse fuite nous avait tout à la fois excité et quelque peu inquiété. Si la perspective de pouvoir balancer du Kamé Hamé Ha où que l’on se promène avec sa console dans la main suffisait en effet à provoquer un large sourire Fluocaril, la réserve restait toutefois de mise quant aux capacités de la petite dernière de Nintendo pour faire tourner correctement le jeu. Des craintes vite balayées d’un revers de main digne d’un Son Goku même pas en mode super guerrier tant les premières minutes à se bastonner sur Switch font montre d’une assise technique vraiment époustouflante. En toute honnêteté, en mode portable, nous n’y avons vu que du feu par rapport à nos parties frénétiques sur PS4. Un grand coup de chapeau à l’équipe responsable de ce portage. Le seul vrai bémol, comme bien souvent pour des jeux de ce type et autres FPS, concerne la maniabilité à l’aide des Joy-Con. Si dans son ensemble, toute la panoplie de coups et autres combos répondent au doigt et à l’œil, la question se posera sitôt parvenu à un certain niveau d’excellence et donc d’exigence en termes de précision et de réactivité. Sera-t-il alors préférable de se rabattre sur un Controller Pro, voire même sur un vrai stick arcade ? Dans tous les cas, si vous n’avez pas déjà craqué pour la version PS4 / XBO sortie en début d’année, vous savez ce qui vous reste à faire.

  • Testé sur Switch à partir d’une version téléchargée (version 01.01)
  • Taille occupée : 6,9Go
  • Sortie le 28 septembre 2018 sur Switch (existe aussi sur PS4, XBO et PC)
  • Trailer de lancement

 

Rétro-gaming

Capcom Beat 'Em Up Bundle - Nintendo SwitchPour ceux qui en douteraient encore, le retro-gaming est tendance. Très tendance même. Et lorsqu’on dispose d’un catalogue de jeux 80s/90s aussi musclé que Capcom, il y a largement de quoi faire en la matière. À tel point qu’il ne se passe quasiment plus un seul trimestre sans qu’une nouvelle compil de l’éditeur nippon ne vienne se rappeler à nos bons vieux souvenirs d’adolescent. Après Street Fighter 30th Anniversary Collection en mai dernier suivi par Mega Man X Legacy Collection 1 & 2 deux mois plus tard, c’est à présent au tour d’une compilation de beat’em up emblématiques des années 90 de débarquer sur les consoles actuelles. Et puisqu’on ne change pas une formule qui gagne, l’interface et les différentes options sont les mêmes quasiment à la virgule près : choix du mode de jeu (en ligne ou hors ligne), du jeu (sept en tout dont deux inédits sur console, Armored Warriors et Battle Circuit), accès à quelques bonus vintage (une galerie un peu chiche pour le coup comparé aux deux autres compils sus-citées), choix des bordures d’écran ou encore ajustement du nombre de vies et du niveau de difficulté. Comme toujours, inutile d’escompter des titres remasterisés puisqu’il s’agit là des versions pixelisées brute de décoffrage d’époque qui sont proposées. L’occasion pour l’auteur de ces lignes de se replonger dans l’un des titres qui occupa ses longs week-ends d’adolescent sur Amiga à l’époque, Final Fight, lointain cousin de la série des Street Fighter.

  • Testé sur Switch à partir d’une version téléchargée (version 1.0.0)
  • Taille occupée : 0,765Go
  • Sortie le 18 septembre 2018 sur PS4, XBO, PC & Switch
  • Trailer de lancement

 

Horizon Chase Turbo - Nintendo SwitchSi vous aussi vous avez grandi dans les 80s et que vous avez arpenté les salles d’arcades en claquant quelques piécettes dans la borne de Outrun ou encore au début des 90s à passer des heures devant votre Amiga 500 dans la chambre de votre maison familiale derrière Lotus Esprit Turbo Challenge, alors Horizon Chase Turbo est assurément fait pour vous. Sorti initialement en 2015 sur iOS et Android sous le titre Horizon Chase, c’est peu dire que l’auteur de ces lignes a poncé le titre de fond en comble sur son iPad. Au printemps 2018, le jeu était décliné sur PC et PS4 sous le titre Horizon Chase Turbo avant de débarquer six mois plus tard sur Xbox One et Switch. C’est cette dernière version que nous avons pu tester en provenance direct du studio brésilien Aquiris Game. Et le moins que l’on puisse en dire, c’est que le titre est toujours aussi grisant sur la petite console de Nintendo. Derrière son look polygoné aux couleurs chamarrées se cache un titre à la prise en main instantanée (i.e. pied au plancher du début à la fin d’une course) et rapidement addictif. Pour peu que l’on accepte le pendant très « scripté » de chaque course. À savoir que les autres voitures sont là avant tout pour faire barrage et vous empêcher de les dépasser tandis que le trio de tête ne pourra être rattrapé qu’au cours du tout dernier tour, voire même dans les tous derniers mètres. Par rapport à la version iOS, plusieurs petites améliorations ont été apportées, à commencer par les 60fps ou encore des effets d’animations supplémentaires tandis que les développeurs ont rajouté bon nombre d’épreuves et de bolides dans l’entrefaite. Le gameplay de base est quant à lui demeuré inchangé, à savoir des upgrades de véhicules et la recherche du perfect à chaque course, le tout au rythme d’une bande originale que l’on vous recommande chaudement et signé par un certain Barry Leitch qui avait bossé sur… Lotus Esprit Turbo Challenge ! Pour le reste, il ne manquerait plus qu’un ventilo pour filer cheveux au vent (et les chauves alors ? / NDSG) à pleine allure sur tous ces tracés aux quatre coins du globe aux volants de son bolide.

  • Testé sur Switch à partir d’une version téléchargée (version 1.0.2)
  • Taille occupée : 1Go
  • Sortie le 28 novembre 2018 sur Switch (existe aussi sur PS4, XBO, PC, Android & iOS)
  • Trailer de lancement

 

Battlezone Gold Edition - Nintendo SwitchEst-il nécessaire de présenter Battlezone, titre mythique et pionnier de l’univers du jeu vidéo remontant à 1980 ? Vous savez ce titre se jouant à la première personne qui place le joueur aux commandes d’un char pour en dézinguer d’autres, le tout dans un univers graphique pour le moins sommaire à base de fil de fer 3D. Le jeu ne sera pas d’ailleurs sans inspirer l’esthétique d’un certain Tron (1982), film tout aussi mythique s’il en est dans l’univers des geeks / gamers. Et comme tout titre emblématique qui se respecte, Battlezone a donc été décliné à l’envi sur tous les supports vidéoludiques depuis bientôt quarante ans jusqu’à débarquer en 2018 sur, on vous le donne dans le mille Émile… Nintendo Switch sous le titre Battlezone Gold Edition. Si sur le fond, le concept n’a pas vraiment changé, soit un FPS à bord d’un char en vue d’en déglinguer d’autres, sur la forme, le concept s’est quand même pas mal enrichi. Outre les possibilités en ligne, une foultitude d’options sont désormais disponibles en vue de personnaliser et d’upgrader son panzer virtuel. Mais ne vous y trompez pas pour autant car Battlezone reste bien hardos avec sa maniabilité toujours aussi rigide. Les nostalgiques seront quant à eux ravis de pouvoir renouer avec la version originelle épurée également accessible au sein de cette édition gold. Quant à ceux qui voudraient s’essayer à une toute autre expérience, nous pourrons également leur conseiller la version PS VR sortie fin 2016 en même temps que le casque de réalité virtuel de Sony.

  • Testé sur Switch à partir d’une version téléchargée (version 1.0.0)
  • Taille occupée : 2,9Go
  • Sortie le 8 november 2018 sur Switch (existe aussi sur PS4, XBO & PC)
  • Trailer de lancement

 

Vers l’infini et au-delà !

Starlink : Battle for Atlas - Nintendo SwitchLa notion de jeux vidéo mâtinés de jouets, vous connaissez ? Pour tout vous avouez, le concept nous était un peu (beaucoup) passé au-dessus de la tête mais avait toutefois connu son heure de gloire au début de la décennie, notamment via la série Skylanders. Alors pourquoi nous intéresser à ce Starlink : Battle for Atlas nous direz-vous ? À cela deux raisons : la première tient en sa proposition d’exploration spatiale, volontiers friands du genre que nous sommes à DC et la seconde à l’exclusivité du personnage de Fox McCloud sur la version Switch, personnage emblématique de la série Star Fox de Nintendo. Une exclu qui tient sans aucun doute au rapprochement entre le géant nippon et l’éditeur français Ubisoft depuis l’excellent Mario + The Lapins Crétins Kingdom Battle. Dans les faits, nous avons toutefois très vite abandonné le concept de fixer le vaisseau fourni dans le « pack de démarrage », le pilote et les armes qui vont avec, rendant la manette bien trop encombrante et donc peu maniable tandis que la Switch a tout de même tendance à tirer pas mal la langue en termes de performances techniques avec du clipping assez prononcé et un rendu graphique mi-figue mi-raisin (doux euphémisme). Mais il faut dire aussi que proposer un openworld galactique façon No Man’s Sky était peut-être un peu trop ambitieux pour une console aux capacités forcément plus contenues comme la Switch. Pour le reste, si l’on fait abstraction de personnages de dessins animés un peu trop stéréotypés visant assurément un public jeune assez peu regardant sur la chose ou encore un certain sentiment de redite dans le gameplay à chaque nouvelle planète visitée, il ne sera pas interdit pour autant de prendre un certain plaisir à ce mélange entre combats spatiaux et découvertes de lointaines contrées interstellaires inexplorées en vue de venir à bout du grand méchant de service aux noirs desseins.

  • Testé sur Switch à partir d’une version commerciale (version 1.0.2)
  • Taille occupée : 5,9Go
  • Sortie le 16 octobre 2018 sur PS4, XBO & Switch
  • Trailer de lancement

 

Nos français ont du talent

Monster Boy et le Royaume Maudit - Nintendo SwitchQui a dit que la France manquait de talents ? Certainement pas nous. Bien au contraire. Et avec la sortie de Monster Boy et le Royaume Maudit, on pourrait même dire que les petits frenchies de Game Atelier en ont sacrément à revendre. Avec son univers bariolé truffé de tout plein de petits détails, ses musiques aussi guillerettes qu’entraînantes et son humour, notamment via des dialogues et des animations de personnages, aussi bien sentis qu’à mourir de rires, difficile de ne pas tomber sous le charme dès les premières minutes de jeu. Non content de proposer un level design riche, varié (sous l’eau, dans des cavernes, etc.) et d’une grande fluidité, Monster Boy et le Royaume Maudit regorge de tout un tas de petites trouvailles de gameplay qui viennent se fondre dans la progression avec délice. Comme par exemple ces moments où votre personnage se retrouve tout au fond du décor ou, au contraire, lorsqu’il vient lamentablement s’écraser sur l’écran devant vous. Car oui, pour ceux qui ne l’auraient pas remarqué, dès les premières minutes, les petits frenchies en question sont des grands fans du style BD avec un certain penchant pour la japanime délurée. Et le sortilège qui frappe votre avatar de venir renforcer ce sentiment puisque, au gré des orbes collectés, vous aurez tout loisir de vous transformer en cochon, serpent, crapaud, lion ou encore dragon, chacun disposant bien entendu de ses caractéristiques propres à même de vous aider à surmonter tous les obstacles au cours de la bonne quinzaine d’heures de jeu qui vous attendent. Mais n’allez surtout pas croire que sous ses airs goguenards, Monster Boy et le Royaume Maudit soit une partie de campagne car le titre fleure bon la difficulté parfois bien retorse, voire même trop à certains moments avec des passages un peu trop die and retry à notre goût. Ce qui sera assurément le seul véritable petit bémol imputable à cette petite merveille made in France que l’on ne saurait que trop vous recommander.

  • Testé sur Switch à partir d’une version téléchargée (version 1.0.2)
  • Taille occupée : 5,1Go
  • Sortie le 4 décembre 2018 sur PS4, XBO, PC & Switch
  • Trailer de lancement

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