Dragon Ball FighterZ

Nintendo Switch : Les jeux vidéo de noël 2018

Histoire de varier les plaisirs entre deux tests Blu-ray 4K Ultra HD et autres séances ciné, il y a les jeux qui sortent sur PlayStation 4 et/ou Xbox One. Et pour passer le temps ailleurs que le cul vissé sur le canapé du salon, il y a les jeux sur Nintendo Switch. La petite dernière du géant nippon est d’ailleurs devenue le nouvel Eldorado de tous les éditeurs de jeux vidéo. À tel point que c’est un véritable déluge de titres qui sortent chaque semaine. Dans de telles conditions, inutile de préciser que le présent dossier agrémenté au fil de l’eau avec certains des titres parus ou à paraître en cette fin d’année (cela va dépendre du moment où vous lirez ces lignes) ne constitue qu’une sélection infinitésimale de l’impressionnant catalogue de la Nintendo Switch.

Sommaire

 

Portages

Bastion - Nintendo SwitchSorti initialement sur le Xbox Live Arcade en 2011 avant d’être adapté sur différents supports par la suite (PS4, XBO, etc.), Bastion débarque à présent sur Nintendo Switch. Le joueur y incarne le Kid qui s’éveille sur une parcelle de décor entourée de vide. Alors qu’il avance fébrilement, le décor apparait progressivement tandis qu’un narrateur nous conte le périple de cette petite tête blonde (ou plus exactement blanche), le tout accompagné par une musique aussi entraînante que plaisante. Ce qui séduit instantanément dès les premiers pas dans Bastion, c’est précisément cette combinaison entre ce décor qui se construit comme par magie avec une profusion de petits détails et cet accompagnement sonore, à commencer par cette voix off qui s’adapte à chacune de vos actions et ne manque pas d’un certain cynisme lorsque vous commettez un impair. Et des boulettes, vous allez assurément en faire plus d’une. Qu’il s’agisse d’un faux pas sur une corniche un peu trop étroite ou bien face à une armada d’ennemis, ce ne seront pas les occasions qui manqueront pour passer de vie à trépas. Face à pareilles situations, vos meilleurs alliés seront votre dextérité, un arsenal bien garni (à faire évoluer contre monnaie sonnante et trébuchante) et des compétences ad hoc (à faire progresser grâce aux habituels points d’XP). Vous l’aurez compris, Bastion n’entend pas révolutionner quoi que ce soit sur le plan du gameplay en matière d’action / RPG. En revanche, l’immersion tant visuelle que sonore au cœur de cette fable est indubitablement sa plus grande force grâce à des graphismes somptueux et une bande son soignée ; le tout fonctionnant comme un charme sur Nintendo Switch. À condition de ne pas être réfractaire aux commentaires incessants du narrateur qui a pour très fâcheuse habitude de jacasser à longueur de temps. Y compris lors des combats. Ce qui risquera alors d’entraîner quelques erreurs d’inattention. Mais peut-être est-ce précisément là le but (pervers) recherché par les développeurs.

  • Testé sur Switch à partir d’une version téléchargée (version 1.0.0)
  • Taille occupée : 0,994Go
  • Sortie le 13 septembre 2018 sur Switch (existe aussi sur XLA, PSV, PS4, XBO & PC)
  • Trailer de lancement

 

Transistor - Nintendo SwitchUn mois et demi après l’adaptation de Bastion, c’est au tour de Transistor, autre succès du studio Supergiant Games, d’avoir les honneurs d’une transposition sur Switch. Dès les premiers instants, nous sommes d’ailleurs en terrain connu avec une vue isométrique et une narration en voix off, le tout accompagné par une B.O. toujours aussi séduisante et mélancolique. Mais à la différence de Bastion, ce ne sont plus tant les réflexes que la stratégie qui primeront ici. Dans Transistor, vous incarnez Red, une chanteuse star qui se réveille dans une ville en proie au chaos, Cloudbank, sur laquelle tente de faire main basse une organisation répondant au doux nom de Camerata à l’aide de robots. Comme toujours, c’est à vous qu’incombe la lourde tâche de remettre de l’ordre dans tout ce foutoir, armée de votre épée surpuissance qu’il conviendra de booster à l’aide de différents modules au fil de votre progression. À la différence de Bastion, le gameplay de Transistor ne repose plus tant sur un principe de hack ‘n’ slash frénétique que sur la faculté de Red à manipuler le temps. Une jauge spécifique vous permet en effet d’activer le mode Turn(). Le temps suspend alors son vol, les ennemis sont « figés sur place » tandis que vous pouvez tout à loisir planifier l’enchaînement de vos déplacements et de vos attaques jusqu’à épuisement de ladite jauge avant de valider son exécution (ou bien d’en annuler tout ou partie). Le but à chaque fin de Turn() étant si possible de se retrouver protégé derrière un mur (ces derniers n’étant toutefois pas indestructibles) afin d’attendre le plus sereinement possible à l’abris des tirs ennemis que votre jauge se remplisse à nouveau afin de repartir de plus bel à la charge. De plus, Transistor vous invite en permanence à bien étudier l’aire de jeu et les adversaires en présence. Il sera ainsi préférable et recommandable de détruire en priorité ceux qui régénèrent la barre de vie de leurs petits camarades tandis qu’il conviendra également d’observer a minima l’arène de combat (délimitée par des murs transparents) afin d’éviter de se retrouver acculé dans un coin. Si le principe du jeu pourra à la longue sembler un peu répétitif, la diversité des ennemis limitée et la durée de vie un peu juste (5h maxi), Transistor reste malgré tout une jolie expérience, portée par une bande son toujours aussi enchanteresse et par une direction artistique vraiment soignée, y compris pour ce portage sur Switch.

  • Testé sur Switch à partir d’une version téléchargée (version 0.794)
  • Taille occupée : 3Go
  • Sortie le 1er novembre 2018 sur Switch (existe aussi sur PS4 & PC)
  • Trailer de lancement

 

Dark Souls Remastered - Nintendo SwitchEn mai dernier, Dark Souls premier du nom faisait l’objet d’une version remasterisée sur PlayStation 4 et Xbox One tandis que la version Switch était reportée à une date ultérieure indéterminée. Ce qui n’est jamais très bon signe car souvent synonyme de difficultés. C’est finalement en plein mois d’août que la sortie sur Switch fut confirmée pour le 19 octobre. Les inquiétudes et autres spéculations en tous genres n’en avaient pas moins commencé à fleurir de toutes parts avec en ligne de mire une seule et unique question : la petite dernière de Nintendo serait-elle en mesure de faire tourner le titre de FromSoftware sans pour autant devoir être rapiécé de toutes parts ? Après avoir arpenté le titre de nombreuses heures durant en mode portable, la réponse est indubitablement « oui ». Certes quelques concessions ont bien entendu dû être faites (30fps et non plus 60fps, un niveau de finition graphique légèrement en retrait) mais en contrepartie, la stature technique de l’ensemble est plus que convaincante. La question qui se pose alors est bien entendu de savoir si le jeu et in extenso l’achat (ou bien le rachat) en vaut la chandelle ? La réponse dépendra alors énormément de vos attentes et de vos affinités. Si vous n’avez que faire de la mobilité et/ou recherchez la version techniquement la plus pointue, alors direction la PS4/XBO. En revanche, si vous voulez pouvoir vous adonner à Dark Souls Remastered où vous voulez, aussi bien chez vous qu’à l’extérieur, la question ne se pose même pas et la transposition sur Switch vous apportera alors pleine et entière satisfaction.

 

Valkyria Chronicles - Nintendo SwitchUn Valkyria Chronicles peut en cacher un autre. Alors que sortait le 4ème volet fin septembre (que nous avons testé sur PS4), c’est le tout premier opus qui faisait son apparition sur Switch trois semaines plus tard. Sorti initialement sur PlayStation 3 en 2008, le premier Valkyria Chronicles avait fait l’objet d’un portage sur PlayStation 4 en 2016. Sur le fond, cet épisode inaugural s’inscrivait déjà comme une métaphore de la Seconde Guerre Mondiale et plus précisément de l’invasion de l’Europe par les troupes de l’Allemagne Nazie. Toutefois, cette relecture à vocation pacifique de la WWII était déjà passablement simpliste, pour ne pas dire naïve. Vous y incarnez un dénommé Welkin, étudiant passionné de fleurs et d’animaux qui souhaitait devenir prof afin d’enseigner aux petits enfants combien le monde peut être beau et les gens pas tous si méchants. Mais tout cela, c’était avant le drame. Avant que les troupes de L’Empire ne détruisent sa paisible petite bourgade natale baptisée Bruhl et surtout son moulin à vent. Monumentale erreur que d’avoir anéanti cet emblème mythique du village. Direction alors la capitale de Gallia (le pays où se déroule l’action du jeu) pour rallier la cause. C’est là que vous pourrez tout à loisir recruter et améliorer le niveau et l’équipement de vos troupes avant de partir au combat. Si le pendant RPG de la chose n’a rien de novateur ni de très approfondi (on collecte des crédits et de l’XP à dépenser dans les upgrades), le principe du gameplay était déjà bien en place. À savoir ce mélange entre jeu tactique sur une carte et déplacements de vos troupes (chacun ayant sa spécialité selon la classe d’infanterie à laquelle il appartient) dans des environnements 3D, le tout régi selon certaines règles bien établies à base de points d’action et de jauges de déplacement (pour plus de précisions, nous vous renvoyons à notre test du n°4). N’ayant jamais joué aux versions PS3/PS4 sus-citées, nous n’avons aucun point de comparaison technique. Ce que nous pouvons dire en revanche, c’est que cette version Switch tient plutôt bien la route (à tout le moins en mode portable, nous ne l’avons pas testé en mode docké) et rend très plaisante cette campagne militaire dans un style visuel crayonné / aquarelle. Tout juste pourra-t-on lui reprocher des phases narratives parfois bien longues (et naïves donc) avant d’entrer dans le feu de l’action. À noter pour finir que Valkyria Chronicles Remastered est déconseillé aux anglophobes puisque totalement dépourvu de français ; les dialogues offrant le choix entre anglais et japonais tandis que les textes sont uniquement disponibles en anglais.

  • Testé sur Switch à partir d’une version téléchargée (version 1.0.0)
  • Taille occupée : 7,4Go
  • Sortie le 16 octobre 2018 sur Switch (existe aussi sur PS3, PS4 & PC)
  • Trailer de lancement

 

The Room - Nintendo SwitchAmateurs de testostérone et d’action frénétique, passez votre chemin. The Room n’est pas, mais alors pas du tout fait pour vous ! Sorti initialement sur iOS en 2012 avant d’être porté sur Android en 2013 puis sur PC en 2014, The Room demeurait (mystérieusement) inédit sur console. Jusqu’en 2018 où le studio Fireproof Games s’est enfin décidé à l’adapter… sur Switch. Sans doute parce que l’écran tactile de la console de Nintendo se prête particulièrement bien à la chose (on déconseille d’ailleurs d’y jouer aux Joy-Con, pas vraiment adaptés au gameplay à notre goût). Le but est assez simple : vous débutez le jeu dans une pièce (The Room en anglais) face à un gigantesque et bien énigmatique coffre. Différents symboles, trous de serrures, mécanismes divers et variés sont présents sur toutes les faces de l’objet en question. Libre à vous dès lors de vous déplacer tout autour, de zoomer / dé-zoomer à votre guise et de trouver les bonnes clés, les bons indices et les bonnes combinaisons afin de déverrouiller morceau par morceau tous les mystères de cette gigantesque boîte afin de passer… à la boîte suivante. The Room ne nécessite pas tant un QI einsteinien qu’un très grand sens de l’observation columbien, les détails parfois les plus infimes étant bien souvent la clé pour sortir de l’impasse. Sans oublier votre monocle aux propriétés photoluminescentes dignes d’un épisode des Experts. Si le principe de base pourra en lasser certains car devenant finalement assez vite répétitif, la variété des puzzles proposée permet toutefois de ne pas trop s’ennuyer. Le tout est servi par une technique certes assez sobre mais qui sied parfaitement au propos du jeu à base de graphismes 3D qui font le job comme on dit en pareille circonstance et d’une bande son discrète qui met plutôt bien dans l’ambiance. Si vous souhaitez passer quelques heures à résoudre des puzzles pour un prix somme toute très raisonnable (8,99€), The Room est fait pour vous.

  • Testé sur Switch à partir d’une version téléchargée (version 1.1)
  • Taille occupée : 0,855Go
  • Sortie le 18 octobre 2018 sur Switch (existe aussi sur iOS, Android & PC)
  • Trailer de lancement

 

Post-apo

Wasteland 2 : Director's Cut - Nintendo SwitchEn septembre 2015, l’adaptation sur PlayStation 4 de Wasteland 2 sorti un an plus tôt sur PC nous avait fait de l’œil. En effet, même si à l’époque nous n’étions pas encore 100% versé dans le genre stratégie au tour par tour comme nous le sommes devenu depuis la sortie un an plus tard de XCOM 2 sur la console de Sony, le jeu du studio inXile Entertainment nous avait interpellé par son ambiance post-apocalyptique. Pensez donc, cette année-là venait tout juste de débarquer la dernière petite bombe cinématographique de Georges Miller, le bien nommé Mad Max Fury Road. Pour l’occasion nous vous invitons très chaleureusement à (re)lire tous nos articles sur la chose (critique ciné, test Blu-ray, test Blu-ray 4K Ultra HD, etc.). Et si le titre nous avait globalement emballé sur le monolithe noir du géant nippon, quelques points d’achoppements subsistaient toutefois, et notamment un contrôle au pad pas toujours folichon. Trois ans plus tard, voici venir la version Switch qui réunit une fois encore toutes les qualités du jeu. À commencer par ses dialogues plutôt bien ficelés et sa foultitude de détails écrits (attention, il faut vraiment aimer lire pour jouer à Wasteland 2 afin de s’immerger pour de bon dans l’univers du titre). Mais cette profusion est à double tranchant. Dans le cas de la petite console de Nintendo, en mode nomade, il faudra avoir des mirettes dignes d’un super-héros kryptonien pour parvenir à tout lire sans se faire des nœuds aux nerfs optiques (en mode docké, ça va déjà un peu mieux, à condition d’y jouer sur un écran de taille « raisonnable »). Nous ne saurions que trop vous conseiller d’opter pour la taille de texte la plus grande (celle par défaut) au sein des options afin de palier en partie à ce petit souci. Sur le plan technique, l’ensemble tient plutôt bien la route moyennant quelques bémols çà et là, comme des chutes de framerate au sein de décors un peu trop chargés tandis que nous avons également été confronté lors de certains affrontements au tour par tour à un drôle de bug qui faisait complètement disparaître le marqueur de déplacement de notre personnage (pas simple dans ces conditions de parvenir à choisir après précision où bouger notre lascar). Ces quelques réserves mises de côté, si vous êtes à la recherche d’un très bon titre à la croisée entre tactical et récit post-apo fouillé sur Switch, ne cherchez plus.

  • Testé sur Switch à partir d’une version téléchargée (version 1.0.0)
  • Taille occupée : 12,1Go
  • Sortie le 13 septembre 2018 sur Switch (existe aussi sur PS4, XBO et PC)
  • Trailer de lancement

 

Baston

Dragon Ball FighterZ - Nintendo SwitchSorti en début d’année sur PlayStation 4, Dragon Ball FighterZ nous avait totalement emballé dans sa propension à nous replonger au cœur des mégas bastons digne du manga animé qui avait bercé notre adolescence devant le Club Dorothée. L’annonce de son portage sur Switch juste avant l’E3 2018 au travers d’une vraie / fausse fuite nous avait tout à la fois excité et quelque peu inquiété. Si la perspective de pouvoir balancer du Kamé Hamé Ha où que l’on se promène avec sa console dans la main suffisait en effet à provoquer un large sourire Fluocaril, la réserve restait toutefois de mise quant aux capacités de la petite dernière de Nintendo pour faire tourner correctement le jeu. Des craintes vite balayées d’un revers de main digne d’un Son Goku même pas en mode super guerrier tant les premières minutes à se bastonner sur Switch font montre d’une assise technique vraiment époustouflante. En toute honnêteté, en mode portable, nous n’y avons vu que du feu par rapport à nos parties frénétiques sur PS4. Un grand coup de chapeau à l’équipe responsable de ce portage. Le seul vrai bémol, comme bien souvent pour des jeux de ce type et autres FPS, concerne la maniabilité à l’aide des Joy-Con. Si dans son ensemble, toute la panoplie de coups et autres combos répondent au doigt et à l’œil, la question se posera sitôt parvenu à un certain niveau d’excellence et donc d’exigence en termes de précision et de réactivité. Sera-t-il alors préférable de se rabattre sur un Controller Pro, voire même sur un vrai stick arcade ? Dans tous les cas, si vous n’avez pas déjà craqué pour la version PS4 / XBO sortie en début d’année, vous savez ce qui vous reste à faire.

  • Testé sur Switch à partir d’une version téléchargée (version 01.01)
  • Taille occupée : 6,9Go
  • Sortie le 28 septembre 2018 sur Switch (existe aussi sur PS4, XBO et PC)
  • Trailer de lancement

 

Rétro-gaming

Capcom Beat 'Em Up Bundle - Nintendo SwitchPour ceux qui en douteraient encore, le retro-gaming est tendance. Très tendance même. Et lorsqu’on dispose d’un catalogue de jeux 80s/90s aussi musclé que Capcom, il y a largement de quoi faire en la matière. À tel point qu’il ne se passe quasiment plus un seul trimestre sans qu’une nouvelle compil de l’éditeur nippon ne vienne se rappeler à nos bons vieux souvenirs d’adolescent. Après Street Fighter 30th Anniversary Collection en mai dernier suivi par Mega Man X Legacy Collection 1 & 2 deux mois plus tard, c’est à présent au tour d’une compilation de beat’em up emblématiques des années 90 de débarquer sur les consoles actuelles. Et puisqu’on ne change pas une formule qui gagne, l’interface et les différentes options sont les mêmes quasiment à la virgule près : choix du mode de jeu (en ligne ou hors ligne), du jeu (sept en tout dont deux inédits sur console, Armored Warriors et Battle Circuit), accès à quelques bonus vintage (une galerie un peu chiche pour le coup comparé aux deux autres compils sus-citées), choix des bordures d’écran ou encore ajustement du nombre de vies et du niveau de difficulté. Comme toujours, inutile d’escompter des titres remasterisés puisqu’il s’agit là des versions pixelisées brute de décoffrage d’époque qui sont proposées. L’occasion pour l’auteur de ces lignes de se replonger dans l’un des titres qui occupa ses longs week-ends d’adolescent sur Amiga à l’époque, Final Fight, lointain cousin de la série des Street Fighter.

  • Testé sur Switch à partir d’une version téléchargée (version 1.0.0)
  • Taille occupée : 0,765Go
  • Sortie le 18 septembre 2018 sur PS4, XBO, PC & Switch
  • Trailer de lancement

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