Resident Evil 2 (Remake) - Playstation 4

PS4, XBO & Switch : Les jeux vidéo pour débuter 2019

Après une fin d’année comme toujours particulièrement chargée en matière de jeux vidéo, 2019 démarre lentement mais sûrement avec quelques sorties éparses. Un rythme adouci qui nous convient plutôt bien histoire de savourer quelques parties aux côtés de Donald Duck, de zombies ou encore de s’envoyer en l’air le temps d’une petite partie manche en main (n’y voyez aucun sous-entendu mal à propos, bande de petits pervers que vous êtes).

Sommaire

 

Sur Switch

Tetris 99 - Nintendo SwitchC’est au cours de l’un des fameux Nintendo Direct le 13 février dernier que le consolier annonçait, un peu à la surprise générale, l’arrivée sur l’eshop de Tetris 99 ; soit un Tetris en mode Battle Royale (comment est-ce possible ?), gratuit de surcroît. Il n’en fallu pas moins pour aiguiser la curiosité de l’auteur de ces lignes qui se rua ni une ni deux sur la fameuse boutique en ligne pour télécharger la chose puis de lancer le jeu… avant de réaliser qu’il faut obligatoirement un abonnement au Nintendo Switch Online pour pouvoir y jouer ; faute de quoi vous resterez bloqué devant l’écran d’accueil. Stricto sensu le qualificatif de « gratuit » est donc quelque peu trompeur. Qu’à cela ne tienne, Nintendo France ayant eu l’amabilité de nous faire parvenir un code pour ledit abonnement, nous avons donc pu tester ce fameux Tetris Battle Royale. La singularité de Tetris 99 est qu’il va vous opposer à 98 autres joueurs en ligne (d’où l’obligation d’un abonnement online) au cours duquel les lignes complétées par vos adversaires risquent à tout moment (si vos opposants le décident) de venir s’ajouter à votre propre zone de jeu. Et votre muraille de briques de s’accroître brusquement sans que vous n’ayez rien demandé. La réciproque est bien entendu vraie puisque chacune des lignes que vous compléterez viendra s’ajouter à l’un des 98 autres joueurs ; un de ceux que vous choisirez vous-même ou bien selon la stratégie d’attaque que vous aurez sélectionné en haut de l’écran : KO faciles, Aléatoire, Riposte ou Chevrons. C’est sans doute là le seul gros reproche que l’on pourra adresser à l’encontre de ce Tetris 99 : l’absence totale d’explications sur le fonctionnement de ces quatre stratégies. Ça et l’impossibilité de pouvoir jouer avec des amis en local. En espérant qu’une future mise à jour viendra corriger ces deux points-là. Pour le reste, le principe de base du gameplay (compléter des lignes pour les faire disparaître) étant bien connu de tous, la prise en main est immédiate et le jeu devient très vite addictif, d’autant plus que le matchmaking est très rapide. Comptez ainsi une dizaine de secondes seulement avant de pouvoir débuter une partie, le temps que le jeu parvienne à trouver vos 98 adversaires. Mais attention également aux crises de nerf car lorsque plusieurs joueurs décident de se liguer contre vous au même moment, réussir à survivre devient alors beaucoup plus compliqué. Il n’est pas rare par exemple de se retrouver face à 6 joueurs d’un coup et donc de perdre dans les secondes qui suivent (oui cela sent le vécu). À mesure que les joueurs sont éliminés, la vitesse augmentera, accroissant d’autant le stress exercé sur les « survivants ». Et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un. Les multiples réinventions du mythique Tetris n’en finissent donc pas de nous étonner et de nous scotcher à nos écrans.

  • Testé sur Nintendo Switch à partir d’une version téléchargée (version 1.0.0)
  • Taille occupée : 0,451Go
  • Sortie le 14 février 2019 sur Nintendo Switch
  • Trailer de lancement

 

Travis Strikes Again : No More Heroes - Nintendo SwitchC’est l’histoire d’un mec qui se fait aspirer (ou téléporter, dématérialiser, appelez-ça comme vous voudrez) à l’intérieur d’un jeu vidéo. Ça vous rappelle quelque chose ? Tron bien sûr. Dans le cas de Travis Strikes Again : No More Heroes, vous incarnez un dénommé Travis Touchdown qui se retrouve donc aspiré à l’intérieur d’une console de jeux vidéo légendaire (mais jamais commercialisée) baptisée Death Drive Mk II. Et c’est parti pour des mégas bastons au travers de niveaux labyrinthiques, le tout ponctué de séquences narratives (qui ne seront pas sans rappeler au hasard le système de codec d’un certain Metal Gear Solid), sans oublier bien sûr les combats de boss. La marque de fabrique de Travis Strikes Again, se site avant tout du côté de son grand sens de l’hommage et de la dérision vis-à-vis des jeux vidéo, le tout au travers de son personnage-titre bien badass et de scénettes à l’unisson. Ainsi votre avatar se défroque et tire la chasse à l’intérieur de WC mobiles de chantier en guise de points de sauvegarde. Voilà pour l’ambiance ! Le titre n’entend certes pas révolutionner quoi que ce soit et bénéficie d’une progression par trop hiératique entre combats sans grande subtilité (à base de superpouvoirs à upgrader), de scènes de bla bla parfois très (trop) longues et de phases d’exploitation par moments très moroses. En contrepartie, la lettre d’amour qu’il déclame à l’univers vidéoludique dans son ensemble ne manquera assurément pas de ravir les amateurs de jeux vidéo.

  • Testé sur Nintendo Switch à partir d’une version téléchargée (version 1.0.2)
  • Taille occupée : 5,7Go
  • Sortie le 18 janvier 2019 sur Nintendo Switch
  • Trailer de lancement

 

Si vous aimez (beaucoup) lire

Steins;Gate Elite - Playstation 4Adepte de mangas à ses heures perdues et passionné de jeu vidéo depuis sa plus tendre enfance, l’auteur de ces lignes avait donc fort logiquement entendu parler de la série Steins;Gate qui vit le jour il y a une petite dizaine d’années de cela mais sans jamais pour autant s’être penché plus que ça sur le sujet. L’arrivée d’un nouvel opus sur PlayStation 4 (et Switch) fut donc l’occasion toute trouvée de réparer ce tort. Et disons-le tout de go, l’expérience procurée par ce Steins;Gate Elite fut pour le moins « déstabilisante ». Si les thématiques abordées avaient de quoi interpeller de prime abord puisqu’il y est question d’une machine à voyager dans le temps inventée par hasard par un savant un peu excentrique (et non, il ne s’agit pas d’une DeLorean), invention qui va permettre à notre avatar de « réparer » certaines erreurs en altérant le continuum espace-temps, lesdites altérations sont dans les faits assez limitées. Steins;Gate Elite appartient en effet au genre dit du visual novel qui, comme son nom l’indique (ou pas), place le joueur avant tout face à un animé et moins un jeu vidéo. Le gameplay y est ainsi réduit à la portion congrue, pour ne pas dire infinitésimale, et consiste la plupart du temps à appuyer sur la croix pour lire le texte suivant, passer à la séquence suivante ou encore effectuer des choix très sommaires lors des différents embranchements narratifs. Ni vraiment un jeu vidéo, ni vraiment un japanime, le genre s’adressera donc avant tout à une frange bien précise de gamers. De ceux qui de surcroît pratiquent couramment le japonais et/ou l’anglais puisque Steins;Gate Elite est proposé uniquement en japonais sous-titrés anglais.

  • Testé sur PS4 Pro à partir d’une version téléchargée (version 1.00)
  • Taille occupée : 14,94Go
  • Sortie le 19 février 2019 sur PS4, PC & Switch
  • Trailer de lancement

 

Disneyland

Kingdom Hearts III - Playstation 4Si vous aimez les films d’animation Disney. Si vous aimez les jeux vidéo Final Fantasy. Alors, il y a fort à parier que Kingdom Hearts III soit fait pour vous puisqu’il s’agit ni plus ni plus que de la réunion de ces deux univers au sein d’un seul et même jeu. Pour autant, précisons d’entrée de jeu que l’auteur de ces lignes n’avaient jamais mis les pieds dans l’univers en question. Qu’à cela ne tienne puisque de petits résumés vidéo intitulés The Story So Far sont disponibles afin de raccrocher les wagons. Ensuite, à nous les joies des nombreuses heures d’action / plateforme / RPG où votre avatar, Sora, au look très Final Fantasy donc, affublé de ses deux acolytes (Donald et Dingo) vont se balader dans des univers très chatoyants et croiser sur leur route un bestiaire Disney aussi foisonnant que réjouissant, depuis les héros Pixar (Toy Story) jusqu’à ceux des Mondes de Ralph en passant par Hercules, Raiponce et autres La Reine des neiges. Et si tout n’est pas encore parfait techniquement parlant (où est donc le HDR pour sublimer tout cela ? le framerate qui tressaute par endroits, y compris sur PS4 Pro ou encore la caméra parfois à la peine pour suivre le rythme), force est toutefois de reconnaître qu’on en prend plein les yeux et les oreilles à arpenter ce best of des univers Disney dans laquelle vous n’êtes plus simplement spectateur mais joueur. Quant à ceux qui ne seraient pas encore totalement rassasiés, sachez qu’il existe une compilation réunissant les deux précédents volets baptisée Kingdom Hearts HD 1.5 + 2.5 Remix tandis qu’une giga compil réunissant tous les opus précédents de la saga et baptisée fort à propos Kingdom Hearts : The Story So Far sera disponible en Europe (et donc en France) le 29 mars 2019. Une dernière remarque à l’attention des plus jeunes : le jeu est uniquement en anglais avec sous-titres français et ne propose donc pas de doublage dans la langue de Molière.

 

Top Gun

Ace Combat 7 : Skies Unknown - Playstation 4Pour être tout à fait honnête, l’auteur de ces lignes n’avait plus mis le nez dans un Ace Combat depuis l’époque de la PlayStation première du nom à la fin des années 90 (tout cela ne nous rajeunit pas !). L’arrivée d’un nouvel opus sur PlayStation 4 était donc l’occasion toute trouvée pour un petit rappel mémoire. Mais dans l’absolu, la saga étant davantage orientée « arcade », la prise en mains n’est nullement un obstacle en soi (nous ne sommes pas ici en présence d’un Flight Simulator autrement plus complexe à appréhender) même si dans l’absolu nous n’aurions pas craché sur un petit tutoriel avant de nous lancer dans notre baptême du feu et de l’air. Et quel baptême ! Si les passages au ras du sol ne sont pas forcément le point fort visuel de Ace Combat 7 avec des formes géométriques un peu trop sommaires, il en va tout autrement en haute altitude avec des graphismes soignés et une fluidité à toute épreuve, permettant ainsi de se perdre au milieu des nuages (avec les petites gouttes de pluie sur le cockpit qui vont bien) et les multiples conditions climatiques (orages, tempêtes, etc.) comme autant de possibilités de pimenter nos dogfights. L’ambiance sonore n’est pas en reste pour nous immerger au cœur de nos virées aériennes avec des musiques tantôt reposantes tantôt énergiques, le tout accompagnés des incontournables bip bip du radar pour nous avertir lorsque nous avons verrouillé une cible, ou au contraire lorsque c’est nous qui risquons d’avoir chaud aux fesses par l’un des missiles adverses. Les différentes missions (raids, escortes, etc.) sont entrecoupées d’un petit storytelling qui nous raconte l’histoire d’Avril, mécano apprentie-pilote et fille d’un héros de la guerre sur fond de conflit entre différents pays. Rien que de très classique à ce niveau-là mais les différentes cinématiques permettent néanmoins d’apporter un minimum de liant à l’ensemble. La vraie grosse nouveauté réside toutefois dans le mode VR qui risque bien de vous retourner le cœur de par les sensations procurées. Dommage toutefois qu’il ne soit pas possible de parcourir l’intégralité du jeu de la sorte (comme ce fut le cas par exemple pour Resident Evil 7) puisque la partie VR n’excède guère les deux heures de jeu. Notons pour finir que Ace Combat 7 n’est disponible qu’en version japonaise ou anglaise (avec sous-titres français).

 

Zombies (Ultra) HD

Resident Evil 2 (Remake) - Playstation 4Depuis ses débuts sur la première PlayStation en 1996, Resident Evil n’a eu de cesse de donner naissance à une impressionnante quantité de rejetons, sous la forme de suites ou de remakes, voire même de remakes de suites. Ainsi en 2015, le tout premier épisode avait eu les honneurs d’une version HD Remaster suivi en 2016 d’une compilation baptisée Resident Evil Origins Collection. En 2017, c’était au tour de Resident Evil 7 de venir chambouler les us et coutumes de la saga en proposant un épisode en forme de FPS très réussi (voire même carrément flippant sur PS VR). Début 2019, c’est à présent au tour de Resident Evil 2 de passer par la case « lifting ». Et quel lifting ! Si les puristes s’étoufferont sans doute devant le changement majeur de gameplay où les angles fixes de caméra faisant la part belle au hors-champ qui ont valu ses lettres de noblesse à cette saga mythique ont désormais cédé la place à une vue en TPS, force est de constater que cette cure de jouvence n’a nullement amoindri la qualité première de la série : nous faire flipper. Le mérite en revient avant tout au véritable tour de force technique accompli. Si le principe du gameplay consistant à choisir d’incarner Leon Kennedy, flic de Racoon City ou Claire Redfield, partie à la recherche de son frérot, nous rappelle bien que nous sommes en présence de Resident Evil 2, c’est en revanche le jour et la nuit entre le jeu originel de 1998 et cette mouture 2019 tant le relooking opéré est à tomber à la renverse de bonheur. Sur Xbox One X, support sur lequel nous avons pu tester la chose, c’est caviar à tous les niveaux avec une multitude de paramétrages possibles tant sur le plan technique qu’en termes de gameplay : doublage japonais, anglais, français, tous de très grande qualité, possibilité d’activité ou non le grain photographique (nous avons mis sur ON bien sûr histoire de renforcer le côté craspec de l’ensemble) sans compter la compatibilité HDR de l’image ou encore le son en Dolby Atmos. L’emballage technique tant sur le plan visuel que sonore est de toute beauté et nous ne serions que trop vous conseiller de jouer à ce Resident Evil 2 Remake le soir dans le noir. Ambiance garantie. Seul petit accroc : le côté uncanny valley des personnages lors des cinématiques. Mais pas de quoi refroidir notre enthousiasme pour autant. En attendant la sortie pour le 21 mai de Resident Evil 0, Resident Evil 1 et Resident Evil 4 sur Nintendo Switch.

  • Testé sur Xbox One X à partir d’une version téléchargée (version 1.0.2.0)
  • Taille occupée : 21,9Go
  • Sortie le 25 janvier 2019 sur PS4, XBO & PC
  • Trailer de lancement
  • Analyse technique de Digital Foundry : Analyse n°1 & Analyse n°2

 

Metro Exodus - Playstation 4Si vous aimez les ambiances post-apocalyptiques où la quasi-totalité de l’espèce humaine a été rayée de la carte après une troisième guerre mondiale laissant la surface du globe en proie aux radiations nucléaires et à des mutations génétiques ayant donné naissance à des créatures cauchemardesques dignes de Je suis une légende (au hasard), alors Metro Exodus a de fortes chances de vous « séduire ». Nous plaçons volontairement ce dernier qualificatif entre guillemets tant le titre du studio ukrainien 4A Games, sous ses atours de divertissements vidéoludiques, parvient à nous interpeller sur la survie au lendemain d’un cataclysme nucléaire d’une telle ampleur (qui a dit Tchernobyl ?). Et qu’importe si la narration du jeu flirte parfois avec des clichés dignes des bons gros blockbusters hollywoodiens bas de plafond, ce qui importe dans Metro Exodus, c’est avant tout l’art et la manière dont les développeurs parviennent à nous immerger au cœur de cet univers. Et de fort belle manière pourrait-on même dire tant l’emballage visuel (et sonore) est une véritable merveille (surtout en HDR sur PS4 Pro, support sur lequel nous avons pu tester le jeu). Mais une merveille qui vous filera des sueurs froides lorsque vous avancerez avec quelques munitions seulement dans votre flingue, le faible faisceau d’une lampe pour percer l’obscurité et votre masque dont le niveau d’oxygène diminue lentement mais sûrement et tandis que des bruits tout sauf rassurants et des ombres inquiétantes surviennent au loin. C’est là que réside la plus grande réussite de Metro Exodus : parvenir à vous foutre le trouillomètre à zéro, surtout lors des phases souterraines, tandis que les séquences en surface avec sa météo capricieuse (brouillard, tempête, etc.) ne seront guère plus rassurantes. Jusqu’à présent, l’auteur de ces lignes n’avait pas jugé utile de se pencher sur les deux précédents opus, Metro 2033 (2010) et Metro : Last Light (2013), croyant à un énième FPS lambda. Au regard des qualités de ce Metro Exodus, un petit retour en arrière va rapidement s’imposer, voire même un petit tour du côté des romans signés Dmitri Gloukhovski à l’origine de la licence vidéoludique. À bon entendeur.

 

L’Enfer de Dante

Devil May Cry 5 - Playstation 4Mine de rien, abstraction faite du reboot (DmC sorti en 2013) et autres remasters qui ont pullulé depuis le début de la décennie, le précédent épisode canonique de la série Devil May Cry remonte déjà à 2008. Autant dire une éternité. Qu’à cela ne tienne, le célèbre Dante est de retour, certes un peu grisonnant et barbe (grisonnante elle-aussi) de trois jours mais il n’a rien perdu de sa superbe. Ni même de sa cool attitude si caractéristique de la saga. Et la scène d’ouverture tout en ralentie à la sauce bullet time au cours de laquelle défilent les crédits du jeu (et fera penser, au hasard, à celle du film Deadpool) de nous rappeler combien la saga qui vit le jour en 2001 sur PlayStation 2 se veut totalement décomplexée, peu importe les hordes de monstres qui déferlent sur le héros. Ou plus précisément les héros puisque c’est bien là la grosse nouveauté de ce cinquième opus, le joueur n’incarne plus uniquement le seul fossoyeur des enfers mais également deux de ses acolytes : V armé d’une panthère et d’un rapace et Nero armé d’un bras mécanique multifonctions. Soit autant de nouvelles possibilités de gameplay et de façon de dézinguer des créatures dans la plus pure tradition de la série, à savoir de la façon la plus « stylée » possible et non pas uniquement en bourrinant comme un malade sur toutes les touches. Pour les néophytes, ces différentes possibilités (attaques, esquives sans oublier le plus important, à savoir les combos) sont rappelées à l’aide de petits didacticiels au cours des premières passes d’arme. Libre à vous ensuite de donner de laisser vagabonder votre imagination (et votre dextérité) au pad pour obtenir la meilleure note possible à la fin de chaque niveau. Des niveaux et plus généralement des graphismes qui ne manquent pas de gueule, bien aidés il est vrai par un mode HDR qui booste les couleurs (avec une fois encore la possibilité d’ajuster le niveau de luminosité mais aussi les dominantes rouges et bleus comme sur beaucoup d’autres jeux vidéo Capcom compatibles HDR), le tout avec un framerate qui tient excellemment bien la route. Autre point positif : la possibilité de choisir entre la version anglaise et japonaise (avec sous-titres français bien entendu). Autant dire un retour aux affaires réussi sur toute la ligne pour cette cinquième virée en enfer de Dante.

 

Iron Man

Anthem - Playstation 4Notre tout premier contact avec Anthem au cours de la phase de beta qui s’est déroulée début février, soit quelques semaines seulement avant la sortie officielle, nous avait laissé sur un sentiment quelque peu mitigé avec notamment un framerate très fluctuant sans compter un méchant bug sonore qui avait réduit quasiment au silence toute la bande son du jeu. De bug il en était toujours question au moment de la sortie le 22 février et notamment de méchants crashes du côté de la PlayStation 4 qui ont même amené Sony à rembourser les joueurs concernés. Autant dire que c’est avec une certaine fébrilité que l’auteur de ces lignes débuta le test d’Anthem sur le monolithe noir du géant nippon (bah oui, voire sa console planter, ça ne fait jamais très plaisir). Pour autant et après un gros week-end passé sur la version 1.05 depuis la PS4 Pro, pas de plantage à l’horizon tandis que les différents pépins techniques relevés quelques semaines plus tôt n’étaient plus que de l’histoire ancienne. Dans Anthem, vous incarnez un freelancer, une sorte de croisement entre un mercenaire et un soldat, où votre héros (ou héroïne, à vous de choisir au début) est engoncé dans un exosquelette qui ne sera pas sans rappeler celui d’un certain Iron Man. À vous dès lors les joies des vols aux quatre coins d’une planète au design mi-SF mi-fantasy particulièrement travaillé pour accomplir les différentes missions (en solo ou en multi en ligne) qui vous seront confiées et combattre toutes sortes de créatures. La grosse force d’Anthem réside indubitablement dans sa facilité de prise en mains et la sensation de se croire vraiment dans la peau de Tony Stark, aussi bien lors des phases de vol (dans les airs, dans les grottes, sous l’eau, etc.) que lors des combats à base de combos tirs / corps-à-corps. Soit deux pendants du gameplay particulièrement grisants au milieu de décors d’une beauté vraiment époustouflantes (même si l’on mettra un petit bémol sur le rendu HDR dans les aires de jeu les plus sombres). Ce sentiment d’euphorie va toutefois se trouver quelque peu terni, et ce pour plusieurs raisons. Primo, comme bien (trop) souvent, ne vous attendez pas à un scénario à la hauteur. Vous êtes le gentil face à un gros méchant baptisé « L’observateur » qu’il faudra occire mission après mission. Point barre. Un point d’autant plus regrettable que la mocap et le doublage (en VO surtout) sont de grande qualité. Deusio, lesdites missions finissent rapidement par se ressembler un peu toutes. Et tertio, attendez-vous à des chargements à tirelarigot : au début de la mission, à la fin de la mission, lorsque vous arrivez au Fort Tarsis (le hub central du jeu où vous conversez avec les PNJ et trouvez vos prochaines missions) mais aussi lorsque vous accédez à la Forge, là où vous pourrez améliorer les capacités de votre freelancer. Même sur notre PS4 Pro équipée d’un disque dur SSHD, le temps finit par devenir long dès lors qu’il faut poireauter plusieurs dizaines de secondes à chacun de ces (nombreux) chargements. Mais ne boudons pas notre plaisir pour autant tant ce premier acte d’Anthem laisse entrevoir moult possibilités. En espérant que les futures mises à jour (et les actes suivants annoncés sur la feuille de route) viendront corriger / améliorer tous ces petits travers et confirmer ainsi toutes ces belles promesses.

 

Le plastique c’est fantastique

La Grande Aventure LEGO 2 - Playstation 4Bon alors c’était comment La Grande Aventure Lego 2 ?
– Mini moi ado : ben, plutôt pas mal
C’est tout ?
Ben oui
Et toi ?
– Mini moi 6 ans : Ah oui c’était bien. J’ai bien rigolé. C’était une bonne suite.
Et bien voilà, prends exemple sur ton petit frère espèce de sapajou. Et sinon ce jeu, c’est comment ? Aussi sympa que le film ?
À part quelques digressions, le jeu suit assez fidèlement les péripéties du film. La prise en main est immédiate et très intuitive. On adore retrouver les personnages du film ainsi que les enjeux développés à l’écran (nouvelle menace sur Bricksburg, les vraix-faux ennemis en la personne des Duplos…). Les combats ont une maniabilité améliorée par rapport au premier épisode et une fois que l’on a libéré les amis kidnappés ainsi que le fameux Maître Constructeur, on peut créer son propre monde et tout et tout.
Heu attends la, tu as été sur le site officiel et tu es en train de me débiter les accroches marketings du jeu, c’est ça ?

Moi en tout cas j’ai déjà passé deux niveaux et je m’éclate papa. Et puis avec Sapajou on a fait deux vidéos « Let’s play » sur la chaîne YT que j’ai créée. Tu peux les visionner ici et !
😲Bon, je crois que je vais aller me coucher moi !SG

  • Testé sur PS4 à partir d’une version éditeur (version 1.01)
  • Taille occupée : 10,24Go
  • Sortie le 27 février 2019 sur PS4, XBO et PC & Switch (uniquement en démat)
  • Sortie le 26 mars sur Switch en version physique
  • Trailer de lancement

 

God Bless America

The Division 2 - Xbox OneAprès avoir mis New York à feu et à sang, le virus répondant au doux nom de « poison vert » a migré plus au sud pour réserver le même sort à Washington D.C. Trois ans quasiment jour pour jour après le premier opus, The Division 2 pose donc ses bagages dans la capitale étatsunienne. Et autant le préciser d’entrée de jeu, tout comme son prédécesseur, ce n’est nullement par son scénario que cette suite s’illustrera. Il y est en effet une nouvelle fois question de différents clans qui pillent et tuent dans la joie et l’allégresse, semant incidemment la terreur dans les rues. Des rues que vous, membre de l’illustre Division du titre et vos compagnons d’armes, allez devoir « nettoyer » de toute cette vermine et ainsi rétablir l’ordre dans la ville, pâté de maison par pâté de maison, quartier après quartier. Si la ligne narrative demeure donc inchangée, les trois années qui séparent le premier opus de cette suite auront toutefois donné tout loisir au studio suédois Massive Entertainment (racheté par Ubisoft en 2008) de peaufiner son attirail et d’aboutir ainsi à un n°2 encore plus affuté. À commencer par le lieu des affrontements. Là où le New York hivernal du n°1 donnait parfois l’impression d’arpenter les mêmes arcanes bien parallèles et perpendiculaires, la Washington estivale de The Division 2 s’ouvre désormais sur une topographie autrement plus diversifiée, rehaussée si l’on puit dire par le soin apporté dans l’art de « souiller » les moindres recoins de la ville, désormais jonchée de tout un tas de débris, de véhicules et d’édifices à l’abandon tandis que la végétation (et quelques animaux de ci de là) a commencé à reprendre ses droits sur le béton érigé par l’homme. Visuellement parlant, c’est pour le moins époustouflant avec un gros boulot sur les jeux de couleurs, notamment sur les cycles jours / nuits, le tout renforcé par un HDR du plus bel effet même si sur ce dernier point nous aurions préféré une image de référence en plein écran afin d’ajuster le niveau de luminance et celui de blanc comme ce fut le cas sur les deux derniers Assassin’s Creed (Origins et Odyssey). Dans tous les cas, le moteur graphique du studio, Snow Drop, fait une nouvelle fois des merveilles. Pour le reste, au milieu de cette « luxuriance » visuelle, le gameplay reste toujours aussi jouissif, permettant des fusillades bien nerveuses aux quatre coins de la ville au cours desquelles il faudra précisément savoir profiter de tous les éléments du décor en vue de s’abriter les miches des tirs ennemis. D’autant plus que lesdits ennemis sont, pour une fois, loin d’être cons puisque l’I.A. saura à son tour faire tout ce qu’elle peut pour vous repérer et vous débusquer. Comme dans le premier opus, lesdits affrontements vous permettront de gagner en expérience et in extenso d’augmenter tout votre attirail. Et pas uniquement vos armes mais tout votre équipement, depuis vos protections corporelles jusqu’à vos compétences (au nombre de huit). Le tout étant par ailleurs personnalisable et upgradable à souhait à tel point qu’on finirait presque par s’y perdre dans la profusion de sous-sous-menus donnant accès à tous ces ajustements. Autre petit reproche, d’ordre technique celui-là, à l’heure où nous avons testé le titre (sur Xbox One X), on observait encore parfois quelques petites anicroches (clipping et micro-freeze, notamment lorsque l’on arrive au bout d’une mission). Mais gageons que tout ceci sera rapidement corrigé au fil des différents patches dans les semaines / mois à venir. Rien à redire en revanche sur le plan acoustique avec une bande-son d’une très grande richesse et mixée avec précision en multicanaux. À tel point qu’il n’est pas rare de pouvoir discerner à l’oreille dans quelle direction se déroule une fusillade rien qu’à la spatialisation des tirs qui retentissent au loin dans telle ou telle enceinte. S’ajoute à cela la possibilité de pouvoir jouer au choix en anglais (il faudra alors télécharger le pack de langue correspondant, comptez environ 1Go de données) ou en français. Non vraiment, aussi bien sur le plan visuel que sonore mais également en termes de gameplay, The Division 2 vise en plein dans le mille. Gageons dès lors qu’un futur (et hypothétique) The Division 3 haussera encore le niveau sur les futures consoles qui verront le jour… d’ici trois ans (ou moins). Quant à la future cité aux prises avec la pandémie anticapitaliste, les paris sont ouverts.

 

La mort vous va si bien

Sekiro : Shadows Die Twice - PlayStation 4Pour avoir déjà tâté des jeux précédents du studio FromSoftware, en l’occurrence la trilogie Dark Souls mais aussi Bloodborne, nous savions pertinemment que leur nouveau titre serait tout sauf un long fleuve tranquille. À l’arrivée, nous étions très en deçà de la réalité et après plusieurs heures de jeu, nous en sommes même venus à nous interroger : Pourquoi ai-je demandé à chroniquer ce jeu ? Suis-je trop vieux pour ces conneries ? Suis-je vraiment sado-maso à ce point ? Car il faut bien l’admettre, Sekiro : Shadows Die Twice est hard, très hard, vraiment méga hard. À tel point que le dernier né du studio a ravivé le débat d’une certaine forme d’élitisme au sein des jeux vidéo avec d’un côté ceux qui déclarent, telle cette review du magazine Variety que « la difficulté porte atteinte à ce chef-d’œuvre » tandis que d’autres, tel le réalisateur du non moins remarquable God of War, déclare que « l’accessibilité n’a jamais été un compromis ». Mais revenons-en à nos moutons. Ou plus précisément à notre Loup, le rônin que vous incarnez en plein Japon féodal et qui par quelque pouvoir mystique va disposer du don de revenir d’entre les morts. Et ça tombe plutôt bien car dans Sekiro, vous allez passer de vie à trépas à d’innombrables reprises. Quelques changements plutôt bien sentis le démarquent des précédentes productions FromSoftware, et notamment l’usage d’un grappin pour se la jouer façon Spider-Man mais aussi la possibilité de sauter. Des modifications du gameplay qui confèrent à votre avatar une agilité bienvenue tandis que l’infiltration fait également son entrée, permettant ainsi de se défaire discrètement de certains adversaires sans alerter ses petits camarades. Ce qui sera toujours ça de pris pour la suite. L’autre changement majeur concerne la disparition de la jauge d’endurance au profit d’une jauge de « contre » qui vous autorise, comme son nom l’indique, à « contrer » un certain nombre d’assauts (certains, notamment face aux boss, ne peuvent cependant être contrés et devront de facto être esquivés). Lorsque ladite jauge est pleine, vous êtes bon pour vous en prendre plein la gueule. Et lorsque l’on sait à quel point les ennemis, même les plus insignifiants, peuvent faire très mal dans les jeux FromSoftware, mieux vaut garder un œil rivé sur la jauge en question. Il faudra donc en permanence user de stratège pour savoir quand contrer, quand esquiver et quand se placer à distance afin de reprendre son souffle ; i.e. laisser sa barre de contre se vider à nouveau sachant que bien entendu vos adversaires en font de même pendant ce temps-là, sinon ça serait trop facile ! Mais le véritable challenge de Sekiro et son arme à double tranchant, ce sont bien ses boss. C’est par eux que la mort arrivera le plus souvent, vous faisant alors perdre la moitié de vos ressources (expérience et argent) sans aucune possibilité de les récupérer. Un postulat d’autant plus amer que les boss en question sont bien souvent capables de vous envoyer ad patres en deux ou trois coups seulement. C’est également par ces mêmes boss (secondaires ceux-là) que possibilité sera offerte d’upgrader ses capacités (jauge de vie et autres chapelets octroyant des capacités supplémentaires). Jamais l’expression « le jeu (et plus précisément la mort) en vaut-il la chandelle ? » n’a alors semblé plus approprié que dans le cas présent. Non content de faire souffrir le joueur, Sekiro fera également souffrir votre console, notre PS4 Pro soufflant comme un buffle pour afficher toute la magnificence de ses graphismes en HDR mais n’en souffre pas moins de quelques chutes de framerate et autres soucis de caméras. Et si, comme de coutume pour FromSoftware, aucun mode de difficulté n’est présent, il sera en revanche possible d’opter pour la version française, anglaise ou japonaise des dialogues (cette dernière étant fortement conseillée pour coller au plus près avec l’esprit du jeu). De toute évidence, le degré d’abnégation que requiert Sekiro n’aura nullement entravé son succès puisque dix jours seulement après sa sortie, 2 millions de sado-masos s’étaient déjà portés acquéreur de la dernière grande faucheuse de FromSoftware. De toute évidence, la mort sied à merveille au studio nippon.

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