Marvels Avengers - Jeux vidéo

2020 : PS4 & XBO tirent leur révérence

Après sept ans de bons et loyaux services, la PlayStation 4 et la Xbox One s’apprêtent donc à tirer leur révérence pour laisser place à leurs successeuses, respectivement la PlayStation 5 et la Xbox Series X qui débarqueront dans toutes les bonnes crèmeries dans quelques semaines (le 10 novembre pour la machine de Microsoft et le 19 novembre pour celle de Sony). Et bien que tous les regards seront désormais tournés vers ces nouvelles consoles, des jeux vidéo n’en continueront pas moins de sortir sur PS4 et XBO au cours des mois (années ?) à venir. Comme en témoigne la petite sélection de titres ci-dessous.

Sommaire

 

Wasteland 3 - PlayStation 4Si la saga Wasteland vit le jour en 1988 sur PC, Apple II et Commodore 64 (voilà qui ne nous rajeunit pas !), la première mouture sur consoles (en l’occurrence la PS4 et la XBO) attendra 2015 avec Wasteland 2, un an après la sortie PC. C’est à cette même période que l’auteur de ces lignes fit ses premières armes dans la saga sur la console de Sony. Un an plus tard, une campagne participative pour le financement du troisième volet était lancée et remportée très haut la main avec à l’arrivée plus de $3M récoltés sur les $2,75M visés, sachant que cette somme comptait pour 40% du budget du jeu, le reste étant réparti entre financement interne du studio InXile Entertainment et investisseurs externes, à hauteur respectivement de 40% et 20%. Ce qui porte le budget total de Wasteland 3 à quelques $7M. Une somme certes confortable mais pas nécessairement démentielle quand on sait que les budgets des gros AAA vidéoludiques actuels se comptent en dizaines de millions de dollars. Une somme cependant parfaitement mise à profit, qui se voit et surtout s’entend en dépit de quelques lacunes (on y revient juste après) afin d’immerger le joueur au cœur de son univers post apocalyptique.

Un univers qui n’a certes rien de très original. Jugez plutôt : dans Wasteland 3, vous incarnez des Rangers du Désert, groupe paramilitaire qui tentent du mieux qu’ils peuvent de remettre un peu d’ordre dans ces terres dévastées (traduction littérale du « Wasteland » du titre) par une guerre nucléaire USA vs URSS (rappelons que le premier opus a vu le jour en 1988 alors que la Guerre Froide bien que tirant sur sa fin faisait toujours rage). Voilà pour le décorum. Dans les faits, la saga est un savant mélange entre d’un côté le RPG pour son pendant exploration, XP des personnages et upgrades de leurs matos et de leurs compétences et de l’autre des affrontements au tour par tour. Techniquement parlant et eu égard au budget sus-cité, Wasteland 3 est une belle réussite avec des graphismes très détaillées et une palette chromatique renforcée par le HDR. On regrettera toutefois de fréquentes chutes de framerates et de tout aussi fréquents bugs graphiques (on ne compte plus le nombre de fois où des objets, adversaires et autres éléments du décor ont littéralement disparu devant nos yeux avant de réapparaître quelques secondes plus tard !). Là où le jeu ne saurait être pris à défaut, c’est sur le plan sonore avec d’un côté des dialogues intégralement doublés (en VO uniquement) avec un sens particulièrement aiguisé de la saillie percutante. Une qualité qui sied parfaitement à un titre où les embranchements scénaristiques prolifèrent aux détours de ces innombrables dialogues. À cela s’ajoute une bande originale parmi les plus soignées qu’il ait été donné d’entendre pour un jeu vidéo et pour cause, la personne en charge de ce pan du jeu est une dénommée Mary Ramos, ni plus ni moins que la superviseuse musicale des films d’un certain Quentin Tarantino. Et l’on pensera ce que l’on veut des réalisations du bonhomme, une chose est sûre, les B.O. de ses longs-métrages sont pour le moins mémorables. Rien de bien surprenant donc à ce que les musiques de Wasteland 3 soient une réussite aussi bien en termes de quantité que de qualité.

Côté RPG, la quantité est également de mise. Vous débuterez l’aventure avec deux personnages à choisir parmi certains « couples » prédéfinis ou bien à concevoir de toutes pièces mais que dans un cas comme dans l’autre vous aurez toute latitude de personnaliser visuellement parlant tandis que le déroulé de l’histoire vous permettra d’upgrader leurs compétences et leurs équipements. Dans le même temps, votre binôme de départ s’agrandira au gré des rencontres pour atteindre un maximum de six individus au total. Si ce pendant du jeu répond pleinement aux attentes en matière de RPG, il souffre également d’une énorme lacune : son inventaire foutraque à souhait où tous les items s’entassent à la va comme je te pousse et démerdes-toi pour t’y retrouver. Aucune option de regroupement, de tri, de filtre, bref un immense bazar et une tare incommensurable en matière d’UX. Le dernier aspect du gameplay concerne quant à lui les affrontements au tour par tour. Si ces derniers sont plutôt réussis et un chouia plus tactiques que le n°2, ils restent cependant loin d’égaler le maître-étalon du genre qu’est XCOM 2. Mais surtout, Wasteland 3 a une nouvelle fois, tout comme son prédécesseur, la très mauvaise habitude de vous balancer des combats aléatoires à la queue leu leu, ce qui peut vite devenir lassant à la longue. D’autant que la durée de vie de ce troisième opus se compte en dizaines d’heures.

Des heures qui risqueront de paraître encore plus longues si l’on prend en compte les temps de chargement à répétition. L’acquisition d’un SSD en lieu et place du SSHD de notre PS4 Pro arrangerait-elle les choses (oui, nous avions déjà upgradé le HDD d’origine pour un modèle hybride supposé être plus véloce) ? Probablement. À tout le moins dans une certaine mesure. La situation s’améliorera-t-elle lors d’un hypothétique portage sur PlayStation 5 et son tout nouveau SSD ultra rapide ? Pour le coup, rien n’est moins sûr car en novembre 2018, soit en plein développement de Wasteland 3, fut annoncé le rachat de InXile Entertainment par Microsoft. Une acquisition parmi tant d’autres afin de disposer d’un grand nombre de studios de renoms dans son escarcelle en vue d’alimenter sa future Xbox Series X en jeux de qualité. L’occasion peut-être de voir débarquer prochainement Wasteland 3 sur la console next gen de Microsoft, de préférence débarrassé de toutes ces petites lacunes techniques.

NB : À l’heure où nous rédigeons ces lignes un patch 1.08 est opérationnel.

  • Testé sur PS4 Pro à partir d’une version téléchargée (version 1.07)
  • Taille occupée : 26Go environ
  • Sortie le 28 août 2020 sur PlayStation 4, Xbox One et PC
  • Trailer de lancement

 

Marvels Avengers - PlayStation 4Autant le dire d’entrée de jeu, à Digital Ciné, on n’est pas spécialement fan du fameux MCU qui rapportent des milliards aux quatre coins du globe. Et pour être totalement impartial, on n’est pas davantage friand du DCEU. À la rédac, il y a bien notre Sandy Gillet national qui va encore découvrir les films mais parce que contraint et forcé par les héritiers. Quant aux autres membres de la rédac, c’est avec un (dés)intérêt poli qu’ils découvrent ces longs-métrages quand le cœur leur en dit. Autrement dit pas très souvent. Pour preuve, les deux derniers films Marvel vus par l’auteur de ces lignes remontent à… 2017 avec Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2 (découvert en salles car j’avais adoré le n°1, merci James Gunn !) et Spider-Man : Homecoming (rattrapé en Blu-ray 4K Ultra HD, merci Sony de nous avoir envoyé la galette !). Mais alors nous direz-vous, si nous n’avons pas davantage d’appétence pour Marvel, à quoi bon tester un jeu baptisé Marvel’s Avengers. À cela deux explications : la première tient au fait que deux mois plus tôt, Marvel’s Iron Man VR ne nous avait pas déplu, loin s’en faut. La seconde est à chercher du côté de notre curiosité pour le projet : le jeu est le fruit du studio Crystal Dynamics à qui l’on doit la saga Legacy of Kain (grosse baffe dans la gueule à l’époque par la découverte de Soul Reaver sur la première PlayStation) mais également plusieurs opus de la célèbre exploratrice Lara Croft (j’ai encore une statuette de la demoiselle dans ma chambre de la maison familiale normande). Bref, deux bonnes raisons pour se lancer dans l’aventure de ce Marvel’s Avengers, d’autant que les acteurs vus au cinéma ne sont pas au rendez-vous pour camper leurs personnages respectifs (le budget du jeu aurait sans aucun doute explosé s’il avait fallu les rémunérer pour ça, sans compter leurs pourcentages sur les ventes).

À la sortie du jeu, cinq de ces super-héros répondent présents : Captain America, Iron Man, Hulk, Black Widow et Thor, auxquels s’ajoutent un sixième larron, Kamala Khan, qui sert de fil rouge narratif et constitue la vraie valeur ajoutée narrative de la campagne solo. Rien de bien original sinon la sempiternelle rengaine de l’adolescente seule dans son coin, un peu nerd sur les bords et qui idolâtre lesdits super-héros. Pour autant, l’enthousiasme qui se dégage de ce personnage met plutôt du baume au cœur. Mais n’allez pas croire que vous passerez tout votre temps en sa compagnie car la campagne en question se chargera de vous placer alternativement aux commandes de ces six personnages au gameplay bien distinct les uns des autres. Ce qui se traduira à l’écran par des affrontements homériques où vous fracasserez tout et n’importe quoi à l’écran, le tout avec un sens du spectaculaire des plus réjouissants. Oui mais voilà, pour aussi jouissif qu’il paraisse de prime abord, ce Marvel’s Avengers là montre bien vite ses limites. Sur le plan du gameplay pur tout d’abord avec une campagne qui laisse rapidement paraître son côté répétitif en dépit du déblocage de nouveaux coups pour chacun des personnages. On passera également sous silence tout le côté loots cosmétique du jeu, nouveau modèle économique très en vogue, accessible en théorie gratuitement mais où dans la pratique tout est fait pour inciter le joueur à dégainer sa CB. On devine par ailleurs bien volontiers qu’aux « seulement » six personnages jouables à la sortie viendront s’en ajouter beaucoup d’autres au cours des mois (années) à venir pour ce qui s’annonce d’ores et déjà comme le jeu service par excellence pour tout fan qui se respecte.

Mais le point le plus dommageable reste assurément l’aspect technique avec, à l’heure où nous l’avons testé une impressionnante quantité de bugs, ralentissements et autres freezes du jeu qui font vraiment désordre. Comme si le studio Crystal Dynamics avait dû sortir le jeu coûte que coûte pour la rentrée afin de combler le vide laissé par une année 2020 désertée en matière de sorties cinématographiques du MCU. Résultat, le jeu se retrouve désormais à enfiler les patchs comme d’autres enfilent des perles en vue de corriger les bugs par milliers. En espérant que d’ici à la sortie du jeu sur consoles next gen (PlayStation 5 et Xbox Series X), toutes ces tares ne seront plus qu’un mauvais et lointain souvenir.

NB : À l’heure où nous rédigeons ces lignes un patch 1.08 a vu le jour la semaine passée.

 

NBA 2K21 : Mamba Forever Edition – PlayStation 4On le sait maintenant, 2020 restera tristement dans les mémoires. L’épidémie Covid-19 bouleversant nos vies et donc celle du monde du sport où les matches se jouent plus ou moins à huis clos, n’a pas fini son parcours alors que se profile la fin de l’année. Pour autant, les acteurs majeurs du jeu vidéo, Sony et Microsoft, ont quand même maintenu la sortie de leur nouvelle console. En fait, on peut même dire qu’ils ont certainement mis les bouchées doubles compte tenu de l’aspect confinement / couvre-feu et tutti quanti propres à vous cloitrer chez vous durant de longues heures qu’il faut bien occuper. Ceci étant dit, il faut bien assurer le tout venant et continuer à nourrir la bête PS4. Et de fait, le nouvel opus NBA 2K logiquement nommé 21 débarque en pleine transition mais également en plein play-offs NBA. Une première. À l’heure où nous rédigeons ces lignes, les Lakers des légendaires LeBron James et Anthony Davis ont soulevé le trophée suprême comme un hommage et une passation de pouvoir envers Kobe Bryant, disparu en janvier dernier et figure de la version Ultimate (Mamba Forever) de ce NBA 2K21.

Comme si l’épidémie avait insufflé un vent de restrictions, NBA 2K21 affiche un menu beaucoup moins clinquant que la version 20 où l’on évoluait dans un centre sportif multicolore. Ici tout est plus à plat, face à un mur, dans un jeu de couleurs plutôt accueillant. Le jeu innove également quelque peu dans le gameplay avec un nouveau mode de shoot qui a fait polémique dès la sortie début septembre. Appelé « Mode Visée Pro », la jauge ne se mesure plus de façon verticale comme le véritable mouvement d’un tir mais de façon horizontale avec un timing plus serré. Un tournant radical mais qui demande une véritable adaptation. Réclamations oblige, l’éditeur Visual Concepts a rectifié le tir via une mise à jour en proposant l’ancien système en option. Au-delà de ce nouveau tir, le jeu offre quelques nuances dans le gameplay, notamment sur les double-pas (lay-up) ou le floater.

En mode Ma Carrière, on retrouve la production Springhill Entertainment qui nous offre le Prélude intitulé The Long Shadow, l’histoire d’un jeune sportif nommé Junior vivant dans l’ombre de son père. Il devra bien entendu s’élever vers les sommets de la NBA en dépit des rivalités et les médias sans oublier une histoire d’amour. Malgré un casting de choix avec Djimon Hounsou et Michael K. Williams en tête, l’ensemble n’a rien gardé de la force du scénario de celui de NBA 2K20. Clichés en tous genres et personnages peu marquants, le Prélude peut néanmoins se passer rapidement via un menu qui vous permettra d’aller directement à la draft NBA. Une fois cette partie accomplie, les réjouissances arrivent avec un univers coloré, repensé à Venice Beach où magasins et terrains se côtoient. C’est également le début de la fin car tout est affaire de microtransactions avec la fameuse monnaie virtuelle VC. De la tête aux pieds en passant par les aptitudes, tout s’achète. Revu sous bien des aspects, le mode Mon Équipe (MyTeam) est celui auquel Visual Concepts a accordé le plus d’attention (échange ou fusion de cartes en double, saisons à multiples objectifs en marge des habituels défis hebdo que ce soit en solo ou en multi). Les autres modes, eux, ne bénéficient d’aucune amélioration notables. Quid des équipes WNBA dans le mode Ma Ligue ? Présentes au coup d’envoi, les joueuses sont absentes dans ce mode.

Au final peu d’innovations sont au programme, quelques problèmes d’I.A. persistent (retour en zone, changement de vitesse inexplicable d’un joueur en contre) et des parties en ligne laggent encore. NBA 2K21 tire néanmoins son épingle du jeu grâce à la profondeur de ses modes de jeu, ses graphismes et une bande-son toujours au top. Mais ce dernier tour de piste de cette génération de consoles risque de décevoir les fans de la franchise tandis que le néophyte y trouvera pleinement son compte. Il faudra donc attendre quelques semaines pour apprécier la version next-gen sur PS5 ou Xbox Series X/S qui promet déjà sur le plan graphique comme en atteste la vidéo ci-dessous. Flavien Bellevue

  • Testé sur PS4 Normale à partir d’une version téléchargée (version 1.04)
  • Taille occupée : 80Go environ
  • Sortie le 4 septembre 2020 sur PlayStation 4, Xbox One, Switch et PC (à paraître sur PlayStation 5 et Xbox Series X courant novembre)
  • Trailer de lancement

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