Mon Ninja et moi - Image Une fiche film

Fiche film : Mon ninja et moi

Véritable phénomène au box-office danois avec plus de 950 000 entrées (soit près de 1 habitant sur 5 au Danemark), Mon Ninja et moi est un film d’animation qui a la particularité d’aborder de nombreux thèmes sociétaux comme le harcèlement scolaire, les familles recomposées ou encore le travail forcé des enfants en Asie.

L’histoire de Mon Ninja et moi est apparue au réalisateur Anders Matthesen il y a une dizaine d’années en dessinant un petit Ninja, qui pour une raison absolument inconnue, portait un vêtement à carreaux : « J’ai publié le dessin sur mon site internet et sur Facebook. Les réactions furent immédiatement très positives sur ce petit personnage en colère, qui pouvait se camoufler sur toutes les surfaces à carreaux. Cela faisait longtemps que je voulais faire un nouveau film d’animation et il m’est apparu évident que je devais donner plus de vie à ce petit Ninja à carreaux. Mon ambition était de faire un film qui peut être regardé par toute la famille, sans être trop enfantin. Il contient différents niveaux de lecture, et s’adresse aussi bien aux enfants qu’aux adultes. »

Mon Ninja et moi ( Ternet Ninja – 2018)

Réalisateur(s) : Anders Matthesen, Thorbjørn Christoffersen
Avec les voix françaises de : Aloïs Agaësse-Mahieu, Stéphane Ronchewski, Adeline Chetail, Thierry Jahn
Durée : 1h21
Distributeur :  Alba Films
Sortie en salles : 15 juillet 2020

Résumé : Le jeune Alex, élève en classe de 5ème, vit dans une famille recomposée. Pour son anniversaire, il reçoit de la part de son oncle excentrique, de retour de Thaïlande, une poupée Ninja vêtue d’un étrange tissu à carreaux. Alex découvre que le jouet s’anime et qu’il parle !
Le Ninja propose à Alex un pacte secret : il l’aide à devenir plus fort pour affronter ses peurs et ne pas se laisser intimider à la maison comme à l’école. En échange, Alex doit l’aider à accomplir une mystérieuse mission… Cette alliance faite d’amitié, de courage et d’humour transformera pour toujours ces deux improbables compagnons.

Articles / Liens :

  • Avis express : 8h30 (oui on commence tôt à la rédac), mise sous tension de l’ordi portable (oui on a des moyens de ouf à la rédac) et petit click sur Outlook express (oui on ne se refuse rien à la rédac). Le temps que ça charge (on reçoit beaucoup de mails à la rédac), petite gorgée de café aussi vite recrachée (oui cela nous a d’ailleurs causé la mort d’un ordi cette manip mais ceci est une autre histoire). C’est que l’on vient de lire le premier mail : « Bonjour Sandy, quand penses-tu mettre en ligne la critique de Mon Ninja et moi ? Merci. » Voilà ce qui arrive quand on n’est pas hyper rigoureux avec en face des attachées de presse qui font eux (bien) leur taf. Réponse (pas immédiate la réponse) du gars qui n’en mène pas large avec promesse à la clé d’une délivrance du texte rapido que voici.
    Précisons que nous avons vu le film durant le confinement via un lien pour matage sur notre ordi. Petite manip de hacker pour débutant et voilà le film déporté sur notre TV afin que héritier deuxième du nom en profite pleinement. Parce que bon, à la base c’est un peu pour lui que l’on avait fait la demande du lien suite au visionnage de la BA que Monsieur avait trouvé fun. Bande annonce que vous pouvez au demeurant retrouver via notre lien ci-dessous. Bref, on s’assoit sur le canapé avec ordi portable sur les genoux car on se dit que quitte à s’ennuyer autant le faire en bossant. Et autant dire que l’on n’a pas bossé des masses. Quant à fiston #2 on l’a pas entendu moufter. Ce qui en soit est déjà une gageure. C’est que voilà un film d’animation pas bégueule pour un sou qui sait vous attraper par la manche sans plus jamais relâcher la pression (et pas que du bouton – non, partez pas tout de suite).
    Dans sa propension d’abord à aborder des thèmes qui ne sont pas forcément traités au sein de l’animation à vocation familiale. On parle ici de harcèlement scolaire ou encore de la difficulté à trouver sa place au sein d’une famille recomposée ou pis de la tragédie de ces enfants exploités dans le but de produire comme ici des jouets que l’on retrouvera dans nos propres maisons. Le film débute même par la mort de l’un de ces enfants esclaves sans parler de la notion de vengeance qui infuse tout le métrage par le biais de cette poupée ninja qui tel Frankenstein prend goût à la vie après avoir été frappée par la foudre. Et même si tout cela est traité à 100 à l’heure et sur le ton de l’humour qui captera l’attention des plus jeunes, il n’en reste pas moins que cette production danoise sort un peu du tout venant du genre jusqu’au choix des graphismes absolument pas rentre dedans ou criards. L’inspiration y est en effet bien plus subtile sans pour autant jamais perdre la ligne claire des visages ou de l’action.
    De telles sensations éprouvées en milieu domestique devraient valoir une bien belle séance de cinéma. C’est en tout cas a minima ce que l’on vous souhaite avec le fiston qui vient enfin de reprendre ses esprits (vœux pieux on avoue). SG 3/5
  • Box office : 15 523 entrées en 24h et sur 443 copies. Bien entendu, en temps normale, Mon Ninja et moi n’aurait jamais bénéficié d’un tel nombre de copies. Mais retour aux affaires Post Covid oblige avec le peu de nouveautés à la clé, il faut donc bien alimenter les cinémas. Tant mieux donc pour les films qui se lancent malgré cette période de transition plus qu’incertaine avec un résultat ici bien en-deça de cette couverture digne d’un film de grosse notoriété. Avec à l’arrivée l’espoir plus que réalisable d’aller chercher les 100 000 tickets vendus. Ce qui serait inespéré compte tenu du pedigree de ce film d’animation européen et un pari réussi pour son distributeur français Alba Films.
  • La chronique Blu-ray : Faut-il même espérer une sortie DVD ? On vous laisse réfléchir à cette question hautement existentielle.

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