1900 en Coffret Blu-ray + DVD + Livret chez Wild Side

Quand Bernardo Bertolucci réalise 1900 au beau milieu des années 70, il est sans aucun doute au faite de sa carrière. Il vient d’enchaîner deux films qui l’auront placé au centre de toutes les attentions. Il y a d’abord Le Conformiste, adaptation ambitieuse et réussie du livre de Moravia au titre éponyme, et surtout Le Dernier Tango à Paris qui lui apporte une reconnaissance internationale définitive. C’est donc peu de dire que le cinéaste italien avait les coudées franches pour coucher sur pellicule une histoire couvée depuis toujours et qui dépeint en plus que fil rouge l’Italie des campagnes et la montée du communisme lors de la première moitié du XXè siècle. « Novecento », le titre original ne voulant d’ailleurs pas dire « 1900 » mais bien « Vingtième siècle ». Une façon pour lui de se confronter à sa propre enfance (le film se déroule dans la région natale du cinéaste) mais aussi d’apporter sa pierre à l’édifice d’un cinéma militant qui faisait florès un peu partout en cette décennie post 68. C’est ce que révèle en substance cette magnifique édition qui propose en outre de redécouvrir ce film de plus de 5 heures via un master restauré 4K de toute beauté.

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Amanda : Ce sentiment du deuil

Amanda ne semble s’inscrire dans aucun des courants du cinéma français actuel. Si tant est qu’il en existe d’ailleurs. Mais si l’on devait absolument « caser » le troisième long de Mikhaël Hers, disons qu’on pourrait lui trouver des accointances avec ce que fait de son côté Mia Hansen-Løve. Quelque chose qui s’apparenterait à un cinéma de l’humain plongé dans les affres de la vie et surtout de la mort. Oui car Mikhaël Hers semble être particulièrement attiré par le traitement du deuil ou comment gérer la mort quand celle-ci ne prend pas la peine de s’annoncer. Dans, Ce sentiment de l’été, son précédent long, elle rapprochait finalement des existences disparates. Dans Amanda, elle va unir un homme et une enfant tout le long d’un film bouleversant de pudeur rohmérienne.

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Sans un bruit : Silence en or 4Krat

À DigitalCiné, le juge de paix en matière de sorties ciné a pour nom Sandy Gillet. Ainsi, tous les membres de la rédac attendent aussi impatiemment que fébrilement chacun de ses retours de projections de presse et dès qu’il franchit le pas de la porte des locaux, tous les regards se tournent aussitôt vers lui et tous posent inlassablement la même question à l’unisson : « Alors ? ». Neuf fois sur dix, la réponse varie de « Bof » à « Sans intérêt ». Une réponse aussi lapidaire que glaciale qui sera suivi de mines déconfites pour le restant de la journée et synonyme de rattrapage vidéo quelques mois plus tard. Mais il arrive aussi que le bonhomme se plante dans les grandes largeurs. Comme par exemple avec Sans un bruit dont la sortie dans une édition Blu-ray 4K Ultra HD très efficace fut l’occasion de rattraper un excellent long-métrage qui nous aura littéralement scotché à notre canapé.

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Ocean’s 8 : #BalanceTon4K

Comme il est désormais de coutume à DigitalCiné, personne à la rédac n’avait daigné bouger ses fesses jusqu’au ciné pour découvrir Ocean’s 8 en salles. « Aucun intérêt » nous avait déclaré notre éclaireur maison, le bien nommé Sandy, qui avait quant à lui fait l’effort de le voir en projo de presse. Il faut dire que la bande-annonce laissait comme un arrière-goût de photocopie Femina de Ocean’s 11. Et ce n’est pas vraiment la séance de rattrapage vidéo à l’occasion de sa sortie dans une édition Blu-ray 4K Ultra HD très satisfaisante sur le plan technique qui nous aura fait changer d’avis.

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Porte des Lilas en Blu-ray chez Coin de Mire Cinéma

Porte des Lilas peut aisément être rangé dans ces films décriés par les jeunes turcs qui vont composer la Nouvelle Vague. Ce que Truffaut qualifiait avec un certain mépris dans Les Cahiers du Cinéma tout juste créé de « cinéma de papa » au sein d’un papier paru en janvier 1954 passé à la postérité depuis et intitulé Une certaine tendance du cinéma français. Ce texte fondateur à l’origine de la fameuse politique des auteurs qui définit encore largement et malheureusement notre cinéma actuel se justifiait sans aucun doute à la vision de Porte des Lilas. Film tourné en studio qui joue avec les codes du réalisme poétique d’avant guerre, N&B travaillé mais peu inspiré, acteurs installés qui en font souvent des caisses, histoire vertueuse mais qui ne passe pas le rubicond de la décennie… Bien difficile donc de trouver ici des éléments à décharge alors que par ailleurs il bénéficie d’un écrin Blu-ray de toute beauté.

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