Casse-tête chinois : Chacun cherche son chat

En un peu plus d’une décennie, Cédric Klapisch a pondu six films. Deux oeuvres décriées (Paris et Ma part du gâteau), un polar oublié car déjà daté – Ni pour, ni contre (Bien au contraire) – et la dorénavant trilogie initiée en 2002 avec L’Auberge espagnole. C’est grâce à celle-ci que le réalisateur du Péril jeune et de Chacun cherche son chat est donc arrivé à maintenir à flot une filmographie qui aurait pu prendre gravement l’eau. Une sorte de bouée de sauvetage en forme de phare symbolique qui l’a empêché de complètement dériver jusqu’ici. C’est au demeurant tout l’enjeu de son Casse-tête chinois. Klaspisch y puise-t-il l’inspiration de ses futures réalisations ou s’enferme-t-il définitivement dans un cinéma de la redite au plaisir certes immédiat mais dont l’intérêt et la force ne pourront aller qu’en s’amenuisant avec le temps ?

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Entretien avec Alex et David Pastor pour Les Derniers jours

Si vous n’avez jamais entendu parler de Alex et David Pastor, ce n’est pas grave, cela va venir. Par contre ce qui est plus certain c’est que vous avez certainement remarqué Infectés. Ne serait-ce que pour sa très belle affiche reprise pour la sortie vidéo. On y voit une enfant un peu paniquée portant un masque taché de sang le tout dans une ambiance / photo ocre / sable du désert. En tout cas si ce n’est pas le cas rattrapez-le vite car sort en salles cette semaine leur deuxième long intitulé Les Derniers jours. Espagnols d’origine, les deux frères ont déjà bien roulé leur bosse entre les États-Unis et l’Espagne et semblent peu à peu devenir les fers de lance d’une nouvelle génération de cinéastes sans frontières prêts à tout pour faire leurs films, y arrivant et de surcroît avec la manière. Pour l’instant « cantonné » dans le cinéma de genre gageons que leur registre va s’étoffer très rapidement tant leur talent est indéniable et propre à relever bien d’autres défis. L’interview qu’ils nous ont accordée fait montre d’une lucidité étonnante quant à leur métier (pour des p’tits djeunes) qui fait plaisir à entendre. Leur disponibilité, leur gentillesse et leur prise de position finissent de convaincre (s’il en était encore besoin) que ces deux là iront très loin. Et en plus ils sont d’accord pour dire que le PSG aurait dû gagner contre le Barça (époque avant « remontada » / Edit : fin d’année 2017)…

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Les Derniers jours : The End

Comme un joli ballon d’oxygène après des blockbusters dont on n’a pu que constater la mort cérébrale quasi définitive et un cinéma français sous assistance respiratoire. Il y a bien eu quelques découvertes (Frances Ha, Hijacking, Metro Manila…) mais rien qui vaille vraiment la peine d’interrompre son bronzage intégral ou qui ne puisse attendre un rattrapage home vidéo à la rentrée. Les Derniers jours des frères Pastor à qui l’on doit déjà le fort estimable Infectés, remédient donc, et de fort belle manière, à cette torpeur cinématographique estivale qui commençait à peser.

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Au bout du conte : Le goût des images

Alors que Le goût des autres et Comme une image avaient contre eux une certaine morgue de gauche donneur de leçons et une réalisation atone pour ne pas dire insignifiante, Parlez-moi de la pluie et maintenant ce Au bout du conte donnent enfin la pleine mesure au talent indéniable d’écriture du tandem Jaoui / Bacri avec en plus ici une mise en scène, signée comme toujours Agnès Jaoui, enfin débridée aux confluents du merveilleux et de l’apesanteur. Les recherches formalistes y sont évidentes et servent un propos non plus asséné mais suggéré à l’image de ces aquarelles numériques qui parsèment un film cherchant à comprendre ce qu’il y a après le conte et le fameux « Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ».

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Amour – Leçon de vie

Avec Amour, Michael Haneke surprend une nouvelle fois en brouillant les cartes et les codes d’un cinéma que l’on croyait pourtant bien connaître. Par contre ce que l’on pouvait supposer à l’époque du palmé d’or Ruban Blanc, c’est qu’il allait devoir continuer à creuser son sillon vers d’autres terres arables s’il ne voulait pas provoquer la redite. Ce qu’il a toujours fait au demeurant (même en réalisant lui-même le remake de Funny games) mais dans des proportions et une direction jamais expérimentées jusqu’ici.

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