The Twilight Zone - Image une fiche Série TV

Fiche Série TV : La Quatrième Dimension (1959)

La Quatrième Dimension (The Twilight Zone) est une série télévisée américaine de science-fiction de 156 épisodes étalée sur 5 saisons (138 épisodes de 25 minutes et 18 de 50 minutes), créée par Rod Serling et diffusée entre le et le sur le réseau CBS.

Rod Serling a écrit lui-même la plupart des scénarii et utilise la science-fiction et le fantastique pour parler des problématiques de la société de l’époque. Malgré cela, il se retrouvera à régulièrement protester contre la censure imposée par la chaîne et les sponsors.

Le terme Twilight zone est décrit comme une cinquième dimension, celle de l’imagination. Rod Serling l’a choisi parce qu’il aimait sa sonorité, sans savoir que c’est le terme utilisé par les pilotes de l’Air Force pour nommer la zone d’ombre qui leur apparaît lorsqu’ils posent leur avion.

La Quatrième Dimension (The Twilight Zone – 1959 / 1964)

Créée par : Rod Serling
Acteurs : Buster Keaton, Lee Marvin, Robert Redford, Dennis Hopper, Leonard Nimoy, Lee Van Cleef, Burgess Meredith, Ida Lupino, Vera Miles, Patrick Macnee, William Shatner, Martin Landau, Roddy McDowall, Peter Falk, Telly Savalas, Elizabeth Montgomery
Durée : 138 épisodes x 25min / 18 épisodes x 50min
Diffuseur(s) : CBS (USA) – TF1 / FR3 / Série Club / Ciné FX (France)
Diffusion : 

Résumé : « Nous sommes transportés dans une autre dimension, une dimension faite non seulement de paysages et de sons, mais aussi d’esprits. Un voyage dans une contrée sans fin dont les frontières sont notre imagination : un voyage au bout de ténèbres où il n’y a qu’une destination : la quatrième dimension. »

Articles / Liens :

  • La chronique Blu-ray : Enfin. Après plus de 7 ans d’attente, voici que sortent enfin les saisons manquantes en Blu-ray de La Quatrième Dimension puisque seules les deux premières étaient jusqu’ici disponibles. La première depuis le 25 octobre 2011 et la deuxième depuis le 31 janvier 2012. Et voilà donc qu’un coffret réunissant l’intégrale de la série en Blu-ray est éditée depuis le 4 décembre en attendant l’éventuelle possibilité de se les procurer à l’unité pour ceux déjà détenteurs de deux premières saisons. Universal Pictures Vidéo France s’est associé avec L’Atelier d’Images pour la circonstance. L’éditeur indépendant français proposant de prendre en charge le packaging du coffret ainsi que le guide complet des 156 épisodes ainsi qu’un livret de 20 pages écrit par Martin Winckler et Alain Carrazé, tous deux défricheurs de la série en France. Carrazé étant pour rappel celui qui a géré la programmation de l’émission Temps X au début des années 80 et qui nous aura donc permis de découvrir enfin La Quatrième Dimension dans sa quasi intégralité plus de 20 ans après la diffusion du dernier épisode aux États-Unis. Universal France amenant quant à elle dans sa hotte de fin d’année, outre l’intégralité des 156 épisodes aux masters rarement pris à défaut,  les VF d’origines toutes en excellente condition (sauf pour la saison 4 qui n’a jamais été doublée), les sous titres français mais aussi tous les suppléments déjà présents au sein des éditions DVD comme les commentaires audio ou interviews audios présents sur certains épisodes, des conversations en vidéo ou audio de Rod Serling réparties sur les différentes saisons, des extraits des remakes de 1985 de certains épisodes et plein d’autres surprises que l’on trouvera sur les pas moins de 21 Blu-ray. Sans oublier une galette DVD remplie jusqu’à la gueule de suppléments dont le fameux portrait de Rod Serling de près de 90 minutes datant de 1995. Et bien entendu, tout est en VOST. On est certes dans la quatrième dimension mais pas chez Warner. Dernière chose, ce coffret propose La Rivière du hibou, un épisode de la saison 5 pour la première fois en vidéo. Y a plus qu’à maintenant convaincre qui de droit pour vous faire offrir la chose (qui prend de la place on vous prévient quand même) fissa.

The Twilight Zone - La Quatrième Dimension - Coffret Blu-ray

  • La saison 1 : On vous pond une bafouille très vite quand on aura pris le temps de revoir au moins tous les épisodes et forcément c’est un tantinet chronophage.
  • La saison 2 : Idem
  • La Saison 3 : Parmi les épisodes marquants de cette saison on peut retenir Deux avec Charles Bronson et Elizabeth Montgomery (Ma sorcière bien-aimée) qui met en scène la rencontre de deux soldats (un homme et une femme) d’armées qui s’opposent (l’une qui envahit et l’autre qui défend) dans une ville devenue fantôme. Si tout n’est pas claire (la guerre est-elle finie faute de combattants ? Sont-ils les derniers survivants de la région ?), on comprend vite que ce qui intéresse Serling ici est de pointer du doigt la connerie de la guerre (vétéran du pacifique, il n’est donc pas le plus mal placé pour en parler) renvoyant les deux protagonistes dos à dos mais avec la note d’espoir que même ainsi rien n’est perdu quant à la capacité de l’humain à finalement préférer la paix / l’amour à la barbarie. Le traitement assez naturaliste donne à l’épisode son aspect rugueux et crédible que renforce la prestation d’un tout jeune Bronson.
    Que dire ensuite de L’Abri sinon que l’on tient là la matrice de beaucoup de films mettant en scène la société humaine devant faire face à une catastrophe. Ici, un couple et leur jeune fils se réfugient à l’annonce d’une potentielle attaque nucléaire dans un abri anti-atomique que le père s’est construit sous sa maison. Mais la menace viendra plus des voisins qui veulent y entrer de force que des missiles russes. L’occasion pour Serlig de décrire une humanité montrant littéralement les crocs et sans aucune pitié pour son prochain. Dernièrement, la série L’Effondrement diffusée sur C+ Décalé et réalisée par le collectif Les Parasites se charge avec brio d’assurer l’héritage de ce dorénavant leitmotiv du cinéma post-apo.
    On adore enfin Le Cadeau qui raconte comment un extraterrestre venu en paix et portant avec lui un cadeau pour l’humanité être traité de paria par la population d’un petit village perdu à la frontière mexicaine. Le migrant des étoiles en quelque sorte et un épisode qui raconte la peur de l’humain face à l’inconnu.
    Cette saison propose aussi quelques épisodes devenus cultes. C’est une belle vie d’abord où un monstre ayant pris les traits d’un enfant tyrannique de 6 ans terrorise le seul village encore debout des États-Unis. Le reste du pays ayant littéralement disparu. Ses habitants dont ses parents sont ainsi totalement soumis au moindre de ses caprices au risque de disparaître eux aussi. La métaphore filée est bien entendu évidente (l’enfant roi et la veulerie de masse face à une entité fascisante) et elle est ici remarquablement mise en valeur via surtout la performance de tous les acteurs.
    Le Soleil de minuit a quant à lui traversé les décennies jusqu’à nous avec autant de facilité que le réchauffement climatique est aujourd’hui une évidence. Cet épisode limite prémonitoire raconte la montée des températures suite à un accident cosmique qui rapproche inexorablement le soleil de la Terre avec un twist final à vous glacer le sang.
    Et que dire de Cinq personnages en quête d’une sortie dont l’auteur de ces lignes se souvient encore de son passage dans l’émission Temps X sur TF1 avec cette dernière minute à vous retourner le cerveau pour le reste de votre adolescence mais aussi de celui de John Lasseter qui finira par accoucher en réaction d’un truc qui s’appelle Toy Story.
    Il y a enfin Comment servir l’homme avec dans le rôle de l’extraterrestre de 3 mètres et pesant 170 kilos Richard Kiel qui deviendra plus tard le personnage de Requin chez James Bond. La série V s’est bien entendu inspirée de cette histoire qui voit débarquer sur la Terre des extraterrestres bardés de bonnes intentions pour nos sociétés guerrières mais à la finalité envers l’humanité beaucoup plus « crue ».
    Et puis en vrac on pourra citer Le Miroir avec un certain Peter Falk en révolutionnaire fortement inspiré de Castro. Vengeance d’outre tombe, western gothique (uniquement plausible oui dans la quatrième dimension) avec un Lee Marvin déjà très à l’aise en pistolero à la gâchette facile. Le Musée des morts qui traite sans détour des camps d’extermination nazis. Il était une fois avec Buster Keaton où une partie de l’épisode est proposée selon les codes du film muet. La Grandeur du pardon sur les dernières heures du conflit dans le Pacifique avant le largage de la bombe sur Hiroshima avec Leonard Nimoy dans un tout petit rôle et Dean Stockwell (Code Quantum, Battlestar Galactica) en jeune lieutenant sans expérience de la guerre mais assoiffé de tueries. Rien à craindre avec un non moins jeune Robert Redford interprétant la Grande Faucheuse. La Chasse au paradis avec Arthur Hunnicutt, une des tronches les plus familières du western de l’époque, qui ayant cassé sa pipe tente de trouver le chemin vers le paradis accompagné de son chien Rip (on admire le clin d’œil). Jeux d’enfants (Kick the Can) qui ne peut qu’avoir influencé David Saperstein quand il écrit Cocoon réalisé ensuite par Ron Howard. Un piano dans la maison avec Barry Morse en critique de théâtre cynique dont la vraie personnalité se révèlera par l’intermédiaire d’un piano mécanique et qui deviendra 15 ans plus tard le Professeur Victor Bergman dans la série Cosmos 1999. Idem pour James Best qui dans Les Funérailles de Jeff Myrtlebank revient d’entre les morts et que le public ado français découvrira pour la première fois sur feu la 5 en shérif Rosco P. Coltrane dans la série Shérif, fais-moi peur. Le Fugitif rappelle en partie le postulat de Men in Black et l’épisode La Petite Fille perdue celui de Poltergeist. La Marionnette (The Dummy en VO qui dans le langage familier veut aussi dire l’imbécile) est quant à lui bien plus effrayant que tous les Annabelle du monde. Un passé infini reprend de son côté la même thématique que Psychose réalisé par un certain Hitchcock deux ans plus tôt. On rappellera pour la petite histoire que la série Twilight Zone remplaçait Alfred Hitchcock Presents au sein de la case horaire du vendredi soir sur CBS et que Hitchcock s’est justement servi de cette expérience télévisuelle pour pondre Psychose qui ne devait d’ailleurs être à la base qu’une histoire de plus au sein de la série. La Fée électrique, sorte de version alternative à Mary Poppins que Disney sortira deux ans plus tard, est certainement l’épisode le plus « bisounours » sans que pour autant il fasse tâche au sein de cette saison d’autant qu’il s’agit là d’une adaptation d’une nouvelle de Ray Bradbury avec pour l’anecdote l’actrice Veronica Cartwright (Lambert dans Alien) alors âgée de 11 ans dans l’un de ses premiers rôles. La Relève de la garde est pour finir le 37ème et dernier épisode. Il a pour acteur principal Donald Pleasence dans le rôle d’un vieux professeur de littérature anglaise que l’on pousse à prendre sa retraite. L’occasion pour lui de se demander s’il aura laissé une empreinte durable envers les 3 ou 4 générations d’étudiants qu’il a formées. On ne peut s’empêcher de penser ici au Cercle des poètes disparus mais dans une version qu’aurait abhorrée le professeur joué par Robin Williams. Les élèves en question reviennent en effet dans la classe le temps d’une nuit mais d’entre les morts. Tous ou presque sont en effet tombés à la guerre ou durant le périlleux exercice de leur profession. Ils viennent témoigner du formidable enseignement prodigué par leur professeur fait de courage, de patriotisme et de valeurs qui ont forgées cette belle nation américaine. Bref, on a là l’épisode le plus faible pour ne pas dire le plus contraire à tout ce que véhicule la série par ailleurs. Certainement une entorse assumée et voulue comme telle histoire que les sponsors et l’audience puissent se raccrocher un tantinet aux branches. SG – 4/5

Captures issues des galettes Blu-ray de la saison 3 cliquables au format HD natif 1920×1080

  • La Saison 4 : On vous renvoie à notre petite phrase des saisons 1 & 2
  • La Saison 5 : idem

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