Archives par mot-clé : Denis Podalydès

Fiche film : Les Grands esprits

Olivier Ayache-Vidal signe son premier long métrage avec Les Grands esprits. Ce sont les producteurs Thomas Verhaeghe (Atelier de Production) et Alain Benguigui (Sombrero Films) qui lui ont proposé l’idée d’un professeur d’un lycée bourgeois muté en banlieue, après avoir vu Welcome to China, un court métrage qu’il a réalisé en 2012.

La première question qui s’est posée pour Olivier Ayache-Vidal était de situer l’intrigue du film dans un lycée ou un collège. Le cinéaste s’est ainsi rendu dans plusieurs lycées professionnels du 93 à Aubervilliers, La Courneuve, Saint-Denis et a remarqué qu’il y avait beaucoup d’absentéisme mais que les élèves présents travaillaient.

Denis Podalydès a construit le professeur François Foucault principalement par rapport au père écrasant du personnage qui a une grande réussite en tant qu’homme de lettres : « Il a des opinions arrêtées, assez réactionnaires, on se doute qu’il est un peu écrasant. François Foucault n’a sans doute jamais songé à se rebeller contre lui, il a dû le subir et tenter de se faire un chemin dans son ombre. Il est hors de toute gloire possible. Il se venge un peu contre ses élèves d’Henri IV, se réfugiant dans le culte des langues anciennes. Il ne se doute pas qu’un tout petit peu de gloire (une gloire certes non médiatique) va lui venir de cette mutation à Stains, vécue d’abord comme un déclassement. Nous avons construit le personnage sur cette opposition entre le Foucault assez rigide, secrètement amer du début, et le Foucault plus incertain et plus généreux que les enfants du collège font peu à peu émerger en lui. »

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Fiche film : Marie-Francine

« C’est plutôt la vie qui m’a fait faire Marie-Francine. Je n’avais pas forcément envie de changer pour changer… C’est le moins que l’on puisse dire que 100% Cachemire n’a pas été très bien reçu, mais moi, j’aime bien ce film et il n’y a aucune volonté de ma part d’en prendre le contrepied. Mais ici le sujet est plus léger, le précèdent était une comédie dramatique, celui là est plus sentimental, plus aimant. Et si Le Derrière parlait de comment trouver sa place de fille, Palais Royal, de femme, et 100% Cachemire, de mère, ce nouveau film parle de comment, grâce à une rencontre, on peut retrouver enfin un peu de place dans sa propre vie quand on s’en est fait chasser. Peut-être au fond est-ce toujours le même thème que je tente de creuser chaque fois, celui de trouver sa place » – Valérie Lemercier

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Fiche film : La Mécanique de l’ombre

« La toile de fond du récit s’inspire librement de plusieurs crises ou complots, avérés ou supposés, qui ont eu lieu en France ces trente dernières années : la crise des otages du Liban dans les années 80, les carnets de Takieddine. Et plus largement le soupçon d’instrumentalisation des services secrets à des fins politiques qui flotte dans l’actualité du pays. […] J’ai toujours été un grand amateur de romans d’espionnage, notamment ceux de John Le Carré, et aussi du cinéma de complot. J’étais aussi un auditeur passionné de Rendez-vous avec X sur France Inter, une émission qui racontait l’histoire secrète des grandes affaires politico-judiciaires. L’espionnage regorge de situations humaines conflictuelles et passionnantes. L’infiltration, le secret, la manipulation, sont par essence très cinématographiques. Mais surtout, de la même manière que le genre policier permet d’aborder des problèmes sociaux, le film d’espionnage donne un cadre pour parler de l’état du monde et des coulisses du pouvoir. Et vu la période de tension politique et géopolitique que nous vivons, et les questions et les peurs que nous avons tous, j’imagine que, comme durant la Guerre Froide, l’espionnage va revenir en force au cinéma, à la télévision, et en littérature. » – Thomas Kruithof à propos de La Mécanique de l’ombre

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