Archives par mot-clé : François Civil

Fiche film : Le Chant du loup

Dans Le Chant du loup, François Civil incarne Chanteraide, oreille d’or. Ce surnom est donné aux personnels sous-mariniers spécialisés dans l’analyse acoustique. Experts en guerre acoustique, ils partent pour des missions de quelques jours à plusieurs mois, essentiellement sur les sous-marins nucléaires. Intégrés aux équipes de combat, ils remplissent en outre le rôle de conseiller du commandant en matière de classification et de discrétion acoustique. Leur rôle est crucial, car rappelons-le, un sous-marin ne dispose d’aucun hublot, il se dirige et identifie les menaces, comme les cibles, uniquement au son. Le nombre d’oreilles d’or en service est secret défense et ne peut être divulgué.

Le Chant du loup est le premier long-métrage mis en scène par Antonin Baudry, scénariste de Quai d’Orsay de Bertrand Tavernier. Le metteur en scène est un ancien diplomate sous le gouvernement mené par Dominique De Villepin. Après cette première carrière politique, Baudry, passionné de cinéma, est allé voir le producteur Jérôme Seydoux pour lui proposer cette histoire : « Je lui ai raconté ce que je voulais faire. Je lui ai décrit les images, l’histoire, les personnages, les sons. Il m‘a écouté attentivement, sans rien dire. C’était un moment très fort. À la fin il a plissé les yeux, je le voyais réfléchir. Il m’a demandé d’écrire le scénario. C’était parti. »
Dans le jargon des sous-mariniers, le chant du loup désigne le bruit d’un sonar qui plonge et repère la position de votre sous-marin. Quand l’oreille d’or détecte ce son, c’est le début de la fin.

Continuer la lecture de Fiche film : Le Chant du loup

Ce qui nous lie : Un air de famille

La trilogie des aventures de Xavier Rousseau devenant (enfin) de l’histoire ancienne, Cédric Klapisch pouvait s’atteler à autre chose. Car il faut bien l’avouer, entre L’Auberge espagnole, Les Poupées russes et Casse-tête chinois, on cherche encore l’inspiration détonante. De celle qui permettait de dire que le bonhomme pouvait passer de l’un à l’autre sans coup férir. D’autant que si L’Auberge espagnole a marqué de son empreinte, les deux autres films se diluent plus dans une filmo rattrapée par les convenances alors même que Casse-tête chinois, son dernier long métrage en date, constituait plutôt le haut du panier. On se souvient d’ailleurs encore de la très belle séquence entre le père (Benoît Jacquot) venu visiter son fils (Romain Duris) dans ce New-York devenu le temps de quelques scènes, le réceptacle d’une filiation certes fragile mais bien réelle. Le spectacle « de générations qui ne se comprennent pas toujours mais dont les liens inébranlables et profonds permettent d’envisager l’avenir d’une manière enfin plus sereine. » Ce qui nous lie reprend en fait cette incursion alors embryonnaire pour en faire ce film totalement dédié à la transmission mais aussi à la terre.

Continuer la lecture de Ce qui nous lie : Un air de famille