Archives par mot-clé : François Cluzet

Fiche film : La Mécanique de l’ombre

« La toile de fond du récit s’inspire librement de plusieurs crises ou complots, avérés ou supposés, qui ont eu lieu en France ces trente dernières années : la crise des otages du Liban dans les années 80, les carnets de Takieddine. Et plus largement le soupçon d’instrumentalisation des services secrets à des fins politiques qui flotte dans l’actualité du pays. […] J’ai toujours été un grand amateur de romans d’espionnage, notamment ceux de John Le Carré, et aussi du cinéma de complot. J’étais aussi un auditeur passionné de Rendez-vous avec X sur France Inter, une émission qui racontait l’histoire secrète des grandes affaires politico-judiciaires. L’espionnage regorge de situations humaines conflictuelles et passionnantes. L’infiltration, le secret, la manipulation, sont par essence très cinématographiques. Mais surtout, de la même manière que le genre policier permet d’aborder des problèmes sociaux, le film d’espionnage donne un cadre pour parler de l’état du monde et des coulisses du pouvoir. Et vu la période de tension politique et géopolitique que nous vivons, et les questions et les peurs que nous avons tous, j’imagine que, comme durant la Guerre Froide, l’espionnage va revenir en force au cinéma, à la télévision, et en littérature. » – Thomas Kruithof à propos de La Mécanique de l’ombre

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Un Moment d’égarement : Le Mal(e) du siècle

Si ce n’était qu’un moment. Que l’on aimerait que le cinéma français ne traverse qu’un moment d’égarement. Que l’on aimerait se dire que la production actuelle, à l’exception notable de quelques merveilleuses pépites, nage en eau claire avec pour credo l’envie de raconter des histoires en reflet d’une époque, de mœurs, d’une société… d’en donner quelques clés de compréhension et d’essayer de se projeter vers un éventuel futur. On ne demande pas la lune. Au lieu de cela, on se prend pleine poire cette nouvelle « création » Langman, relecture sciemment incomprise et foncièrement inutile (pour ne pas dire nauséeuse), d’un film de son père qui avait au moins pour lui le mérite d’aller jusqu’au bout de sa démonstration.

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