Archives par mot-clé : James Bond

007 Spectre : L’espion qui m’aimait

Forcément, après la claque Skyfall, les attentes étaient élevées et forcément, la déception est de mise. Non que ce 24ème opus soit honteux. On peut même affirmer qu’il est dans la filiation d’un Casino Royale avec de multiples clins d’œil appuyés vers des aventures bondiennes qui ont marquées la franchise. Non, ce qui est gênant c’est le bricolage au niveau de l’histoire, une James Bond girl un peu fadasse mais surtout un Méchant pris en flagrant délit de cabotinage perpétuel. Heureusement que la mise en scène de Sam Mendes sauve les meubles et que Daniel Craig, même en prenant de moins en moins de recul sur son personnage iconique, continue de crever l’écran.

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OSS 117, rivaux bis des James Bond

Lorsqu’on ouvrait Une Semaine de Paris – PariScope dans les années 1970-1980, il existait encore une rubrique générique au titre savoureux : « Espionnage » ! On y trouvait non seulement le dernier James Bond (la série dont Georges Sadoul avait pu écrire, vers 1967, qu’elle constituait, toutes choses égales d’ailleurs, une version moderne des contes orientaux des Mille et une nuits) mais bien d’autres espions des années 1960-1970, hauts en couleurs bien qu’aujourd’hui un peu oubliés faute de réédition : Matt Helm (interprété par Dean Martin), Flint (interprété par James Coburn), OSS 117 (nombreux interprètes), Coplan (nombreux interprètes) (1), et autres espions américains ou européens (2) sans oublier le tragique L’Espion qui venait du froid joué par Richard Burton. Entre 1955 et 1970, la France (co)produisit une dizaine de films mettant en scène l’espion français OSS 117 imaginé par le romancier Jean Bruce. Ses aventures originales avaient été éditées par les éditions Fleuve noir puis par celles des Presses de la Cité, ensuite prolongées par sa veuve Josette chez ce second éditeur, avec un succès populaire jamais démenti. Continuer la lecture de OSS 117, rivaux bis des James Bond

Skyfall : No limits

Avant de découvrir Skyfall, on se demandait ce que donnerait un James Bond avec un réal qui pouvait prétendre apporter avec lui une véritable filmographie ou/et un univers en propre. C’est que l’histoire de la saga a eu jusqu’ici plutôt tendance à montrer et à démontrer que le personnage s’est toujours plus ou moins bien passé d’un véritable maître d’œuvre cinématographique. Entre un ancien « clapper-boy » (Peter Hunt), des habitués aux films bourrins bas de plafond (Lee Tamahori, Martin Campbell, Roger Spottiswoode…), le gars trop tendre pour une entreprise si énergivore (Marc Foster), d’autres qui n’existent que par et pour James Bond (De Terence Young à John Glenn)… Le constat est en effet assez remarquable jusqu’à admettre qu’en un demi siècle, elle demeure un modèle iconique du genre qui a façonné ses chefs d’orchestre plutôt que le contraire.

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